Ce matin, après avoir récupéré ma moto, après un solide petit-déjeuner, je pars faire deux-trois courses au marché, pour une fois que j’ai un frigo, je vais pouvoir conserver quelques fruits.
à droite, c’est du thé, pas de la bière !!
un supermarket chinois qui a ouvert juste à côté de la guesthouse, en plein quartier vietnamien, je me demande s’ils s’entendent bien ??
Et oui, au Laos il y a de la baguette, ils en sont même friands !
Des escargots, ici, ils se mangent dans la soupe, pas avec du beurre d’ail 😜.
Des fleurs de bananiers, je ne sais pas comment ça se mange, il faut que je me renseigne.
En début d’après-midi, je retrouve Phonesavanh à l’école, elle a une heure de cours avec des élèves de 4ème et voulait que je vienne, et j’avoue que ça me faisait plaisir aussi ! J’en ai profité pour aller voir aussi l’équipe de la direction de l’école, ils étaient contents de me revoir et c’était réciproque. On était resté en contact pendant l’année via Facebook, les réseaux sociaux ont du bon dans ce cas-là. Je leur avais amenées des choses qu’ils ne pouvaient pas avoir ici et qu’ils m’avaient demandées.
Il y a la photo de Hermann Gmeiner, le fondateur de SOS Children’s Village sur tous les cahiers. L’école, de la maternelle au lycée, accueille pour moitié des orphelins qui vivent sur place et pour moitié des gosses de riches qui paient très cher leur scolarité ici mais pour une éducation de très bonne qualité (professeurs triés sur le volet). Tout ce système profite aussi aux orphelins du coup, même s’ils n’ont pas les mêmes moyens. En classe, on les reconnait, ils ont peu de crayons, de cahiers (souvent un pour deux) et leurs uniformes sont beaucoup moins neufs et de moins bonne qualité.
Phonesavanh en plein cours sur les heures 🕰
Sport à la récré : sepak takraw, un mix de volley et foot, très répandu en Asie.
Ça, je suppose que vous connaissez…et oui des restes du passage des français 😉.
sortie de la cantine, ça devait être bon, vu son sourire comblé 😇.
C’est vendredi, dans chaque classe, des élèves sont désignés à tour de rôle pour nettoyer l’école : coup de balai dans les salles de classes et les couloirs, vider les poubelles, arroser les plantes et ramasser les papiers et autres bouteilles en plastiques dans les cours. Je trouve cette façon de faire très collective, même si au final, ça ne les empêche pas de balancer des trucs par terre et tant pis pour les camarades qui vont nettoyer, eux compris, un jour ou l’autre, puisque c’est à tour de rôle 🤔
Phonesavanh fait du soutien oral avec un petit groupe, dans le hall.
Et voilà pour cette première journée à Paksé, c’est agréable de sillonner de nouveau la ville et de reconnaitre les endroits, de se dire qu’il y a encore pleins de coins que je n’ai pas explorés. Et je finis bien sûr la soirée avec un bon massage lao 😉.
Ce matin Laurent part pour un trek dans le Triangle d’Or pour plusieurs jours et moi je fais mon dernier voyage avant de me poser, enfin, pour presque 4 semaines à Paksé. Mes bagages sont presque prêts, ma valise devient de plus en plus dure à fermer, pourtant je me suis limitée dans mes achats 😜, seul mon casque ne rentre pas, je le porterai à la main. Arrivée à l’enregistrement, l’employé me fait remarquer que je dépasse largement les 20 kg autorisés. Je lui dit que j’ai voyagé avec leur compagnie il y a 4 jours et qu’à ce moment-là le poids de ma valise n’a pas posé de problème mais je vois bien que ça ne lui suffit pas. Je lui explique alors que je viens pour une mission humanitaire à Paksé et que j’ai essentiellement du matériel médical dans ma valise. Il me dit qu’il doit en référer à son supérieur et disparaît un bon moment. Quand il revient, il me demande si j’ai une preuve de ce que j’avance, je sors alors mon ordinateur et lui montre la lettre officielle que William m’avait faite parvenir et que bien sûr je n’avais pas pensé à imprimer 😤. Il y jette un vague coup d’oeil, je suis sûre qu’il n’a rien lu, mais il a bien vu qu’il y avait ma photo sur le document avec le mot « mission » et ça lui a suffit ! Me voici autorisée à partir 😅.
J’ai réussi à la fermer en m’asseyant dessus. Des fois, ça a du bon d’être lourde 😉
Heureusement qu’ils ne sont pas regardant sur les bagages cabine, deux sacs à dos et un casque…j’ai même fait passé une bouteille d’eau que j’avais oubliée.
Tous leurs avions sont du même modèle, avec des hélices et sans place pour les jambes.
