Samedi et dimanche, fin du Laos

Et voilà, comme toutes les bonnes choses ont une fin, c’est fini pour le Laos cette année. De ces quelques semaines, je retiens plusieurs choses.

Les rapports humains sont vraiment très simples au Laos, il n’y a pas d’hypocrisie du tout, c’est même déroutant parfois et les gens sont très respectueux entre eux et envers moi, alors qu’ils ne me connaissent pas. L’argent n’est pas un tabou, l’âge non plus, la mort non plus. J’aime leur façon de considérer la vie, tu nais, tu vis, tu meurs…et si tu as fait de bonnes choses, tu auras une vie meilleure la prochaine fois, sinon, ta prochaine vie risque d’être difficile. Le seul inconvénient, c’est qu’ils n’ont pas peur de mourir, je pense qu’on les effrayerait avec nos principes de précaution, mais ils auraient un peu moins d’accidentés et de morts s’ils mettaient des casques et respectaient un minimum un code de la route…

Ils ont vraiment besoin de se développer mais pas forcément pour s’occidentaliser, d’ailleurs ils sont plus tournés vers la Thaïlande et la Chine. Je commence à me demander où est l’intérêt pour eux d’apprendre l’anglais en première langue étrangère. D’ici peu, tous les enfants de maintenant parleront Thai à cause de la télé et des téléphones (une appli comme YouTube entre autres, sur laquelle ils passent beaucoup de temps des petits de 2 ans aux adultes). La télé est toujours allumée sur une chaîne thaï ou vietnamienne selon leur origine. Au Laos, il n’existe qu’une seule chaîne lao qui est gouvernementale, qui n’a pas de moyens et qui est tenue par le gouvernement.

Au niveau santé, il y a du boulot…leur matériel en dehors de la capitale est obsolète et s’il m’arrivait quoique ce soit là-bas, je demanderai à être transférée en Thaïlande ou au Vietnam. Je ne veux surtout pas être opérée là, j’ai bien vu le niveau de connaissance des médecins…peut-être que les chirurgiens sont meilleurs mais je ne veux pas tester ! Il faut que je trouve un moyen de faire traduire mes diplômes et d’obtenir l’autorisation de travailler, je suis loin d’avoir fini d’échanger nos pratiques de soins avec Choun 😉

En tous cas, j’ai vraiment de bons amis là-bas. Pour notre dernier jour, Phonesavanh et Konthong, son mari, nous ont emmené en balade à la cascade qu’on avait déjà faite avec Paul ( l’inconvénient de ne pas parfaitement se comprendre faute de maîtrise de l’anglais pour Phonesavanh et du laotien pour moi !). Mais ce n’est pas grave, on a passé un bon moment. Paul a pu voir leur maison, elle est loin d’être finie, parce que leur budget est très serré bien qu’il soient tous les deux profs. Ils ont un crédit sur leur voiture qui correspond quasiment à un de leurs salaires et l’école des enfants ( celle où ils travaillent tous les deux est payante, et chère, pour ceux qui ne sont pas orphelins…).

Le jardin de Konthong
La cuisine, mais les gens cuisinent peu, uniquement s’ils reçoivent, sinon, ils achètent dans la rue des plats tout prêts

Devant leur maison

Le soir, on les a invités dans un restaurant que j’aime bien, sur le toit d’un hôtel, les enfants n’avaient jamais pris un ascenseur et les parents n’avaient jamais été dans un resto si « chic », pourtant modeste je vous assure, mais avec une vue incroyable sur la ville. C’était un bonheur de partager ce moment avec eux une fois passée la gêne pour eux,  d’être les seuls asiatiques, à part les serveurs, de tout le resto 😉

Le lendemain, ils nous ont emmenés jusqu’à la frontière, qu’ils ont même franchie avec nous, ils ont négocié avec un taxi qui nous emmènera jusqu’à l’aéroport, vraiment, ce sont des gens adorables.

Les dernières vaches qu’on verra sur la route, il n’y en pas en Thaïlande…
J’adore leur voiture, très pratique pour les bagages

Pas de doute, on arrive en Thaïlande, c’est kitch…ils adorent, et en fait, moi aussi 😉

Magnifiques chaussettes de contention, je sais…

Dernier au-revoir, ils vont me manquer…

Notre avion, Nok Air company

Arrivée à Chiang Mai, notre guesthouse pour cette nuit

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