Lundi 17 février

Il est grand temps que j’aille voir mes amis Nilavanh et Claude à Champasak. Après m’être assurée qu’ils étaient bien là et m’être faite invitée à déjeuner, je prends la route tranquillement. Je me permets des arrêts quand ça me chante parce qu’il y a encore pleins d’endroits que je n’ai pas explorés sur cette route. Comme ce temple par exemple, situé sur les hauteurs, qui a une vue plongeante sur le Mékong…

La vue de la salle de prière, ça invite à la contemplation 😃.
Je viens de réaliser qu’il y a des toilettes publiques dans chaque enceinte de temple,
je pensais qu’elles étaient réservées aux bonzes,
heureusement sur celles-là, c’est écrit en anglais 😇.
Une maison en construction, à l’ancienne 🙃

Pour le repas, c’est typiquement lao, je n’ai pas retenu le nom de tous les plats, je mange une sorte de cake plutôt épicé, des légumes à la vapeur, du sticky rice, des pousses de bambous et une délicieuse soupe au poulet et fourmis…si, si, il paraît que l’acide formique est très bon pour la santé. Ce sont des fourmis rouges qui vivent dans certains arbres et qu’ils vont chercher la nuit 🤔.

J’ai pris la photo avant de finir mais j’ai tout mangé 😜

Après ce délicieux repas, je donne les médicaments et orthèses que j’avais amenés à Claude et mes premiers patients arrivent. J’avais oublié que Nilavanh me met à contribution aussi rapidement, mais j’adore ça ! Je soigne son frère, un jeune qu’ils aident et leur employée de maison.

Ensuite, Nilavanh m’emmène voir sa famille, sa mère, ou tout comme, et sa soeur.

Après tout ça, je reprends la route, toujours tranquillement, j’ai encore un peu de temps avant la tombée de la nuit 😉.

Dimanche 16 février

Hier soir, j’ai mangé français, ça faisait, deux semaines et demi que je mangeais local, j’ai eu envie de changer. J’ai commandé, à l’hôtel Paksé qui est plutôt classe, un filet de canard servi avec des frites et des haricots verts. J’ai été un peu déçue parce que ce n’était pas très bon, je l’avais demandé rosé et il est arrivé bien cuit et les frites était quelconques. Et bien, j’aurais mieux fait de m’en tenir à la nourriture asiatique, j’ai passé la nuit à me vider, une belle intoxication alimentaire 🤢🤮.

Alors forcément, quand Phonesavanh a proposé de passer me chercher à 9h, j’ai demandé un petit sursis histoire d’avoir l’air fraîche quand elle arriverait. A 10 h, mon estomac et mes intestins ont l’air en mode pause, je prie pour que la place soit nette et que je puisse profiter de la journée sereinement. Je retrouve la petite famille avec plaisir. Je monte devant parce que j’ai de grandes jambes, le seul inconvénient est que je me prends la clim en pleine poire, réglée à fond et froide 🥶, je leur avais pourtant déjà expliqué l’année dernière qu’ils ne devaient pas la mettre si froide, ils se plaignent que les enfants sont souvent enrhumés 😤. Sur la route, son mari conduit toujours aussi lentement, mais il a une excuse, c’est la voiture de son oncle…et pourtant il y a tous les gri-gris indispensables pour ne pas avoir d’ennuis sur la route 😜

Ils ne m’emmènent pas très loin de Paksé et heureusement, parce que si Konthong roule à 40 km/h sur la 4 voies, voire moins, il est carrément à 10 km/h sur la piste qui nous mène à notre destination finale, bref 45 minutes pour 12 km 😤.

L’endroit est charmant, nous sommes les premiers et du coup, c’est tranquille. Il y a bien leurs éternelles énormes enceintes qui diffusent de la musique mais ce n’est pas trop fort pour l’instant. J’avoue que je préfère la musique de l’eau qui coule sur les rochers 😇.