Voilà mon logement pour un petit moment, les autres me rejoindront là d’ici peu 😃
Une fois installée, j’ai appelé ma copine Phonesavanh pour lui dire que j’étais arrivée et elle est venue me chercher pour un dîner chez elle. Je suis ravie de les retrouver tous, Ton, le fils, a 10 ans 1/2 et Ngyod, la fille, a 4 ans 1/2 maintenant, elle a bien grandi. Je n’ai pas de photo mais vous aurez l’occasion de les voir sous peu 😉.
Livraison de bois pour ma restauratriceIl fallait au moins ça pour faire ma soupe 😉Je ne mange que la soupe et les légumes/aromates qui sont dans l’assiette à côté. Je ne touche pas à tous les autres trucs qui sont des piments, de la poudre de piments, de la sauce de poissons, de la sauce d’huitres, de la sauce soja (ça, ça m’arrive d’en mettre !), une espèce de pâte de poissons pourris et du sucre…Laurent essaye de négocier de louer une moto sans laisser son passeport en caution. C’est peine perdue, du coup, on fera le voyage à deux sur ma moto.
Aujourd’hui, direction « Tad Sae Waterfall », la « cascade de Sae » pour ceux qui ne parlent pas anglais (et « tad » voulant dire cascade en Lao, le titre est donc redondant 😉), située à une grosse demi-heure de moto de Luang Prabang, elle a la particularité de n’être accessible qu’en pirogue pour les deux derniers kilomètres. La route est relativement bonne au départ, et tant mieux parce que je ne suis pas du tout à l’aise avec quelqu’un à l’arrière de ma moto. De toutes façons, je déteste être conduite donc Laurent n’a pas d’autre choix que de supporter ma conduite peu fluide 😬.
On finit par deux bons kms de route comme ça
Le temple du village où on prend la pirogue.
Notre batelier et sa pirogue
Prête 😃
Deux pêcheurs au travail.
La balade en pirogue dure à peine un quart d’heure et nous voilà déjà arrivés. On paie l’entrée du site, et après quelques mètres, on aperçoit ce qui aurait dû être une cascade mais pas à cette saison visiblement. Seul un tout petit filet d’eau coule et encore, c’est parce qu’ils canalisent l’eau plus haut pour en avoir un peu…
Voilà ce que ça donne quand il y a de l’eau 😜
On ne se laisse pas démonter pour si peu, sachant qu’il y a 5 niveaux cascades en tout, on décide de faire le trek jusqu’à la source, on ne sait jamais…
C’est marqué, on veut bien les croire…
Mais avouez que ça ne donne pas envie…
Et tous les spots de baignades sont comme ça 😤
Heureusement, on voit de jolis paysages et des lianes tordues 😃
Non décidément, on n’est pas tenté de piquer une tête, pourtant on a bien chaud après cette longue balade 🥵
A la quatrième cascade, on abandonne et on décide de repartir voir autre chose dans la région. Donc, re-pirogue et moto. Sur la route, on assiste à la construction d’une autoroute sûrement financée par les chinois, les Laotiens n’ont pas les moyens de payer une telle structure. On imagine assez bien une continuité de leur autoroute, se finissant pour l’instant à Yinhe Toll Gate, dans le Yunnan, qui passerait par Luang Prabang et qui continuerait sur Ventiane, la capitale du Laos. En deux ans, c’est impressionnant le nombre de structures construites par et pour des chinois ici, usines, hôtels, restaurants, supermarchés, parc de loisirs… Après tout, rien de surprenant, la Chine est un pays énorme, communiste comme le Laos, qui lui est tout petit, 6,8 millions d’habitants, soit l’équivalent de la Bretagne et la Normandie réunies. J’ai lu qu’ils avaient signés dernièrement pleins de traités de coopération pour le futur dans pleins de domaines. J’ai constaté qu’ils amènent leur lot de mal-bouffe et comme ça ne coûte pas cher, et que c’est nouveau, les jeunes laotiens se tournent vers cette nourriture au détriment des fruits et légumes vendus par les petits agriculteurs des environs de chaque grande ville. Il y a encore de la marge, mais on m’a dit que certains commençaient à renoncer à se déplacer pour ne pas vendre à perte…Mais bon, c’est la vie ma pauv’e Lucette, ça a été comme ça chez nous il y a quelques décennies…
Nous voilà partis à la recherche du Tiger Trail, qui n’est pas indiqué sur toutes les cartes et dont on ne sait pas très bien où il commence…On arrive dans un petit village, point de départ supposé. On commence par manger, il n’y a pas vraiment beaucoup de choix, soit une soupe aux pattes de poulet qui ne nous inspire pas vraiment dans une gargotte, soit une soupe classique, dans une sorte de « Carrefour Market/restaurant », qui nous convient mieux.
