Mardi 3 mars

Ce matin, Julia est malade, elle reste donc à la guesthouse tranquillement pendant que nous prenons la route. Poulath est en pleine forme, la soirée d’hier a fini de la mettre à l’aise avec nous, ça avait déjà un peu commencé samedi quand elle venue avec nous sur l’île. Elle a mis en place une sorte de jeu de séduction avec Benoît qui nous réjouit beaucoup, il y a de l’ambiance dans le minibus…La matinée se passe tranquillement, nous déjeunons encore dans notre salle avant l’arrivée des écoliers.

Comme Céline était dépitée par l’état des dents des enfants de l’école d’hier et qu’elle avait épuisé le stock de brosses à dents qu’elle avait ramené de France dès la fin de la semaine dernière, le chauffeur du minibus nous emmène, la dentiste lao et moi, au marché de Don Talat. Ce n’est pas très loin de l’hôpital mais marcher, ne serait-ce que les deux kilomètres aller-retour, par 38°, c’est inenvisageable. Elle sait exactement où aller, quoi demander et me négocie un bon prix, 8€ pour 24 brosses à dents et autant de petits tubes de dentifrice !

Céline et Léo ont fini avec tous les enfants, ils sont contents que dans cette école ils aient plutôt des dents saines, ils ont fait beaucoup moins d’arrachage de dents qu’hier ! Je demande à la dentiste lao de faire une démonstration aux enfants d’un bon brossage de dents avant qu’on leur distribue à tous leur brosse à dents et leur dentifrice. Les enfants et leurs institutrices repartent ravis.

Le soir, mon père et moi sommes invités par l’intendante, Païwan, et la comptable, Kamphean, de l’école SOS Children. Elles habitent ensemble une maison sur le site de l’école, au milieu des 10 maisons d’orphelins. Païwan est en charge de la bonne marche de toutes les maisons, elle gère dix « mothers », mamans de substitution des enfants, et gère les achats divers (nourriture, produits d’entretien, de toilette, vêtements, matériel scolaire, visite chez le médecin…) et les activités des orphelins. C’est une sacrée charge de travail et elle trouve, en plus, le temps de jardiner et de cuisiner. Elle adore ça, elle a les pouces verts et elle s’est lancée dans la confection de gâteaux depuis un an avec plus ou moins de succès, souvent par manque de matériel.

Après le repas, Phonesavahn vient nous chercher pour nous ramener à la guesthouse. Mon père part se coucher et je file rejoindre les autres (y compris Julia qui va beaucoup mieux), ils ont dîné avec Roland, le français des « Enfants de Mékong » qui avait passé dimanche dernier avec nous. On se retrouve dans un endroit qu’il a privatisé pour une soirée karaoké et quand j’arrive, je les entends chanter de la rue, ça promet…Nous passons un très bon moment même si c’était très dissonant et je n’étais pas la seule à chanter faux ;-).

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