Mardi 4 février

Enfin sortie des limbes de ma grippe, ça fait du bien ! Je suis pleinement d’attaque pour la journée et heureusement ! On commence par une histoire de Boudha (que j’avais déjà entendue et dont je me souvenais très bien), une histoire sur ce qu’est un bon ou un mauvais karma et qu’il est important de respecter et de prendre soin de ses parents, oui, tout ça dans la même histoire 😉 ; ensuite une bonne heure de méditation, assis puis en marchant, pour pouvoir vider son esprit des trucs inutiles avant de le remplir de nouveaux apprentissages. Bon, j’avoue que je n’y arrive pas vraiment, difficile pour moi de botter en touche les mille et une idées qui fusent dans mon cerveau dès que je me pose mais je m’applique quand même. J’y arrive mieux en marchant parce qu’il faut rester concentré sur les pas qu’on décortique en 6 temps, ce n’est pas une blague : 1.décoller le talon, 2.soulever le pied, 3.avancer le pied, 4.baisser le pied, 5.toucher le sol, 6.prendre appui, et recommencer avec l’autre pied, tout ça en anglais deux fois pour ne pas trop nous perdre puis le reste du temps en Sanskrit alors t’as intérêt à suivre et en plus à 2 à l’heure ! Moi qui ai du mal avec les danses en ligne, vous imaginez bien comme je dois être concentrée sur ce truc-là 😉 Ça occupe bien plus mon cerveau contrairement à la méditation en position assise, à inspirer et expirer, en tentant de ne penser à rien…

Ensuite place à quelques exercices d’échauffement :

Puis chaque groupe retrouve son prof et c’est parti pour le partage, et non l’enseignement, comme Master PP aime à le répéter : « I share with you, I don’t teach you », j’aime le concept 🙂

pas de commentaire sur mes fesses, ce n’est pas moi qui ai choisi l’angle de la photo !
mon partenaire italien, Marco

On a bien bossé, je suis contente de voir qu’il me reste des connaissances de l’année dernière même si je n’ai pas pratiqué du tout depuis. Ça va encore être un gros travail de tout intégrer mais ça fait marcher les neurones et il y a des liens que je peux faire avec mon métier et mes connaissances ce qui me permet d’appréhender les difficultés de façon plus sereine. Et sincèrement, j’ai moins peur que l’année dernière, peur de mal faire, peur de faire mal, peur de ne pas comprendre ce qu’on attend de moi…je n’ai plus peur de rien puisqu’il n’y a aucun jugement ici, seulement de la bienveillance. Si mon geste n’est pas bien maîtrisé, exécuté, si mon corps n’est pas bien positionné, je suis « reprise » en douceur par PP et je recommence, Marco, en tant que « patient », peut donner des indications pour m’aider (et vice-versa quand c’est son tour de pratiquer).

ici, comme partout en Thaïlande, on se déchausse dans les bâtiments
notre coin pause café, surtout le matin en arrivant et le midi après manger
parce que sinon, il n’y a pas vraiment de pause pendant les cours 😉
là où on fait la petite vaisselle du café
et aussi où on se lave les pieds avant d’entrer dans la maison
PP et Brownie prêts pour la balade, et ils sont réellement partis comme ça,
ce n’est pas que pour la photo 😉

Je termine la journée par un grand massage d’une heure et demi dans l’hôpital de médecine alternative qui est le berceau de l’apprentissage du massage Thaï, enfin d’une de ses branches, à ce que j’ai cru comprendre parce que je ne comprends pas toujours très bien l’anglais de PP 😉

petit temple dédié à Shivaga, le fondateur du thaï massage

Lundi 3 février

Hier soir, nuit pas terrible, j’ai mis des heures à m’endormir, trop de mouvements hier, jet lag ou soupe de poulet au lait de coco trop épicée ??

Mais bon, je me lève quand même courageusement, aujourd’hui c’est le début des cours ! J’arrive dans notre petite école (qui s’apparente plutôt à une maison ce qu’elle est en réalité), Master PP et master Aire (sa femme) sont ravis de me revoir.

