À l’assaut de la montagne la plus haute de Thaïlande, 2565 m
Au départ, on est en teeshirt, ça ne durera pas comme ça jusqu’en haut 😉Surprenant, en pleine campagne…Il n’y a pas que du riz..
Des rizières en espalier, il faudrait revenir en hiver pour voir ça vert !Culture de fraises, et oui, la région est connue pour ça.
L’image ne rend pas compte de la hauteur de cette chute d’eau mais c’est impressionnant
Ici, hauteur = temple, là, on est gâté, on a deux temples un de la reine, et un du roi (qui contient les cendres du dernier de Chiang Mai), ils datent du fin 19ème.
Je vous épargne l’histoire que raconte la fresque…
Ils ont quand même posé un escalator géant pour chaque temple, et ce n’est pas forcément les plus handicapés qui l’utilisent 😦
Dommage qu’il y ait une telle brume, mais c’est la vie 😉
Le jardin est incroyableAvec des températures qui oscillent entre 5 et 17°, on retrouve les même fleurs qu’en Normandie, nostalgie, nostalgie
Enfin le sommet, bon, la vue est un peu…décevante, mais on avait été prévenus 🙂
Observatoire astronomique mais également base militaire, je suis sûre que eux, ils ont une vue !Paul a son sweat et son écharpe, j’ai ma polaire et mon anorak 😉Et voilà 🙂
Sur la route du retour
On est les seuls occidentaux, il y a des groupes d’ados qui viennent se baigner et boire un coup après l’école
Dernier soir de Paul, on tente la pierrade/fondue savoyarde…
Article court, journée consacrée au voyage. Tout d’abord, nous devons nous revenir à Chiang Maï. Et comme je n’ai aucune envie de refaire 3h de virages en mini van et qu’il existe une liaison aérienne, qui fait le même trajet en 30 minutes, autant l’utiliser 😉
Au final, l’avion aura deux heures de retard à cause du « brouillard » dû à la fumée de leurs feux pour désherber (d’ailleurs maintenant puni par la loi en période de saison sèche mais ça n’a pas l’air de les arrêter…).
La piste, photo prise hier, bien moins visible ce matin 😦L’aérogareLe contrôle mais comme l’avion a du retard, on est autorisé à ressortir !
Nous, on aura les places 1B et 1CLe comité de surveillance du décollage…
On sera 4 passagers en tout, private flight 🙂
C’est brumeux mais c’est dû aux fumées des feux de débroussaillage
Arrivés à Chiang Maï, nous récupérons les valises laissés à l’hôtel pour aller les déposer dans le nouvel hôtel proche de ma formation le Baan Thaï Resort où je vais séjourner pour la fin de mon séjour ici ( Resort, ça fait class mais c’est un endroit assez simple en réalité !). Ça fait du bien de savoir que je vais pouvoir enfin me poser un peu 😉 Déjeuner puis petite baignade vite fait dans la piscine de l’hôtel, préparation des sacs pour 2 nuits et c’est reparti pour 1h30 de bus public vers Chom Thong pour se rapprocher de Doï Inthanon, la montagne qu’on doit « escalader » demain.
Le réceptionniste du Baan Thaï, Mister Nate, est adorable, il nous a réservé un tuktuk qui nous déposera au bon arrêt de bus, il a appelé notre guesthouse pour s’assurer qu’ils avaient bien notre réservation et comme nous allions arriver après la fermeture du loueur de moto et que leur maison était située en dehors de la ville, il a convenu avec eux qu’ils viennent nous chercher à l’arrivée du bus dès qu’on les appelait. Il s’est avéré que c’était une super idée d’autant que le propriétaire parlait à peine anglais et qu’on aurait jamais trouvé la maison tout seul (peut-être avec maps.me, et encore…).
Journée découverte des environs de Paï mais pas trop loin finalement vu le temps qu’on a mis à faire les 16 premiers kms 😉
Ma belle moto 🙂
Nous traversons le canyon de Paï, rien à voir avec ceux des US, mais ça nous permet d’observer des ouvriers agricoles au travail dans les champs et une petite source d’eau chaude souffrée.
Nous prenons la route de la montagne pour rejoindre un site de sources chaudes dans lesquelles on peut se baigner.