Deuxième soupe de la journée 😉.La grand-mère garde sa petite fille.Du shampoing en sachet individuel, il y en a pour tous types de cheveux, mais comme je ne comprends rien à ce qui est marqué, j’en prends toujours au pif 🙄Ici, pas de rangement inutile, on ouvre les boîtes, packs au fur et à mesure !Quand c’est l’heure de la sieste, hop, bébé dans le dos pendant qu’on peut vaquer à d’autres occupations 🙃.
Nous déambulons ensuite pour trouver le départ du Trail, tout en prenant quelques photos du village pour vous 😀.
L’école a un trampoline ! C’est la première fois que je vois ça 😉.
On a bien trouvé un panneau indiquant le début du Trail mais aucune piste qui démarre de là….on décide de remonter sur la moto et de regarder un peu plus loin. On finit par tomber sur un lieu étrange et paisible, « Le Palais Asiatique », on s’est posé là un moment pour déguster un fruits shake. Puis retour sur Luang Prabang avant la tombée de la nuit.
J’ai eu la flemme de me lever tôt (il faut y être à 6h30 !) pour voir la fameuse offrande aux moines dont les photos sont sur toutes les pubs pour Luang Prabang. J’avais déjà fait ça avec Paul à Champassak l’année dernière et en plus, on avait fait partie des gens qui faisaient les offrandes aux moines, c’était encore mieux que de regarder 😃. Ici, apparemment les gens ne sont pas très respectueux de cette cérémonie, voici ce qu’on trouve affiché un peu partout sur les murs des temples :
Donc démarrage de la journée en douceur, petit déjeuner de rouleaux de printemps et de fruits shake, face au Mekong, avec mon ordi pour avancer un peu le blog, moment paisible.
Il y a pas mal de travaux sur cette rive du Mékong pour essayer de pallier aux crues lors de la saison des pluies.
les ouvriers logent sur site, donc on retrouve l’éternel linge qui sèche au milieu de la poussière 😳
J’arpente un peu la ville à pied ou en scooter, il y a beaucoup de maison dans un style colonial mais je n’ai pas beaucoup pris de photos parce que les rez-de-chaussée sont systématiquement des boutiques de souvenirs ou des restaurants et ça gâche un peu.
Ma guesthouse
Je décide de continuer mes visites à contre-courant des touristes, du coup, à cette heure, il n’y a pas grand-monde dans la vieille ville. J’en profite pour grimper la « Phou Si mountain », en réalité un tout petit mont. Après 300 marches environ, on accède à un autel. La vue sur la ville est jolie, pas aussi extraordinaire qu’ils le laissent penser dans les guides mais sympa quand même. Il parait qu’il faut venir voir d’ici le lever ou le coucher du soleil sur le Mekong, mais à priori, c’est blindé de monde et l’idée de monter tout doucement en procession, à la queue leu leu, très peu pour moi 😉. Au départ des marches, il y a les éternelles vendeuses de grigris pour Bouddha mais aussi, et, c’est la première fois que je vois ça, une dame qui vend de tous petits oiseaux, par paires, en cage. Quand je lui en demande la raison, elle m’explique que ça porte chance, bonheur, longue vie et richesse (entre autres, rien que ça!) quand on les laisse s’envoler de là-haut. Je me dis que je peux bien risquer 3 € pour l’expérience, et me voilà partie à l’assaut du mont avec mes petits moineaux en cage pour me tenir compagnie…
Un arbre qui pousse horizontalement 🤔
Là-haut, je fais tranquillement le tour de l’autel, je contemple la vue et je me prépare à relâcher mes petits amis porteurs de tant de promesses. Je les ai baptisés Pou et To, des mots qui servent à la méditation, qui permettent de rester concentrer sur sa respiration, dixit PP. Il y en a un oiseau pour la famille et l’autre pour les amis, comme ça tout le monde profitera de chance, bonheur, longue vie, bonne santé, réussite, etc….
C’est bien la saison sèche pas de doute…
On ne les voit pas bien, mais ils sont dans l’arbre et ils chantent 😃
Ensuite, direction l’aéroport, je vais chercher Laurent, un ami de Verson qui revient d’Indonésie et qui fait une halte au Laos avant de repartir en Thaïlande.