Il y a déjà deux étudiantes arrivées avant moi, et pourtant je suis en avance 😉 , une japonaise et une française kurdo-serbe parisienne puis nous sommes rejointes par un italien, et un couple de Macédoine du nord je crois. Nous voilà au complet, 6 est le maximum d’élèves et c’est très bien comme ça. PP sera notre professeur en niveau 2 à l’italien et moi pendant que les 4 autres découvriront le niveau 1 avec Aire. La matinée se passe en explications de généralités sur le massage thaï et des particularités de celui du nord, sur les termes précis qui seront utilisés et sur ce qu’ils attendent de nous. Il y a un bref rappel historique et anatomique mais comme je l’ai déjà entendu l’année dernière, je me réfugie discrètement (enfin tenté qu’on puisse être discret qu’en il n’y a que 6 personnes présentes !) dans une pièce à côté pour m’allonger un peu, ce n’est pas encore la grosse frite et je sens que je paie mes 6 km500 de balade hier en pleine pollution dans un corps encore convalescent…à moins que ce ne soit parce que je n’ai pas pris de petit déjeuner, ou bien le décalage horaire ou la mauvaise nuit ou tout ça en même temps…bref, je vais vous épargner la météo de ma santé tout au long du blog, ça va être lassant ! Et ça a été mieux après manger 😉 On est entré dans le vif du sujet dès le début du cours et ça promet d’être costaud, il y a un paquet de trucs à retenir notamment au niveau de la position de notre corps par rapport au patient car c’est très important pour ne pas faire mal. La fin de journée s’est achevée tranquillement sous la couette, besoin de récupérer 😦 Vous aurez plus de photos de mes explorations demain ! En attendant, voici le chemin de mon hôtel à l’école. Les photos ne sont pas terribles mais pollution et soleil ne font pas bon ménage…

Panneau qui indique SVG, on le voit en haut de la photo, en vert
la petite rue qui mène à l’école, aucun trottoir mais une rigole peu profonde qui en tient lieu, c’est des fois un peu chaud quand deux pick-up se croisent
le portail vert, c’est l’entrée arrière de mon hôtel, et juste en face, l’école
mais je dois faire tout le tour parce que c’est fermé à clé,
quelle horreur, je dois faire au moins 3 minutes de marche 😉
une salle d’entrainement au Muay Thaï, boxe typiquement thaï

Dimanche 2 février

Quel bonheur de se réveiller libre de tout mal de tête et sans fièvre 🙂 La masseuse devait être excellente, j’ai dormi d’une traite de 20h à 6h et je sens que le plus gros du virus est parti. Il me reste juste quelques courbatures qui traînent et une petite toux mais rien de méchant. Du coup, j’ai faim, alors direction le marché chinois pour être sûr de manger quelque chose de bon et histoire de renforcer mes défenses immunitaires 😉

Je vous fais une petite galerie de photos des deux marchés, il n’y avait pas trop de monde, c’est dimanche.

les légumes et aromates séchés
les cosmétiques
tout pour le temple
la passerelle
les uniformes des élèves
fruits séchés
bijoux, tout en toc
gâteaux, bonbons et autres douceurs
tout pour l’apéro (en fait, pour le grignotage …)
équipement pour la maison
ce n’est pas un magasin d’oeufs mais un espace où une dame fait des omelettes
une pharmacie et juste devant un homme qui vend des couteaux, coupe-coupes…
mon dessert après le Pad Thaï, délicieuses 🙂
il y en a un paquet de boutiques comme celles-là, ici les gens font leurs vêtements ou les font faire
vendeuse de chaussures de rue
Magasins de chaussures, à gauche version française, à droite version thaï, ça m’a fait rire 😉

Samedi 1er février

A vrai dire pas grand-chose, je suis un peu au bout de ma vie en mode foetus dans mon lit…Je profite d’une chute de la fièvre pour aller chercher une huile essentielle qui manque à mon arsenal, j’ai un peu galéré mais j’ai trouvé. Je retourne illico dans mon lit. Je profite d’une nouvelle baisse de la fièvre pour aller me faire masser les pieds, pour faire sortir le mal 😉 . J’ai trouvé un salon plus près de ma guesthouse que celui d’hier et très bien. J’en profite pour acheter de l’ananas à un vendeur de rue histoire de ne pas tomber en hypoglycémie en plus et je retourne me coucher…

Vendredi 31 janvier

je retrouve avec plaisir la Guesthouse où j’ai séjourné l’année dernière. C’est beau, calme et il y a peu de monde.