C’est trop bien de flotter sur le dos, dans une eau à la température du corps, les oreilles dans l’eau pour se couper du bruit, et de regarder les feuilles qui bougent au gré de la petite bise, avec un ciel bleu magnifique en arrière-plan, sans penser à rien, juste profiter du moment présent. On y a passé une heure sans s’en rendre compte 🙂
Sur le chemin du retour, un temple…
Puis, petite halte pour profiter du coucher de soleil…
Et retour à notre guesthouse, une nouvelle plus calme, vue sur la rivière, sympa 🙂
Départ de Chiang Maï pour Paï, petite ville dans la montagne distante de 130 km, 3h de route, avec une pause officielle de 15 min…je vous laisse imaginer la forme de la route…non, je vous aide, des tournants, des tournants et des tournants…heureusement on est dans un van qui a exactement le nombre de passagers pour lequel il est prévu (ce qui est rare), il n’y a que des occidentaux sauf un couple de japonais dont le mari va nous obliger à un arrêt non prévu, les virages étants vraiment serrés et rapprochés. Cet arrêt nous permet de discuter avec les autres voyageurs, 3 allemands, 2 anglais et 1 américain, j’adore ce genre de moment où on discute sans se connaître, comme dans les grèves de métro, ou les moments où on doit attendre et que ce n’est pas prévu, les gens se parlent et on apprend plein de choses.
Arrivée tardive, mais on était parti tard, déambuler pour trouver une guesthouse au hasard, remettre à demain la location de moto et dîner.
Mon petit déjeuner, mangue et riz gluant, butterfly peas (bleu) et macha (vert), tout naturel vraiment !Enseigne d’un barC’est réellement de l’essence dans les bouteilles, tout se recycle ici 😉Notre première guesthouse, hyper bruyante, près d’un bar de nuit 😦
L’auberge de jeunesse juste à côté, sûrement tenue par un européen 😉
Chiang Maï, deuxième province du pays, plus d’1 million d’habitants, la ville en elle-même est plutôt à taille humaine, 250 000 habitants, l’agglomération tourne autour de 700 000 habitants. L’hyper centre est carrément touristique, entouré par une muraille dont il reste de beaux vestiges ( elle date du 13ème siècle quand même…), 300 temples, vous verrez pas mal de photos mais j’espère que ça ne vous barbera pas, on n’en visitera pas tant que ça 😉
Les moines ont des tatouages aussi, j’apprendrais leur utilité plus tard au cours du séjour Ah oui, on est loin quand même 😉
L’arbre le plus grand que j’ai jamais vu, Paul fait tout petit au pied 😉Tout en teck
Un bouddha qui a du ventre est rempli de sagesse…
Lui, je l’adore 🙂
La classe…
Ce n’est pas tout ça, mais il fait chaud, alors retour à notre nouvel hôtel qui a la bonne idée d’avoir une piscine, à 15€ la nuit, c’est la moindre des choses…
Et c’est reparti, cette fois un peu en dehors de la ville, pour voir un temple sur une colline, je n’ai toujours pas de nom à vous donner… Notre chauffeur (et sa femme) doit passer chercher son fils à l’école, ne nous demande pas notre avis et fait un détour. Ils n’ont pas la même notion de séparation vie privée/vie professionnelle ici, ce n’est pas rare de voir toute la famille participer ( que ce soit dans les transports, au resto ou dans les commerces). Mais j’aime bien, c’est moins prise de tête et tellement plus naturel…
Arrêt à l’école du fils qui fera ses devoirs dans le « taxi » le temps de notre visite
C’est cool d’avoir quelqu’un pour nous prendre en photo Chiang Mai, sous la brume, pollution ou vapeur de chaleur ??
Un lampadaire sur pattes….
Le gardien du site…
Je ne vous ai pas parlé du roi de Thaïlande, ne me demandez pas son nom, il y a Wikipedia… Ici, il est vénéré, son portrait est présent à chaque carrefour important des villes et dans chaque commerce voire maison. L’année dernière c’était son père qui était partout, mais il est mort et après presque 1 an de deuil national, ils ont changé toutes les représentations, y compris sur les billets qui commencent à avoir le nouveau roi en effigie. Paul trouve qu’il ressemble à Stromaé, moi au prince Charles…je vous laisse voir 😉
on a fini la soirée de façon sympathique, mais j’ai quand même perdu, manque de pratique…
Et voilà, comme toutes les bonnes choses ont une fin, c’est fini pour le Laos cette année. De ces quelques semaines, je retiens plusieurs choses.
Les rapports humains sont vraiment très simples au Laos, il n’y a pas d’hypocrisie du tout, c’est même déroutant parfois et les gens sont très respectueux entre eux et envers moi, alors qu’ils ne me connaissent pas. L’argent n’est pas un tabou, l’âge non plus, la mort non plus. J’aime leur façon de considérer la vie, tu nais, tu vis, tu meurs…et si tu as fait de bonnes choses, tu auras une vie meilleure la prochaine fois, sinon, ta prochaine vie risque d’être difficile. Le seul inconvénient, c’est qu’ils n’ont pas peur de mourir, je pense qu’on les effrayerait avec nos principes de précaution, mais ils auraient un peu moins d’accidentés et de morts s’ils mettaient des casques et respectaient un minimum un code de la route…
Ils ont vraiment besoin de se développer mais pas forcément pour s’occidentaliser, d’ailleurs ils sont plus tournés vers la Thaïlande et la Chine. Je commence à me demander où est l’intérêt pour eux d’apprendre l’anglais en première langue étrangère. D’ici peu, tous les enfants de maintenant parleront Thai à cause de la télé et des téléphones (une appli comme YouTube entre autres, sur laquelle ils passent beaucoup de temps des petits de 2 ans aux adultes). La télé est toujours allumée sur une chaîne thaï ou vietnamienne selon leur origine. Au Laos, il n’existe qu’une seule chaîne lao qui est gouvernementale, qui n’a pas de moyens et qui est tenue par le gouvernement.