Quelques photos en cours de route :
Pause en attendant les touristes
Galettes de riz séché
Deux lycéennes à la station service. Je suis épatée de voir la passagère assise en amazone tenir dans une main un poster et dans l’autre un parapluie pour se protéger du soleil 😅
Ma pompiste. Ce chapeau est très répandu chez les gens qui travaillent dehors, ils sont bien protégés du soleil comme ça. Il n’est pas toujours à fleurs, surtout chez les gars des chantiers 😜
Le musée de Luang Prabang
En amazone, avec bébé qui dort en écharpe de portage 😧
Pour finir la journée comme elle a commencé, petit moment de tranquillité au bord du Mékong pour admirer le coucher du soleil…
Les bateaux-mouches de Luang Prabang
Cocktail sans alcool « le Mékong » et panacotta à la mangue 😋
Je pars chercher le scooter que j’ai réservé hier soir, je vais prendre un solide petit déjeuner et en route pour la cascade de Kuang Si.
C’est indiqué sur Maps.me : 46 minutes pour 31 km, qui vont se transformer en 1h30 puisque je m’arrêterai prendre des photos et un café 😉. Quel plaisir de se retrouver à filer sur les routes. Ok, filer n’est pas le terme vus les travaux que je rencontre, mais c’est comme chez nous, ils profitent de la saison sèche pour les faire…Je ne les ai pas toutes prises mais il y a eu 5 ou 6 déviations de ce genre, ils refont les ponts après les pluies torrentielles qui doivent pas mal attaquer les fondations…
Quel plaisir de sentir les odeurs de la campagne… Enfin quand je ne suis pas bloquée cinq bonnes minutes derrière un camion poubelle avant de pouvoir le doubler, ni cinq autres minutes derrière un tuk-tuk qui n’est pas du dernier modèle…mais j’avais mon masque, qui ne masquait pas grand-chose il faut bien l’avouer 😬
Quel plaisir de pouvoir ralentir le scooter à la vitesse d’un vélo et de prendre le temps de regarder les gens vivre leur quotidien.
Au cours de mes balades, je me pose des questions…
Pourquoi faire des stations-services aussi gigantesques ? Elles sont toutes comme ça mais il n’y a jamais plus de 2 voitures en même temps…
Qui vient taguer dans les bois ?
Qu’est-ce qu’ils font pousser dans leurs champs et sous leurs bâches ?
là, ça doit être une rizière
Comment arrivent-ils à délimiter précisément la surface à brûler alors qu’il n’y a pas de point d’eau à proximité ?
J’arrive finalement à la cascade. Deux français, avec qui j’avais échangés quelques mots quand je me suis arrêtée boire un café, m’avait avertie que c’était bondé mais ils avaient tort, il était plus d’une heure quand je suis arrivée et la plupart des gens avait dû aller déjeuner. Vu le nombre de scooter conduits par des touristes et de mini-vans que j’ai croisés après être repartie du café, je me suis doutée que ce serait le cas.
Et j’ai pu prendre des photos sans trop d’inconnus dessus 😅
Il y avait aussi un petit parc avec des ours en semi-liberté, pour leur sauvegarde, apparemment, ils ne sont pas plus appréciés par les villageois sur les terres desquels ils vivaient que dans les Pyrénées 😉
Sur la route du retour, il y avait une ferme de buffles dont voici la description : « C’est l’histoire de deux femmes ayant une idée en tête : produire du fromage de buffles. Après deux ans de préparation et de réflexion, le projet prend maintenant forme avec déjà près de 100 buffles prévus pour la fin d’année 2017 et de nombreux fromages en préparation. La mozzarella est simplement exceptionnelle et tous leurs produits valent le détour : glace au chocolat ou au café, cheese-cake, yaourt, feta, et même bientôt du bleu !! Mais cet endroit est beaucoup plus qu’une simple laiterie. »
Pour ma part, c’est surtout une bonne façon de faire de l’argent avec les touristes qui viennent visiter la laiterie et acheter leurs produits. Je ne suis pas sûre qu’il y ait beaucoup de laotiens pouvant se permettre d’acheter ce qu’ils proposent à la vente. Je n’ai pas payé pour visiter la laiterie, je me suis contentée de me balader dans la ferme, ce qui était gratuit, du moins je l’ai supposé. J’ai quand même craqué pour leur glace qui était très bonne 😋. Mais franchement, certains animaux ont des maisons plus belles et plus solides que celles de certains villageois que j’ai vues en chemin…
la maison des lapins, sic…les fameux bufflesles poules et leur abriles cochonsencore les lapinsdes porcelets qui vivent en harmonie avec une poule et ses poussinsencore des bufflesma glace au matcha 😉
Ma valise bouclée, je la descends péniblement de ma chambre, qui bien sûr est au premier étage ! Elle ne pèse pas loin de 30 kg et encore, j’ai mis un max de trucs lourds dans mon sac à dos pour être sûre de passer à l’aéroport et du coup, lui, doit peser plus de 10 kg 😱. Pour la première fois, j’ai UNE chauffeuse de taxi, elle a une chouette voiture. Je l’aide à charger ma valise…j’avais aussi aidé le gars quand je suis arrivée, je n’aide pas que les filles ! J’ai toujours un peu mauvaise conscience de leur faire porter si lourd, déformation professionnelle 😉. A l’aéroport, au guichet de Lao Airlines, je suis surprise que mon excédent de bagages ne leur pose pas de problème. Normalement, sur cette compagnie, on a le droit à 20 kg et j’en suis à 26 kg800 d’après leur balance. J’avais réfléchi à mon petit speech pour expliquer que j’étais venue avec Thaï Airways, que sur cette compagnie, on avait le droit à 30 kg, que je venais en mission humanitaire et que du coup j’avais du matériel, bref je m’étais préparée mais tout ça pour rien 🤪. Et en plus, je me trimballe un sac à dos hyper lourd alors que j’aurais pu charger ma valise ! Heureusement que l’aéroport de Chiang Maï est petit et que je passe les contrôles très vite.