ma chambre, juste en haut à gauche de l’escalier
le coin d’où j’écris le blog, où je lis et s’il fait trop chaud, j’ai la piscine juste derrière

Dès mes affaires déposées, je pars à la recherche d’un salon de massage, mes jambes n’en peuvent plus d’être restées si longtemps sans bouger et j’ai des courbatures dans le dos. Coup de chance, il y en a un, à un petit kilomètre de là. Je commence par manquer de me faire renverser, j’ai oublié qu’ils roulaient à gauche et je n’ai pas regardé du bon côté en sortant de l’hôtel et comme il n’y a pas de trottoir, il s’en est fallu de peu pour que je rentre en collision avec un scooter. Heureusement il faisait nuit et j’ai vu ses phares au dernier moment. J’ai aussi oublié que toutes les rues ne sont pas éclairées et que MapsMe me fait passer par les petites ruelles pour aller plus vite, sauf que les chiens, gardiens des petites échoppes, fermées à cette heure, ne sont pas indiqués sur la carte. Il paraît qu’il ne faut pas qu’ils sentent qu’on a peur alors j’ai utilisé la bonne vieille méthode Coué « je n’ai pas peur, je n’ai pas peur, je n’ai pas peur » et ça marche, je ne me suis pas faite mordre ! Le salon était moyen mais la masseuse efficace. Au retour, je me sentait très fatiguée mais je me suis dit qu’il fallait que je mange avant de rentrer, histoire de ne pas finir ce que j’ai traîné avec moi depuis Roissy à savoir un sandwich au poulet et une part de galette des rois…

Et oui, quand même !

Je prend une soupe toute simple, je n’ai pas très faim (indigestion des plats très gras et très sucrés ingurgités ces derniers temps…). Je suis presque la seule dans ce petit resto de bord de rue, un petit rat tout gris vient me regarder et s’enfuit quand je tend la main pour attraper mon appareil photo. Même manège avec un petit rat blanc quelques minutes plus tard 😉 Je quitte mes nouveaux compagnons pour rentrer vite, je commence à frissonner (j’avais oublié que Chiang Maï est au nord donc il ne fait pas si chaud le soir). Je pense à demander une couverture à l’accueil, d’ailleurs ça m’a bien fait rire intérieurement quand il m’a montré la chambre et demandé si je voulais la clim ! En tous cas, bien m’en a pris, j’ai très froid, je grelotte et je commence à avoir mal à la tête et voilà, c’est bien mon bol, commencer le voyage avec la grippe…j’ai été bien inspirée d’arriver deux jours avant ma formation. L’avantage d’être malade, c’est qu’à 3h du mat je ne dors pas, alors je peux appeler les miens et leur raconter ce qui m’arrive, forcément chez tous c’est le même réflexe : « Coronavirus !! ». Je rassure mon petit monde, je reconnais que c’est la grippe mais une toute simple et je vais l’occire à coup d’huiles essentielles et d’aspirine de toutes façons, je n’ai que ça sous la main. En attendant, je délire pas mal dans la nuit, c’est rigolo à postériori tout ce qui peut venir à l’esprit dans ces moments-là…vous connaissez mon imagination débordante alors je vous en fais grâce 😉

Finalement mon masque n’aura pas été très efficace…

C’est reparti…jeudi 30 janvier 2020

Je commence à connaître la longueur du voyage…partie à 14h30 jeudi de la maison, arrivée à 19h30 vendredi à l’hôtel (soit 13h30 heure française) et c’était rapide cette année.

Vu le contexte de grève, Philippe m’emmenait à Roissy, nous avons fait une halte chez Julia ma collègue de Rouen pour lui déposer du matériel à emmener au Laos.

Un sac de 5kg pour chaque chiro 😉

Arrivée à Roissy parfaitement dans les temps, on a pris la nationale et on a bien fait vus les bouchons qu’on pouvait voir sur Waze 😉 Enregistrement, attente comblée par quelques achats « made in Paris » au Duty Free, bref le classique emploi du temps du voyageur.

Le vol a une heure d’avance à l’arrivée sur l’horaire prévu, ça m’arrange, j’avais vu plutôt court pour mon escale à Bangkok. Au final, je suis seule quand j’arrive à la porte d’embarquement, c’est flippant, je n’ai pas l’habitude 😉

Arrivée à Chiang Maï, vue de l’avion
Je suis ici incognito, le virus ne m’aura pas…