Phonesavanh m’explique qu’elle a cuisiné du poulet grillé et préparé du sticky rice (la traduction « riz gluant » ne me plaît pas, il n’est pas gluant mais collant plutôt, il se mange comme le pain chez nous, on sauce son assiette avec ou on le mange en boulette 😋). Elle me dit qu’il faut que je mange parce que je n’ai pas pris de petit déjeuner, je prie pour que mon estomac tienne le coup, je mange de toutes petites bouchées. Je suis la seule à manger avec son fils et quand je lui en demande la raison, elle me dit qu’elle a déjà mangé, ok, ok 😅

Le sticky rice est toujours dans ces petits paniers, ça le conserve pour la journée voire plus…

Personne ne semble vouloir aller dans l’eau…du coup, je me demande s’ils ne sont pas venus là que parce que je leur ai dit que j’aimais me baigner…mais heureusement Ngyod demande finalement à y aller. Je sens que Phonesavanh n’est pas à l’aise avec l’eau, elle a beau m’avoir répondu par l’affirmative quand je lui ai demandée si elle savait nager, j’ai un doute 😉. En fait, il s’avère qu’elle est terrorisée par tout ce qui pourrait arriver à ses enfants (noyade, renversé par une moto/voiture, chute sur les bords du Mékong…), c’est bizarre comme on a des points communs ( d’ailleurs, j’espère que mes enfants n’ont pas trop réalisés que j’étais comme ça 😇😇, je crois qu’ils s’en sortent bien parce que leur père était beaucoup moins flippé, ce qui est le cas dans cette famille aussi 😉). Sans compter qu’elle ne veut pas monter dans une pirogue, bien qu’elle ait fait une exception pour moi l’année dernière mais parce qu’on était sans les enfants je pense !

Je me baigne tout habillée, heureusement que j’avais emmené
des affaires de rechange au cas où je sois malade,
je ne savais pas qu’on allait pouvoir faire trempette 😜

Au bout d’un moment, Phonesavanh me demande si j’ai aimé le poisson que j’avais mangé hier, je lui avais raconté ma journée de samedi, et je lui dis que oui…grave erreur, je n’ai pas fait gaffe mais elle est partie en acheter, ça faisait à peine une heure que j’avais mangé le poulet 😬, elle me gave comme une oie 😩.

L’intention est sympa, mais je dois me forcer un peu 😟 et en plus, ils ne mangent toujours pas alors, je suis gênée de ne pas faire honneur…mais bon, je ne veux pas non plus être malade alors je mange 1/4 du poisson en leur faisant comprendre que s’ils pouvaient m’aider à finir, ça m’arrangerait ! Et là, ils se mettent tous à en manger, sauf Phonesavanh, et je ne comprends pas bien le code, sont-ils supposés me laisser manger et prendre mes restes ?? Encore un truc à éclaircir…

Après ça, nous reprenons la route pour aller dans un petit village de pêcheurs dans lequel Phonesavanh allait avec sa copine quand elle était ado, je n’ai pas compris pourquoi elle faisait ça, mais bon, le challenge était sûrement de faire les 6 kms qui la séparait de sa maison en vélo, juste pour le fun…j’ai bien fait ce genre de choses, les ados sont bizarre des fois 🙃. Il s’y tient un tout petit marché, typiquement local et il y a, comme dans tous les villages, un temple, celui-là s’appelle celui de la vache rouge.

Regardez bien la taille des haricots par rapport à sa main 😜
Des sortes de courgettes aussi grosses que les citrouilles 😅
Les enfants sont également les vendeurs, c’est dimanche, il n’y a pas école…
Par là, c’est un peu vert grâce à l’irrigation venant de la rivière toute proche

De retour à la guesthouse, je m’écroule pour deux heures de sieste 😴 et ne fais pas grand-chose de ma fin de journée à part écrire le blog et regarder « the new pope ». Et bien sûr, téléphoner ou tchatter avec les miens, petit rituel journalier 😍.

