Jeudi 20 février

Ce matin, je laisse Papa et Jean-Philippe se reposer pendant que Sina et les « sisters » et moi allons rendre visite au directeur de l’hôpital de Don Talat pour tout organiser. Les villages des environs seront prévenus par le département de notre présence. Pour éviter l’affluence, ils vont faire ça village par village. Ils mettront également à notre disposition la dentiste de l’hôpital qui m’avait servie d’interprète l’année dernière parce qu’elle parle un peu anglais et qui pourra seconder nos dentistes si besoin.

Petit arrêt rapide chez le chef du district.
Il va falloir virer les motos et nettoyer un peu le mur, c’est l’hôpital qui s’en occupe 😅.
Le cabinet dentaire.
Oui, c’est bien de la moisissure sur le fauteuil, il y a du taf 😱.
Meeting au sommet 😉
de gauche à droite : Sina, Inpong (le directeur), les « sisters », l’intendante, ?, et moi 😃

L’après-midi, je propose à Papa d’aller voir mes amis, Somsit, le kiné et Sisay, le prothésiste, de l’hôpital de Paksé (qui n’est pas loin de la guesthouse). On leur amène un gros sac d’orthèses, il sont ravis. Sisay, qui a lui même une prothèse de jambe, nous demande de lui trouver quelque chose de plus léger et plus récent pour remplacer les montants en fer de sa prothèse, nous promettons que nous allons essayer de lui trouver quelque chose. Il me pose plein de questions professionnelles et répond aux nôtres, c’est un bel échange.

Un pied, pour une jambe artificielle, en cours de fabrication.
Sur le tour, au fond, une « cuisse ».
L’équipe de prothésistes.
Le parcours de motricité du kiné…

Puis Sina passe nous prendre pour nous emmener voir deux soeurs de la Charité qui ont une maison à 30 km de Paksé. Elles hébergent 6 orphelins qui vont à l’école juste en face. En échange, les enfant participent à la vie de la propriété, ils arrosent les plantes, récoltent les fruits et les légumes, nourrissent les animaux…Elles vivent quasiment en autarcie, le surplus de production, elles le troquent aux villageois contre ce qui peut leur manquer (boeuf, produits ménagers, miel…) et s’il y en a vraiment trop, les villageois emmènent le surplus à Paksé pour le vendre et ils partagent les gains avec les soeurs, j’aime bien le concept 😃.

Une partie du jardin.
La cloche de l’église.
Un nouveau bâtiment, les soeurs vont accueillir 8 filles en plus des 6 garçons.
Ils sont 3 vietnamiens à construire la maison, ça leur prend 3 mois,
Ça va être un bâtiment simple, 2 chambres pour chacune des soeurs avec salle de bain (leur maison actuelle prend l’eau), un dortoir pour les filles et une grande salle de bain.
Les piments qui sèchent.
La salle à manger.
La cuisine.
Le poulailler.
Le terrain de sport…
L’église, à gauche du clocher, il commençait à faire nuit 😬.
Derrière la fumée, le chauffeur qui vient à l’instant de démarrer son engin à la manivelle…
Le voilà 😅, une fois le gaz carbonique disparu 🤢.
Elles font leur propre charbon.
La salle de bain à gauche, le placard à balai à droite.
L’arrivée d’eau, le réservoir est de bonne taille !

Au jardin :

Dans le fond du jardin, les tombes des catholiques de la région,
il paraît qu’il y a eu quelques martyrs tombés en 1975.
Avec soeur Marie-Edouard.

Une fois rentrés à Paksé, Sina nous a emmenés voir la pagode familiale, c’était l’heure de la prière, de 18h à 18h30, donc la nuit était tombée. Sina a été 3 fois bonze, 1 semaine, 2 semaines puis 3 semaines. Il dit que le plus dur est d’aller parcourir, à 6h du matin, pieds nus, les 7-8 kms dans les rue du quartier, pour recueillir les offrandes. Je reviendrai faire des photos de jour, la pagode a été repeinte suite aux inondations de septembre, mais là, on ne se rend pas bien compte.

J’adore les deux chiens qui dorment derrière les bonzes, bercés par leur chant 😉.

Le soir, on retrouve Laurent qui vient d’arriver à Paksé. Un lao, un peu éméché, est venu nous parler pendant un bon moment et nous a offert à boire, on ne comprenait pas tout ce qu’il nous racontait et il était un peu pénible, mais il semblait tellement content de nous parler 😬😅.

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