un avion qui pourrait appartenir à RyanAir, pas de place pour les jambes et j’ai un mal de chien à faire rentrer mon sac à dos dans le compartiment, il a fallu que je le vide un peu 😅Adieu Chian Maï, je ne regretterai pas ta pollution 😇La compagnie est, comment dire, tournée vers la Chine 😂Luang Prabang en vue…J’avais une vue imprenable sur l’hélice, pratique, j’ai pu la surveiller pendant l’heure qu’a duré le vol 😜en bas du chariot, on aperçoit ma valise dans le 3ème trou en partant de la gauche !Je vous avais déjà dit, dans le blog l’année dernière, que leurs aéroports étaient construits sur le même moule, ça se confirme 🤣
L’arrivée se passe très rapidement, je n’ai jamais passé la douane aussi vite. Il faut dire que c’est la première fois que j’arrive au Laos en avion, qu’il y avait un nombre restreint de passagers (petit avion) et qu’en plus j’avais déjà mon visa. Ma valise est arrivée sur le tapis pendant ce temps, quelle efficacité ! Je récupère une nouvelle carte Sim, je change de l’argent et me voici en route pour ma nouvelle guesthouse.
Petite balade de fin de journée et traditionnel foot massage après l’avion 😃
à gauche un billet de 20000 kips, à droite, un de 50000 kips ça va être facile avec ça, tiens…😤 Ce qui est rigolo, c’est qu’avec environ 100 €, tu es millionnaire en kips 🤩partie de badminton dans la rue à côté de la guesthousema loueuse de scooteret sa fille qui attend que sa mère ait fini de travailler10000 kips = 1 euro, je vous laisse faire la conversion 😉 vous comprendrez que je ne me prive pas trop 😇
C’est mon dernier jour en Thaïlande, déjà ! C’est le moment ou jamais de me balader dans la ville. Je profite de l’excuse d’un bouquin à trouver pour un ami au Laos pour visiter une partie de la ville.
C’est la fête des fleurs durant tout le week-end. Il y a eu un énorme défilé le samedi que je n’ai pas vu mais Ifti m’a montrée des photos des préparatifs, c’est très « Miss » sur des chars fleuris, bref tout ce que j’aime 😅. Je vous mets quelques exemples de ce qu’on pouvait voir aux entrées de la vieille ville.
un employé de la SAUR locale 😉
Sans transition aucune 🤪
Ils n’ont pas Uber mais Grab qui est l’équivalent asiatique et africain à ce que j’ai pu comprendre. Que ce soit pour se déplacer (il y a même une option « ask a moto ») ou pour manger, la jeune génération s’en sert beaucoup. Moi, je l’ai utilisé les rares fois où je n’ai pas marché et c’est bien parce qu’on peut payer en espèces. J’ai quand même pris deux fois un tuk-tuk pour faire la touriste.
un de mes tuk-tuks
Ici, peu de gens ont une machine à laver chez eux. Il y a donc des lavomatiques ou des maisons particulières où la femme (je n’ai jamais vu d’homme le faire) fait les lessives, repasse et même recoud parfois, genre de pressing à domicile ouvert de 7h à 21h. Celle chez qui je vais est sur le chemin de l’école de massage. Quand je lui ai amené mon linge jeudi (et oui, j’ai amené de quoi tenir une semaine au moins 😜) nous avons papoté, elle parle un tout petit peu anglais. Quand je lui ai dit que je venais de Paris, elle était toute contente de m’expliquer, à ce que j’ai cru comprendre, que quelqu’un de sa famille (son mari ? son frère ?) est allé là-bas pour un championnat de boxe Muay Thaï et que c’était un grand honneur. Au moins elle savait où était la France, elle Ce n’est pas comme ce chauffeur de taxi que j’ai eu à l’aéroport en arivant à Chiang Maï, qui, après que je lui ais répondu à la traditionnelle question « where are you from » : Paris, France, m’a dit « Oh, where ?? It’s in America ? » 😭😭. Bref revenons à mes lingères, voici quelques photos pour illustrer.
