Ce matin, j’ai Nilavanh et Claude qui sont avec moi, ça fait du monde dans la salle de consult’ mais c’est sympa. Claude me dit que lui ne faisait pas et ne ferait comme ça, je le prends bien, chacun a le droit de penser comme il veut. Mais il est de bons conseils sur les pathologies locales et je tiens compte de ses remarques, n’empêche que je fais à mon idée 😉
Ils ont fait venir des amis et des voisins, je ne chôme pas aujourd’hui, heureusement, c’est plutôt calme à l’hôpital, je n’ai que 2 ou 3 patients de là.

A partir de maintenant, je décide de rentrer le midi, ça fait plus de scooter mais ça me permet de me poser un peu à la guesthouse et de préparer mes cours.



A l’école je n’arrive à faire que deux classes au lieu de trois sur le temps imparti parce que les enfants veulent plus. Je suis toute seule dans la classe, je dois me débrouiller parce que Sophavanh a sa propre classe à faire mais si j’ai besoin, je peux aller la chercher. C’est compliqué parce qu’ils ne comprennent pas ce que je dis, je suis en passe de devenir très douée pour parler avec les mains. A la fin des cours, lors du petit café avec les instits, je demande ce dont elles ont besoin. Elles me disent qu’elles ont besoin de manuels et effectivement, les leurs sont en très mauvais état. Comme je vais à Paksé ce we, je propose de leur en offrir, elles me font une liste longue comme le bras, j’explique que je n’en prendrai que la moitié. Même à 2€ le bouquin, quand elles en commandent 200, ça fait cher. Mais elles ont raison, qui ne tente rien, n’a rien 😉

Je finis la journée par une patiente à Champassak, personne très démunie dont Nilavanh s’occupe, elle est tombée de moto il y a 6 semaines et a toujours mal au genou. Les radios montrent une petite fracture du plateau tibial mais ici, pas de plâtre parce que ça macère. Donc renvoyée chez elle, au lit puis déambulateur. Elle a aussi un oeuf de caille sous l’oeil et c’est hyper sensible encore (fracture du zygomatique ??), je lui conseille de mettre de la glace pour faire dégonfler. J’arrive à bien travailler même si c’est sur son lit, je ne deviens pas difficile sur les divers endroits où je peux pratiquer, adaptabilité ! J’irai la revoir la revoir lundi.


Et ce soir, pour dîner, les maîtresses m’ont offert tous les ingrédients pour faire une vraie Lao Soup, je demande à la guesthouse de me faire réchauffer le bouillon et me voilà prête à déguster…mais c’est carrément inmangeable 😦 Je me force un peu. Au moins, j’aurai essayé. Je me rabats sur un bon vieux « fried rice » une valeur sûre !!