Samedi 15 février

Aujourd’hui, Phonesavanh n’est pas disponible pour une balade ; ce matin, elle a une réunion à l’école et cet après-midi, elle doit aller voir les parents d’une élève qui ne travaille pas pour mettre en place un programme d’aide. Je vais donc explorer les environs toute seule. Je me décide pour une ou deux cascades, de préférence peu touristique. Après plusieurs recherches sur internet, je me fie à Nicolas, du site NKM, il a créé une bibliothèque de données sur Paksé et ses environs entièrement gratuite, avec des cartes super bien faites. Il tient une guesthouse dans laquelle on a dormi, il y a 4 ans, la première fois qu’on est venu avec Philippe, Marie, Laurent et Flavie. Ce n’est pas la première fois que j’ai recours à son site, il m’a été bien utile l’année dernière pour préparer le road trip qu’on a fait avec Paul sur le plateau des Bolovens.

Je décide de commencer par Tad Vang Yang située à 34 km au nord-est de Paksé, sur la route qui mène au fameux plateau. Les 20 premiers kms sont sans intérêt, je roule sur une sorte de 4 voies sans véritablement quoique ce soit à voir à part à un moment où il y a plein de stands de vanneries en tous genres à vendre sur 500m des deux côtés de la route. Je retrouve sans réel plaisir les camions thaïs, qui ont beau être très jolis, roulent comme des tarés y compris sur les routes plus petites. D’ailleurs voilà ce que j’ai vu peu de temps après avoir quitté la 4 voies…

Je ne sais pas ce qu’il transportait mais c’était sûrement de la bouffe, ça puait la mort, c’était horrible 😱 . Il y avait une habitation juste en face, la famille était rassemblée sur le perron pour regarder le spectacle, je ne sais pas comment ils faisaient pour tenir 🤢.

Sur la route, j’ai tenté d’aller à une autre cascade avant Tad Vang Yang mais il y avait 10 km de piste comme ça aller et autant au retour parce qu’on ne pouvait pas rejoindre une autre route au bout. J’ai renoncé au bout de 2 km (donc 4 km en tout !) tellement la route était pourrie, sans compter les camions, voitures et motos qui passaient et faisaient voler la poussière…Je n’ai pas pris la photo à un de ces moments-là, sinon vous n’auriez rien vu 😜.

Et voilà Tad Vang Yang, il m’a quand même fallu faire deux km de piste pour la rejoindre mais celle-ci était un peu plus praticable et je n’ai croisé qu’une moto. A la cascade, il n’y a personne, mais vraiment personne, ni enfants, ni pêcheur…bon, en même temps, il est midi et le soleil cogne bien, d’ailleurs, je sens que je vais me chopper des coups de soleil sur les bras et dans le cou, mais pas sur le visage, j’ai un casque à visière 😅. Il n’y a pas une habitation à moins de 500m alors je me contente de tremper les pieds parce que je me dis que si je glisse et que je me tords une cheville ou que je me fracasse sur un rocher, je risque d’attendre un moment de l’aide 😕. C’est dommage parce que l’eau est bonne, avec de la profondeur pour nager et le site est magnifique. Si Philippe et les enfants avaient été là, ils se seraient bien amusés, il faudra que j’y revienne avec eux 😃.

Puisque je n’ai pas pu me baigner, je décide de prendre une valeur sûre, Tad Phasuam et Maak Ngaew, deux cascades à 50m l’une de l’autre mais sur deux rivières différentes. La première, qu’on approche en passant un gros pont construit par des japonais si mes souvenirs sont exacts, est inaccessible au-delà d’un certain point et l’autre, dans laquelle on peut se baigner, on y accède par un petit chemin et un pont en bois. On a eu l’occasion de les faire avec Philippe, Marie, Laurent et Flavie et j’y étais retournée avec Paul, Phonesavanh et sa famille l’année dernière. Malheureusement, la grosse crue du Mékong début septembre 2019 a fait d’énormes dégâts sur ce site, le gros pont s’est effondré, on ne peut plus accéder à la première cascade, quand à la deuxième, même chose, on peut la voir d’en haut mais plus y descendre pour se baigner et il n’y a plus de petit resto pour déjeuner non plus 😩.

