Samedi :
Après une nuit un peu chaotique, trop fatiguée, trop chaud, trop décalée…je suis réveillée de bonne heure. Il n’y avait pas de scooter disponible à la guesthouse, alors tuk-tuk et direction le grand marché de Paksé (je vous ferai des photos le we prochain), d’abord trouver une carte sim laotienne puis déjeuner. Je me repère sans trop de problème, j’ai gardé un bon souvenir des lieux, dès qu’il s’agit de shopping, je retiens…ah cette mémoire sélective ! Je passe voir la couturière qui m’avait fait ma jupe l’année dernière et je lui commande un nouveau modèle. Elle se rappelle très bien de moi, me charrie, moitié en anglais, moitié par gestes, sur mes 5 kg supplémentaires, mais je ne me vexe pas, c’est mérité 😉 Le tissu + la couture, ça me revient à 13€. Je crois que je vais la faire bosser si j’arrive à trouver des patrons sur internet, il y a plein de jolis tissus au marché. Ensuite je déambule, j’adore cette débauche de couleurs et d’odeurs variées (des fois agréables, des fois moins !). Le nombre d’exposants est incroyable, je ne sais pas comment ils s’en sortent tous, il y a beaucoup d’acheteurs aussi ceci dit et je ne croise pas un européen.

En rentrant, petit message sur FB de ma copine Phonesavanh qui m’invite à dîner, elle passera me chercher, ça me fait plaisir de la revoir ainsi que sa famille.
Puisque j’ai un peu de temps, petit massage lao d’une heure, il y a un nouveau salon de massage à côté de la guesthouse, il fallait bien que je le teste 😉 Plutôt pas mal, mais j’ai encore des séquelles du voyage (muscles encore tendus et jambes gonflées malgré les bas de contention) et c’est donc un peu douloureux, rien à voir avec nos massages californiens ou ayurvédiques. Puis sieste pour s’en remettre 😉





Phonesavanh doit passer me chercher à 16h, je suis donc prête à temps, mais j’avais oublié que les laotiens ont un rapport avec les horaires, comment dire, libre ? inexistant ? aléatoire ? Je l’avais déjà expérimenté l’année dernière mais j’avais oublié. Bref, elle arrive après 17h, ça m’a laissé le temps de créer ce blog.
Elle et son mari n’ont pas changé, ils ont l’air aussi heureux de me revoir que je le suis et tout de suite, nous nous mettons à bavarder. Konthong, son mari, ne parle pas beaucoup anglais mais comprend un peu et Phonesavanh est toujours aussi à l’aise même s’il me faut un temps d’adaptation pour me faire à sa façon de prononcer (ou plutôt de ne pas prononcer) certaines consonnes. Elle aussi me fait remarquer que j’ai grossi, mais à son ton, je comprends que c’est un compliment, je ne me vexe toujours pas ! Je pense qu’ils sont moins hypocrites que nous et disent les choses franchement, ce n’est pas la première fois que je m’en rends compte.
J’ai amené des tee-shirts Heula pour les enfants (même si ça ne veut rien dire pour eux et qu’ils sont probablement fabriqués en Asie..), un rose pour Ngyod et un jaune pour Ton. Ce dernier me vaut d’ailleurs un échange sur la situation en France qu’ils ont pu voir à la télé, merci les gilets jaunes ! La France donne l’impression d’être un pays instable, pas facile d’expliquer ce qui se passe surtout quand le vocabulaire de ce genre de discussion est limité des deux côtés. Bon, heureusement, j’ai également apporté un ballon de foot et un but transportable pour leur garçon et là, on a parlé victoire de l’équipe de France en coupe du monde 😉
Pour Phonesavanh, j’ai ramené des médicaments (pour elle et sa mère) et des « flashcards » pour ses élèves. Elle était ravie.
La soirée s’est très bien déroulée, on a commencé le repas tous les 6 (ils ont une nièce qui vit chez eux le we) puis au fur et à mesure sont arrivés pour se joindre à nous, un neveu, une nièce, un beau-frère puis un deuxième beau-frère et Phonesavanh de rajouter une assiette à chaque fois. Pas de chi-chis ici.