Au niveau santé, il y a du boulot…leur matériel en dehors de la capitale est obsolète et s’il m’arrivait quoique ce soit là-bas, je demanderai à être transférée en Thaïlande ou au Vietnam. Je ne veux surtout pas être opérée là, j’ai bien vu le niveau de connaissance des médecins…peut-être que les chirurgiens sont meilleurs mais je ne veux pas tester ! Il faut que je trouve un moyen de faire traduire mes diplômes et d’obtenir l’autorisation de travailler, je suis loin d’avoir fini d’échanger nos pratiques de soins avec Choun 😉
En tous cas, j’ai vraiment de bons amis là-bas. Pour notre dernier jour, Phonesavanh et Konthong, son mari, nous ont emmené en balade à la cascade qu’on avait déjà faite avec Paul ( l’inconvénient de ne pas parfaitement se comprendre faute de maîtrise de l’anglais pour Phonesavanh et du laotien pour moi !). Mais ce n’est pas grave, on a passé un bon moment. Paul a pu voir leur maison, elle est loin d’être finie, parce que leur budget est très serré bien qu’il soient tous les deux profs. Ils ont un crédit sur leur voiture qui correspond quasiment à un de leurs salaires et l’école des enfants ( celle où ils travaillent tous les deux est payante, et chère, pour ceux qui ne sont pas orphelins…).
Le jardin de KonthongLa cuisine, mais les gens cuisinent peu, uniquement s’ils reçoivent, sinon, ils achètent dans la rue des plats tout prêts
Devant leur maison
Le soir, on les a invités dans un restaurant que j’aime bien, sur le toit d’un hôtel, les enfants n’avaient jamais pris un ascenseur et les parents n’avaient jamais été dans un resto si « chic », pourtant modeste je vous assure, mais avec une vue incroyable sur la ville. C’était un bonheur de partager ce moment avec eux une fois passée la gêne pour eux, d’être les seuls asiatiques, à part les serveurs, de tout le resto 😉
Le lendemain, ils nous ont emmenés jusqu’à la frontière, qu’ils ont même franchie avec nous, ils ont négocié avec un taxi qui nous emmènera jusqu’à l’aéroport, vraiment, ce sont des gens adorables.
Les dernières vaches qu’on verra sur la route, il n’y en pas en Thaïlande…J’adore leur voiture, très pratique pour les bagages
Pas de doute, on arrive en Thaïlande, c’est kitch…ils adorent, et en fait, moi aussi 😉
Magnifiques chaussettes de contention, je sais…
Dernier au-revoir, ils vont me manquer…
Notre avion, Nok Air company
Arrivée à Chiang Mai, notre guesthouse pour cette nuit
Grosse journée de route, environ 120 kms avec quelques haltes en chemin…
On s’arrête là, je ne sais pas pourquoi, en tous cas, joli temple et belle « cabane » sur la place du marché…
Le vieux temple
Sur cette photo, j’aime l’anachronisme…
Petite halte pour déjeuner à l’exploitation de fraises du pays tenue par un Japonais, Yamamoto, ça ne s’invente pas…À Paksong, il fait plutôt frais, presque comme en Normandie, la plupart des légumes et des fruits de la moitié sud du pays viennent de ce plateau qui culmine à 1300 m. Et puisque c’est comme chez nous, on s’est pris une belle averse…
Mine de rien, on est bloqué plus d’une heure après le repas, on va donc être obligé d’écourter nos visites. On ne fera qu’une cascade au lieu de deux, on doit vraiment arriver à Pakse avant la nuit.
Ça ne m’empêche pas de m’arrêter en route faire quelques photos…
Nos belles motosVous remarquerez que Paul a mis son gros sweat-shirt, moi, j’avais l’anorak 😉
Parce qu’elles étaient mignonnes 😉Un chargement de chouxC’est relativement vert par rapport au reste du sud du paysUne maman va faire ses courses…Papaye verte pour les salades du même nom, en général carrément pimentéeS voire immangeables pour un occidental 😉
Puis il fait de nouveau chaud, on redescend au niveau de la mer, ou plutôt du Mekong, alors cette cascade est la bienvenue, même s’il commence à se faire tard.