L’année dernière, avec Paul, on avait vu le démarrage de la construction des bungalows.
En fait, ça n’a pas beaucoup avancé, et pour cause, la crue a tout abimé et le site ne vaut plus rien sans le pont qui permettait l’accès à la cascade. Et c’est tant mieux parce que ce gros projet hôtelier aurait défiguré le site…m’enfin, il le défigure quand même puisque ça va rester en l’état, même si la nature va reprendre ses droits, il restera le béton…
AVANT
APRES
Dans le fond, ce qu’il reste du pont…
La deuxième cascade est toujours visible mais son bassin inaccessible.
AVANT
APRES

Avec tout ça, je ne me suis toujours pas baignée et je n’ai pas mangé…donc option facilité, un combo resto/plage que j’ai vu en passant sur la route 😃.

Aqualand et sa belle pataugeoire en plein milieu.
Puisque je suis près de l’eau, autant tester un poisson, ça me changera du poulet et du porc 😇
Interdiction de se moquer de mes chaussons, je n’ai trouvé que ça ici 😬
Une petite bande de fillettes du village juste au-dessus.
Toujours aussi douée pour les selfies 😂
Elles ne sont pas dans « l’aqualand » mais juste à côté,
l’avantage, c’est que c’est gratuit et l’eau est la même 😉

C’est un lieu de détente pour les laotiens plutôt aisés, on est samedi, les gens décompressent. Ils se regroupent par famille ou amis. Ils mangent toute la journée et la bière coule à flot. Les laotiens se baignent toujours tout habillés, tout comme moi d’ailleurs, déjà que je suis la seule blanche, je ne vais pas, en plus, me mettre en maillot 😇.

Sur la route du retour, je suis surprise par une soudaine odeur de café…Mais oui, mais c’est bien sûr, je passe devant l’usine de Mme Dao, la reine du café laotien. Pour être exact, le café vient du Laos, du plateau des Bolovens, les ouvriers sont laotiens, mais les directeurs et sa PDG sont vietnamiens 😜.

Vendredi 14 février

Ce matin, après avoir récupéré ma moto, après un solide petit-déjeuner, je pars faire deux-trois courses au marché, pour une fois que j’ai un frigo, je vais pouvoir conserver quelques fruits.

à droite, c’est du thé, pas de la bière !!
un supermarket chinois qui a ouvert juste à côté de la guesthouse, en plein quartier vietnamien, je me demande s’ils s’entendent bien ??
Et oui, au Laos il y a de la baguette, ils en sont même friands !
Des escargots, ici, ils se mangent dans la soupe, pas avec du beurre d’ail 😜.
Des fleurs de bananiers, je ne sais pas comment ça se mange, il faut que je me renseigne.

En début d’après-midi, je retrouve Phonesavanh à l’école, elle a une heure de cours avec des élèves de 4ème et voulait que je vienne, et j’avoue que ça me faisait plaisir aussi ! J’en ai profité pour aller voir aussi l’équipe de la direction de l’école, ils étaient contents de me revoir et c’était réciproque. On était resté en contact pendant l’année via Facebook, les réseaux sociaux ont du bon dans ce cas-là. Je leur avais amenées des choses qu’ils ne pouvaient pas avoir ici et qu’ils m’avaient demandées.

Il y a la photo de Hermann Gmeiner, le fondateur de SOS Children’s Village sur tous les cahiers. L’école, de la maternelle au lycée, accueille pour moitié des orphelins qui vivent sur place et pour moitié des gosses de riches qui paient très cher leur scolarité ici mais pour une éducation de très bonne qualité (professeurs triés sur le volet). Tout ce système profite aussi aux orphelins du coup, même s’ils n’ont pas les mêmes moyens.
En classe, on les reconnait, ils ont peu de crayons, de cahiers (souvent un pour deux) et leurs uniformes sont beaucoup moins neufs et de moins bonne qualité.
Phonesavanh en plein cours sur les heures 🕰
Sport à la récré : sepak takraw, un mix de volley et foot, très répandu en Asie.
Ça, je suppose que vous connaissez…et oui des restes du passage des français 😉.
sortie de la cantine, ça devait être bon, vu son sourire comblé 😇.
C’est vendredi, dans chaque classe, des élèves sont désignés à tour de rôle pour nettoyer l’école : coup de balai dans les salles de classes et les couloirs, vider les poubelles, arroser les plantes et ramasser les papiers et autres bouteilles en plastiques dans les cours.
Je trouve cette façon de faire très collective, même si au final, ça ne les empêche pas de balancer des trucs par terre et tant pis pour les camarades qui vont nettoyer,
eux compris, un jour ou l’autre, puisque c’est à tour de rôle 🤔
Phonesavanh fait du soutien oral avec un petit groupe, dans le hall.

