Lundi

C’est enfin la journée où je récupère Paul 🙂

Départ de Savannakhet

Tout s’enchaîne super bien, mon avion est à l’heure, ma valise sort dans les premières, je négocie un taxi rapidement pour aller déposer mes sacs chez le loueur de moto, Miss Noy et Yves. Celui-ci me conseille sur le meilleur moyen de rallier la frontière. Je file donc en tuktuk jusqu’au marché où je suis interpellée par un gars qui me demande où je vais. Aux mots Chong Mek, il me dirige vers un minivan qui, j’espère ne fera pas comme celui d’hier. Dans les 10 minutes, le van est rempli de femmes, dont une qui engage tout de suite la conversation avec moi en anglais. En 45 minutes de trajet, elle me raconte sa vie, son espoir d’obtenir un visa de deux ans pour l’Angleterre où elle veut rejoindre son boyfriend qui travaille, un européen à ce que je crois comprendre. Elle ne compte pas travailler là-bas mais s’occuper de lui, tenir la maison et perfectionner son anglais. Elle veut échapper à sa famille elle admire le fait qu’on ne vive pas tous ensemble , toute génération confondue en Europe. Elle me donne un cours de laotien, j’apprends beaucoup avec elle, c’est vrai que, dès que je peux, je demande à mes interlocuteurs laotiens de me traduire, de me faire prononcer des phrases, de m’expliquer leur langue.

Le voyage passe très vite et à 10h30 tapantes, je suis devant les bureaux de l’immigration, incroyable ! Mais pas de Paul, je m’y attendais un peu, je commence à savoir qu’ici, il faut savoir attendre. Je lui avais expliqué comment venir de Ubon-centre jusqu’à la frontière située à une centaine de km, trouver un bus, mais qu’il n’y aurait pas d’horaires ici ou approximativement, et espérer qu’il ne s’arrête pas trop en chemin…mauvaise pioche, il était dans un bus qui a mis 2h30 pour faire le trajet…

Il arrive à midi, avec la grosse valise que j’avais remplie d’orthèses et de vêtements pour les laotiens. Assez rapidement, il est débarrassé des formalités d’immigration et moyennant 30$ et une photo d’identité, il récupère son visa d’un mois. Pour retourner sur Pakse, on prend un taxi, c’est plus cher mais je n’ai pas envie de partager Paul avec une dizaine de personnes qui vont nous dévisager et nous parler.

Chez Miss Noy, deux motos nous attendent. J’avais pensé à acheter des tendeurs, nous voici chargés comme de vrais laotiens, et prêts à rouler jusqu’à Champassak. Le temps de chercher une station-service et un distributeur, Paul est complètement au fait de la conduite dans le pays et de son absence totale de code de la route. Pour couronner le tout, il est 16 heures et c’est la sortie de l’école donc scooter, vélo, voiture, tout ça mélangé dans un joyeux bazar. Heureusement qu’il a son permis moto ça me rassure sur sa capacité à se débrouiller.

Un bus pour une sortie scolaire 😉

Sur la route, qui d’habitude est déserte, il y a un flot incessant de véhicules en tout genre. J’avais oublié Le festival de Wat Phou, sorte de grand rassemblement à la fois religieux et païen qui a lieu pendant trois jours au moment de la troisième pleine lune après le premier jour de l’année laotienne. Malgré ça, nous arrivons sans encombre à la guesthouse où nous ne faisons que déposer les sacs parce que nous dormons chez Claude et Nilavanh.

Laisser un commentaire