un lavomatique moderne, 0,60€ ou 1,20€ la machine selonle linge sèche au bord de la route…pas de problème d’évacuation…une lingère/couturière
Variation autour des restaurants :
ambulantpopulaireun cuisinier qui prépare le moisson pour le midides plantes aromatiques qui poussent sur le trottoir au milieu des gaz d’échappementle spécialiste du cochonil fallait le savoir que c’était un resto…j’irai le tester l’année prochainedécorative ou bonne à manger ??ma cantine de quelques soirs, ils ont une très bonne soupe 😋
Et enfin, voici un petit florilège de choses qui m’ont plues, touchées, interpellées…
leurs efforts pour les piétons…un abat jour originalun portail pour les amoureux du véloun petit écrin de verdure dans la ville, très rare, trop rareil fallait bien que je vous en mette un 😉le sulfureux nouveau roi de Thaïlande, un régal pour les tabloïds mais pas du tout apprécié du peuple, mais chut, il ne faut pas le dire 🤭 il y a très peu de thaïs chez qui je sois rentrée qui ont changé le portrait, beaucoup ont gardé celui de l’ancien le CCAS mais uniquement pour les séniorsles rares arbustes avec des fleurs, c’est la saison sèche en ce momentj’aime la sérénité de cette photo et le contraste entre la modernité de l’antenne wifi dans le fond et l’ancien avec les barrières en bambou, les barques pour circulerc’est tout moi ça 😇
Beaucoup d’images sont un peu voilées mais c’est à cause de la pollution 😔 .
Bon, ce n’est pas tout ça mais j’ai une valise à boucler et un avion à prendre à 15h…
Je reviens juste un moment sur vendredi pour vous partager les photos de la petite cérémonie de remise des diplômes que je n’ai pas pu vous mettre en ligne à temps.
PP me donne un bracelet de fil de coton blanc qu’il m’accroche en faisant une petite prièreIl pose ensuite sur mon front une mixture magique de son cru tout en me souhaitant bonne chance et plein d’autres chosesEt voilà, j’ai mon niveau 2, plus que 2 niveaux à faire 😜le groupe 😃
Samedi, j’ai participé à la formation massage du pied, je ne pouvais pas la faire en entier mais j’ai eu le droit de le faire une journée, alors plutôt de d’aller traîner dans la ville, j’ai choisi de rester avec la partie du groupe qui la faisait. Je faisais le cobaye mais j’ai pris des notes 😉, attention à vos pieds, il va falloir que je m’entraîne !
Après ça, Ifti et moi sommes retournées nous faire masser, dernier massage en Thaïlande, puis nous avons mangé sur la route du retour parce qu’il y avait un moment de prière et méditation officié par PP.
notre dîner, il faut choisir des brochettes, autant qu’on le souhaite, et il les cuit au BBQ
Aujourd’hui, c’est « super Buddhist Day ». Il y avait, je n’ai pas compris où, un très grand rassemblement de moines autour de Bouddha (Dalaï Lama ?), une soirée de prière chez tous les bouddhistes, le tout un soir de pleine lune et donc un moment très puissant. J’ai voulu tenter l’expérience, c’était….long. La demi-heure de prière ça a été, c’était chanté et plutôt agréable (surtout parce qu’on ne comprend rien😇 ) et la demi-heure de méditation c’était très, trop long… J’ai déjà du mal à rester concentrée mais en plus, le chien est venu me lécher les mains et les tibias pendant 5 bonnes minutes, il a eu l’air d’apprécier l’huile que la masseuse avait utilisée 😉 et puis j’ai commencé à avoir de bonnes douleur dans les genoux. Ça a été terrible quand il a fallu se lever et encore, j’avais changé plusieurs fois de croisement de jambes, même si on n’est pas sensé bouger ! Ça ne convient pas du tout à mon côté hyper actif ce genre d’activité, mais bon , j’ai voulu voir, j’ai vu. Je veux bien suivre les deux premiers préceptes de Bouddha pour accéder au Nirvana, « tu ne feras pas de mauvaises actions », « tu feras de bonnes actions », mais quant au troisième « tu purifieras ton esprit par la méditation », je ne suis pas sûre d’y parvenir 🙄
Ah, ah, avouez que je vous ai manqués hier…je révisais, en prévision de l’examen d’aujourd’hui qui s’est plutôt bien passé, j’ai validé le niveau 2 😃 Je maitrise bien les mouvements, je me suis juste plantée sur 2 positionnements de mes jambes et 3 de mes bras, sur 55 mouvements 😌 en plus dans ce cas-là, c’est moi qui souffre parce que je suis mal mise, pas le patient !