Et voilà pour cette première journée à Paksé, c’est agréable de sillonner de nouveau la ville et de reconnaitre les endroits, de se dire qu’il y a encore pleins de coins que je n’ai pas explorés. Et je finis bien sûr la soirée avec un bon massage lao 😉.

Jeudi 13 février

Ce matin Laurent part pour un trek dans le Triangle d’Or pour plusieurs jours et moi je fais mon dernier voyage avant de me poser, enfin, pour presque 4 semaines à Paksé. Mes bagages sont presque prêts, ma valise devient de plus en plus dure à fermer, pourtant je me suis limitée dans mes achats 😜, seul mon casque ne rentre pas, je le porterai à la main. Arrivée à l’enregistrement, l’employé me fait remarquer que je dépasse largement les 20 kg autorisés. Je lui dit que j’ai voyagé avec leur compagnie il y a 4 jours et qu’à ce moment-là le poids de ma valise n’a pas posé de problème mais je vois bien que ça ne lui suffit pas. Je lui explique alors que je viens pour une mission humanitaire à Paksé et que j’ai essentiellement du matériel médical dans ma valise. Il me dit qu’il doit en référer à son supérieur et disparaît un bon moment. Quand il revient, il me demande si j’ai une preuve de ce que j’avance, je sors alors mon ordinateur et lui montre la lettre officielle que William m’avait faite parvenir et que bien sûr je n’avais pas pensé à imprimer 😤. Il y jette un vague coup d’oeil, je suis sûre qu’il n’a rien lu, mais il a bien vu qu’il y avait ma photo sur le document avec le mot « mission » et ça lui a suffit ! Me voici autorisée à partir 😅.

J’ai réussi à la fermer en m’asseyant dessus. Des fois, ça a du bon d’être lourde 😉
Heureusement qu’ils ne sont pas regardant sur les bagages cabine, deux sacs à dos et un casque…j’ai même fait passé une bouteille d’eau que j’avais oubliée.
Tous leurs avions sont du même modèle, avec des hélices et sans place pour les jambes.

Voilà mon logement pour un petit moment, les autres me rejoindront là d’ici peu 😃

Une fois installée, j’ai appelé ma copine Phonesavanh pour lui dire que j’étais arrivée et elle est venue me chercher pour un dîner chez elle. Je suis ravie de les retrouver tous, Ton, le fils, a 10 ans 1/2 et Ngyod, la fille, a 4 ans 1/2 maintenant, elle a bien grandi. Je n’ai pas de photo mais vous aurez l’occasion de les voir sous peu 😉.

Phonesavanh prépare la salade

Mercredi 12 février

Livraison de bois pour ma restauratrice
Il fallait au moins ça pour faire ma soupe 😉
Je ne mange que la soupe et les légumes/aromates qui sont dans l’assiette à côté.
Je ne touche pas à tous les autres trucs qui sont des piments, de la poudre de piments, de la sauce de poissons, de la sauce d’huitres, de la sauce soja (ça, ça m’arrive d’en mettre !),
une espèce de pâte de poissons pourris et du sucre…
Laurent essaye de négocier de louer une moto sans laisser son passeport en caution.
C’est peine perdue, du coup, on fera le voyage à deux sur ma moto.

Aujourd’hui, direction « Tad Sae Waterfall », la « cascade de Sae » pour ceux qui ne parlent pas anglais (et « tad » voulant dire cascade en Lao, le titre est donc redondant 😉), située à une grosse demi-heure de moto de Luang Prabang, elle a la particularité de n’être accessible qu’en pirogue pour les deux derniers kilomètres. La route est relativement bonne au départ, et tant mieux parce que je ne suis pas du tout à l’aise avec quelqu’un à l’arrière de ma moto. De toutes façons, je déteste être conduite donc Laurent n’a pas d’autre choix que de supporter ma conduite peu fluide 😬.

