Coup de théâtre à l’hôpital, après avoir travaillé 10 jours, ils se rendent compte seulement maintenant que je n’ai pas de papiers officiels ! Je suis donc sommée d’arrêter sur le champ alors que je suis avec mon troisième patient de la matinée. Heureusement que Nilavanh était avec moi, elle a pu en savoir plus et surtout me dire quoi faire, c’est à dire attendre. On a bien attendu 1 h avant que Choun n’ait l’autorisation de me faire un papier demandant que je sois autorisée à continuer de travailler. Nivalanh m’explique que je dois amener le papier à l’hôpital de Pakse et qu’ils doivent me donner une confirmation là-bas. Me voilà donc partie pour Pakse en scooter parce qu’il n’y a pas de bus l’après-midi…
J’en profite pour rendre une petite visite au bouddha qui domine la ville.










À l’hôpital, on ne me comprend pas à l’accueil alors je vais rendre visite à la seule personne que je connais là-bas, M Somsit avec qui j’avais travaillé l’année dernière. À la lecture du papier, il me dit qu’il faut que j’aille au département de la santé à 15 minutes de là et que je demande M Ratsamy. Manque de bol, quand j’y arrive, j’apprends qu’il est parti, fin de sa journée, je n’ai qu’à revenir demain…
Le lendemain, je préviens Choun à l’hôpital que je ne serai pas là et je repars sur Paksé. Je vais directement au département de la santé, mais on me fait comprendre que M Ratsamy n’est pas là. Un monsieur me donne gentiment son numéro de téléphone, je l’appelle, il parle très bien anglais, me dit qu’il est en attente de son avion pour le Cambodge où il va jusqu’à samedi. Je retourne voir à l’hôpital de Paksé, je n’ai pas plus de succès auprès des filles de l’accueil, retourne voir M Somsit qui me donne deux autres noms au département de la santé et me voilà repartie une nouvelle fois là-bas. Après avoir essayé plusieurs bureaux sans tomber sur une seule personne qui parle anglais, on finit par m’emmener voir le directeur du département qui fait venir un traducteur. Je lui explique que je fais partie de l’association des Amis de Paksé, que je connais William (qu’il connait bien aussi) mais que je suis venue seule, et non dans le cadre d’une mission de l’association. Il me fait comprendre qu’il lui faut un papier de William attestant qu’il me connaît et que ce sera bon. Je lui dis que je vais m’en occuper dès qu’il sera une heure raisonnable en France.
Sur la route du retour, je fais du tourisme avant d’aller à l’école 🙂








Le soir, je dîne chez Claude et Nilavanh en compagnie d’une future anthropologue de passage, la soirée est très enrichissante sur la vie des laotiens. Elle a vécu deux mois avec eux l’an dernier et était de nouveau là pour deux mois. Elle fait un mémoire sur l’intervention des associations françaises (notamment alsaciennes puisqu’elle était de cette région) qui rénovent des écoles et leur impact sur les laotiens.
A cette occasion, Claude nous a fait goûté un Saint Nectaire qu’il avait reçu par la poste en direct de France après 8 jours de voyage, c’était…fort. Heureusement, il y avait du pain et un verre de vin pour faire passer 😉

Après, ils ont voulu m’entraîner au théâtre laotien, j’ai préféré les rejoindre en moto, j’ai bien fait, j’ai pu partir au bout de 10 minutes, ce n’était pas très agréable à écouter, la musique était très forte, le son distordu et c’était plutôt de la danse, bref je n’aimais pas trop.