Bon, reprenons à hier, on a bien bossé. J’ai de bonnes courbatures à force de passer autant de temps accroupie ou à genoux, je n’ai pas l’habitude de travailler autant avec le bas du corps puisque le patient est allongé sur ma table, nous autres européens aimons bien notre petit confort 😜 A la pause de midi, je suis rentrée manger à l’hôtel et piquer une petite tête, trop besoin de voir un peu le soleil, de me rafraichir et de délasser mes cuisses et mes mollets. Une heure pour la pause déjeuner, c’est court, heureusement que l’hôtel est juste à côté.
C’est moi qui l’ai nettoyée, ils pensent à mettre du chlore ou un équivalent mais ils ne ramassent pas souvent toutes les feuilles qui tombent dedans, c’est le début de la saison sèche, l’équivalent de notre automne je crois.on ne voit pas très bien la ficelle, mais quelle idée ingénieuse, des pages de pub pour signaler le ciment frais en lieu et place de plots.
Après la classe, Iftika (la française kurde-syrienne, et non serbe comme je vous l’ai dit lundi et d’ailleurs, le couple est de Chypre, pas de nord-macédoine, j’ai compris n’importe quoi 🙄) et moi, sommes parties nous faire masser (et oui encore mais on est là pour ça !). Cette fois, j’ai choisi deux heures de traitement. Une première heure de « Body Scrub », un gommage de tout le corps avec une mixture de leur cru qui sentait très bon, qui devait être à base de gros sel. Je ne sais pas comment ses mains peuvent résister à une heure non stop, vraiment non-stop, à frotter un produit aussi « rugueux » à mains nues… Pour la deuxième heure, j’ai choisi un Herbal Massage, il s’agit d’un massage où la masseuse nous tapote avec un pochon rempli d’herbes brûlantes (enfin pas trop quand même 😅) selon un rituel bien précis. C’est plutôt agréable sauf sur le ventre où j’ai trouvé ça très chaud et j’avais beau le lui dire, elle rigolait en faisant un geste genre « mais non, mais non »…j’ai lâché l’affaire. Je me suis retrouvée avec deux belles marques rouges sous le nombril 😬 , sensibles comme un gros coup de soleil, qui avaient complètement disparues ce matin. Ce n’était peut-être pas malin de faire ce style de soin juste après un gommage aussi intense…
la table pour le body scruble matelas sur lequel je serai bientôt allongéele « couscousier » dans lequel chauffent les pochons d’herbes
Pour profiter du bienfait de nos massages respectifs, Ifti et moi avons décidé de marcher jusqu’au resto que nous avaient conseillé les chypriotes, à l’autre bout de la ville, plutôt que de prendre le taxi. Nous avons traversé le « carré » qui est en fait la vieille ville, délimitée par un mur d’enceinte, qu’ils ont reconstruit comme à l’origine et une « douve ». Voilà ce que ça donne sur une carte :
La vieille ville est hyper touristique, le nombre d’étrangers (dont nous 😉), au km2 est incroyable, en fait, en y regardant bien, les seuls thaïs qui doivent y vivre sont les marchands en tous genre, les masseuses et leurs familles puisque leurs boutiques sont souvent leurs habitations et je ne parle pas du nombre, également impressionnant, d’hôtels, auberges de jeunesse et autres guesthouses et ni des restaurants, bars… Je pense que Chiang Mai tire son économie, pour une grande part, de la manne que nous représentons nous, les touristes, mais chacun y trouve son compte, eux un revenu et nous, des vacances à pas cher 😃
Vendredi, révision à fond le matin et exam l’après-midi comme je l’ai dit plus haut.
PP nous raconte une histoire de Boudha comme tous les matinsdernières révisions pour nousChristine et Sashémi (ce n’est pas exactement son prénom mais à peu de choses près, c’est ça !)Yanis travaille sur Iftika sous les explications d’Aireau retour du restole resto végétarien, deux le sont dans le groupe alors on s’adapte. J’avoue que c’est bon (même si ça ne remplace pas un bon steak !)un petit autel, comme on en trouve au bord de chaque habitation. On ne voit pas bien mais sur le gobelet de café, c’est marqué « miracle coffee », ça m’a fait rire, je ne sais pas si celui qui a mis ça est quelqu’un qui a de l’humour ou quelqu’un qui ne parle pas anglais 😉pendant l’exam, j’essaie de rester concentrée pendant que Marco fait l’andouille et que PP dort, ou médite ??comme vous pouvez le voir, je maitrise parfaitement, il n’y a aucun signe de douleur chez mon patient qui se fout totalement de ce que je lui fais, préférant faire des signes à Ifki qui prend la photo…là, d’un coup c’est plus sérieux, le prof est mon patient 😬Ifki en plein exam avec Aire
Après tout ça, direction la piscine pour un petit moment de détente puis une bonne balade. Oui, j’adore marcher dans la pollution, au milieu des embouteillages de fin de journée 🤪 , j’essaie quand même de trouver des ruelles plus calmes et je porte mon masque sans arrêt. Je finis la soirée dans un salon de massage, pas bien loin de l’hôtel, familial et très simple, et je profite pleinement d’une heure d’Oil Massage, un délice pour tous mes muscles complètement endoloris après ces efforts physiques et ce stress de la journée.