On finit par deux bons kms de route comme ça
Le temple du village où on prend la pirogue.
Notre batelier et sa pirogue
Prête 😃
Deux pêcheurs au travail.

La balade en pirogue dure à peine un quart d’heure et nous voilà déjà arrivés. On paie l’entrée du site, et après quelques mètres, on aperçoit ce qui aurait dû être une cascade mais pas à cette saison visiblement. Seul un tout petit filet d’eau coule et encore, c’est parce qu’ils canalisent l’eau plus haut pour en avoir un peu…

Voilà ce que ça donne quand il y a de l’eau 😜

On ne se laisse pas démonter pour si peu, sachant qu’il y a 5 niveaux cascades en tout, on décide de faire le trek jusqu’à la source, on ne sait jamais…

C’est marqué, on veut bien les croire…
Mais avouez que ça ne donne pas envie…
Et tous les spots de baignades sont comme ça 😤
Heureusement, on voit de jolis paysages et des lianes tordues 😃
Non décidément, on n’est pas tenté de piquer une tête,
pourtant on a bien chaud après cette longue balade 🥵

A la quatrième cascade, on abandonne et on décide de repartir voir autre chose dans la région. Donc, re-pirogue et moto. Sur la route, on assiste à la construction d’une autoroute sûrement financée par les chinois, les Laotiens n’ont pas les moyens de payer une telle structure. On imagine assez bien une continuité de leur autoroute, se finissant pour l’instant à Yinhe Toll Gate, dans le Yunnan, qui passerait par Luang Prabang et qui continuerait sur Ventiane, la capitale du Laos. En deux ans, c’est impressionnant le nombre de structures construites par et pour des chinois ici, usines, hôtels, restaurants, supermarchés, parc de loisirs… Après tout, rien de surprenant, la Chine est un pays énorme, communiste comme le Laos, qui lui est tout petit, 6,8 millions d’habitants, soit l’équivalent de la Bretagne et la Normandie réunies. J’ai lu qu’ils avaient signés dernièrement pleins de traités de coopération pour le futur dans pleins de domaines. J’ai constaté qu’ils amènent leur lot de mal-bouffe et comme ça ne coûte pas cher, et que c’est nouveau, les jeunes laotiens se tournent vers cette nourriture au détriment des fruits et légumes vendus par les petits agriculteurs des environs de chaque grande ville. Il y a encore de la marge, mais on m’a dit que certains commençaient à renoncer à se déplacer pour ne pas vendre à perte…Mais bon, c’est la vie ma pauv’e Lucette, ça a été comme ça chez nous il y a quelques décennies…

Nous voilà partis à la recherche du Tiger Trail, qui n’est pas indiqué sur toutes les cartes et dont on ne sait pas très bien où il commence…On arrive dans un petit village, point de départ supposé. On commence par manger, il n’y a pas vraiment beaucoup de choix, soit une soupe aux pattes de poulet qui ne nous inspire pas vraiment dans une gargotte, soit une soupe classique, dans une sorte de « Carrefour Market/restaurant », qui nous convient mieux.

Deuxième soupe de la journée 😉.
La grand-mère garde sa petite fille.
Du shampoing en sachet individuel, il y en a pour tous types de cheveux,
mais comme je ne comprends rien à ce qui est marqué, j’en prends toujours au pif 🙄
Ici, pas de rangement inutile, on ouvre les boîtes, packs au fur et à mesure !
Quand c’est l’heure de la sieste, hop, bébé dans le dos
pendant qu’on peut vaquer à d’autres occupations 🙃.

Nous déambulons ensuite pour trouver le départ du Trail, tout en prenant quelques photos du village pour vous 😀.

L’école a un trampoline ! C’est la première fois que je vois ça 😉.

On a bien trouvé un panneau indiquant le début du Trail mais aucune piste qui démarre de là….on décide de remonter sur la moto et de regarder un peu plus loin. On finit par tomber sur un lieu étrange et paisible, « Le Palais Asiatique », on s’est posé là un moment pour déguster un fruits shake. Puis retour sur Luang Prabang avant la tombée de la nuit.

Un pécheur.

Mardi 11 février

J’ai eu la flemme de me lever tôt (il faut y être à 6h30 !) pour voir la fameuse offrande aux moines dont les photos sont sur toutes les pubs pour Luang Prabang. J’avais déjà fait ça avec Paul à Champassak l’année dernière et en plus, on avait fait partie des gens qui faisaient les offrandes aux moines, c’était encore mieux que de regarder 😃. Ici, apparemment les gens ne sont pas très respectueux de cette cérémonie, voici ce qu’on trouve affiché un peu partout sur les murs des temples :

Donc démarrage de la journée en douceur, petit déjeuner de rouleaux de printemps et de fruits shake, face au Mekong, avec mon ordi pour avancer un peu le blog, moment paisible.

Il y a pas mal de travaux sur cette rive du Mékong pour essayer de pallier aux crues lors de la saison des pluies.

les ouvriers logent sur site, donc on retrouve l’éternel linge
qui sèche au milieu de la poussière 😳

J’arpente un peu la ville à pied ou en scooter, il y a beaucoup de maison dans un style colonial mais je n’ai pas beaucoup pris de photos parce que les rez-de-chaussée sont systématiquement des boutiques de souvenirs ou des restaurants et ça gâche un peu. 

Ma guesthouse

Je décide de continuer mes visites à contre-courant des touristes, du coup, à cette heure, il n’y a pas grand-monde dans la vieille ville. J’en profite pour grimper la « Phou Si mountain », en réalité un tout petit mont. Après 300 marches environ, on accède à un autel. La vue sur la ville est jolie, pas aussi extraordinaire qu’ils le laissent penser dans les guides mais sympa quand même. Il parait qu’il faut venir voir d’ici le lever ou le coucher du soleil sur le Mekong, mais à priori, c’est blindé de monde et l’idée de monter tout doucement en procession, à la queue leu leu, très peu pour moi 😉. Au départ des marches, il y a les éternelles vendeuses de grigris pour Bouddha mais aussi, et, c’est la première fois que je vois ça, une dame qui vend de tous petits oiseaux, par paires, en cage. Quand je lui en demande la raison, elle m’explique que ça porte chance, bonheur, longue vie et richesse (entre autres, rien que ça!) quand on les laisse s’envoler de là-haut. Je me dis que je peux bien risquer 3 € pour l’expérience, et me voilà partie à l’assaut du mont avec mes petits moineaux en cage pour me tenir compagnie…

Un arbre qui pousse horizontalement 🤔

Là-haut, je fais tranquillement le tour de l’autel, je contemple la vue et je me prépare à relâcher mes petits amis porteurs de tant de promesses. Je les ai baptisés Pou et To, des mots qui servent à la méditation, qui permettent de rester concentrer sur sa respiration, dixit PP. Il y en a un oiseau pour la famille et l’autre pour les amis, comme ça tout le monde profitera de chance, bonheur, longue vie, bonne santé, réussite, etc….

C’est bien la saison sèche pas de doute…
On ne les voit pas bien, mais ils sont dans l’arbre et ils chantent 😃

Ensuite, direction l’aéroport, je vais chercher Laurent, un ami de Verson qui revient d’Indonésie et qui fait une halte au Laos avant de repartir en Thaïlande.

Quelques photos en cours de route :

Pause en attendant les touristes
Galettes de riz séché
Deux lycéennes à la station service. Je suis épatée de voir la passagère assise en amazone
tenir dans une main un poster et dans l’autre un parapluie pour se protéger du soleil 😅
Ma pompiste. Ce chapeau est très répandu chez les gens qui travaillent dehors,
ils sont bien protégés du soleil comme ça.
Il n’est pas toujours à fleurs, surtout chez les gars des chantiers 😜
Le musée de Luang Prabang
En amazone, avec bébé qui dort en écharpe de portage 😧

Pour finir la journée comme elle a commencé, petit moment de tranquillité au bord du Mékong pour admirer le coucher du soleil…

Les bateaux-mouches de Luang Prabang
Cocktail sans alcool « le Mékong » et panacotta à la mangue 😋