ne vous fichez pas de ma polaire, il y avait la clim et je suis en convalescence 😉
Puis c’est à notre tour de mettre en pratique ce qu’on vient de nous expliquer :
Et, mollo quand même, je ne suis pas souple moi !! Le chien : je ne préfère pas voir ça 😱Qu’est-ce qu’elle est lourde, c’était bien la peine qu’on aille manger végétarien ce midi !!Et voilà comment on traite les femmes nous, les italiens 😉Alors, on fait moins le malin maintenant, hein ! 🤪
Après tout ce travail, un bon moment de détente s’impose. Cette fois, envie de tester un truc nouveau à savoir l’équivalent du hammam, ici, Herbal Steam. Je me rends donc at The Old School of Medecine. J’adore cet endroit depuis hier 😇 On me donne un paréo et une serviette, on me montre l’endroit et…débrouille-toi !
à gauche la salle de gommage et autres soins de beauté au centre la salle de vapeur aux herbes à droite le vestiaires et les douches en haut la pendule, très importante la pendule 😜les différentes herbes, je reconnais curcuma, tamarin, kefir lime, citronnelle, eucalyptus et citron vert mais il me manque la 2ème du haut (et je crois que la 4ème est de l’aloé vera…)
C’est l’endroit le plus chaud dans lequel je sois jamais allée…je n’ai pu y rester que 2 minutes la première fois, c’est puissant, pas tant à cause des plantes puisque je suis arrivée 1h après qu’ils en aient remis donc ça ne sentait pas si fort, mais la vapeur, si intense, si concentrée, ça coupe la respiration et j’étais limite nauséeuse ! D’ailleurs je me suis rappelée à ce moment que PP m’avait conseillé de manger un peu avant pour ne pas avoir l’estomac vide et ça m’était sorti de la tête 😇 , je comprends mieux pourquoi. En sortant, vite, je me suis rafraichie à la douche, reposée 10 min et suis repartie à l’assaut, améliorant mon temps au fur et à mesure. A la sixième tentative, j’ai pu rester 4 minutes 30 ce qui restera mon record pour aujourd’hui 😜 C’est assez incroyable comme sensation, le temps s’écoule bizarrement des fois et sincèrement je pensais être restée bien plus longtemps au dernier passage, d’autant que deux thaïes sont venues me rejoindre, qu’elles ont papoté et que leur babillage m’a distraite un peu même si je ne comprenais rien. En tout cas, je suis ressortie de là avec une peau toute neuve et je n’ai pas eu besoin de gommage, le simple fait de me frotter avec les mains sous la douche m’a fait perdre des grammes de cellules mortes. Je pense que j’y retournerai en fin de semaine, c’était trop bien.
Comme j’avais la pêche, j’ai décidé d’aller jusqu’au mall tout près de là, histoire de voir à quel point la mondialisation est une réalité. Je n’ai pas été déçue mais …soyons honnête, il y avait des soldes… alors j’ai fait quelques achats 😬 c’est quand même terrible d’être incapable de résister sous prétexte que ce n’est pas cher 🙄
Et les rayons du supermarché sont très différents de ce que je vous ai montré dimanche. Il y avait même des fruits et des légumes qu’on trouve normalement ici, en provenance de Nouvelle Zélande ou d’autres pays proches…
Tout ça dans l’ambiance glaciale de la clim qui tourne à fond 😤
Je suis retournée vers chez moi pour trouver un endroit où dîner et je suis tombée sur ce marché de nuit, je suis repassée du côté thaï, pas de doute :
60 Bath c’est environ 1,76€ma salade de concombre commandée « non épicée » mais qui arrache quand même 🥵 et les tentacules de calamars de la photos du dessus revenus au wok, mais ce n’était pas très bon alors je n’en ai mangé que la moitié ☹️ce ne sont que des stands de nourriture salée ou sucrée et de boissons en tous genreslà, c’est ma place, on reconnait mon sac de soldes 😜