11. Chiang Mai 2

Mes cours ne commencent que dans trois jours, je vais en profiter pour me balader un peu. Je demande à Nantagan, la proprio de l’hôtel, où je peux louer un scooter. Elle passe un coup de fil et s’arrange pour que le scooter (en fait, une mini-moto de 110 CC) me soit livré à l’hôtel 😉. Une fois la paperasse expédiée, je monte sur mon bolide direction d’un marchand d’accessoires de moto pour m’acheter un casque digne de ce nom, les loueurs fournissent toujours des casques usés, à la mauvaise taille et souvent sans mentonnière !

Ma première visite est pour Mister PP et Aire, mes profs de massage thaï. Je suis ravie de les revoir et eux aussi, à tel point qu’ils me font chacun leur tour un gros Hug à l’américaine, ce qui n’est pas du tout le style des Thaïs, peu enclins aux embrassades. Ici, pour se saluer, on fait un Waï :

Interdiction de se moquer de la photo pour illustrer ce salut, c’était la seule disponible « libre de droits » 😅.

Ensuite, je vais au grand marché, merci google maps, j’avais oublié que c’est comme à Rouen ici, plein de sens-interdits…Une petite photo au passage :

Des crevettes sèchent à midi, au soleil, en plein carrefour…

Je remarque en roulant qu’il n’y a pas grand-monde et ce n’est pas uniquement parce que c’est l’heure de midi, beaucoup de boutiques sont fermées et la circulation est presque fluide, pas de tuk-tuk ou de mini-bus collectifs dans tous les sens… pas de doute le Covid a frappé fort ici. Au marché, c’est pareil, il n’y a pas foule dans les allées qui, habituellement, grouillent de monde, aussi bien de touristes que de thaïlandais qui viennent s’approvisionner.

Je suis juste venue acheter du tissu pour faire des tuniques et trouver une couturière pour les coudre. Je choisis trois tissus à mon goût puis je galère pour retrouver les couturières qui ont changé d’endroit par rapport à celui dont je me souvenais. En fait, je ne sais pas pourquoi mais elles sont toujours planquées dans un petit coin, plutôt dans les étages, d’un des deux grands bâtiments qui composent le marché. Je choisis au hasard parmi la petite dizaine de femmes qui travaillent là, une couturière qui a l’air adorable. Oui, j’ai plus tendance à me fier à mon instinct qu’à des faits établis (ce qu’elle est capable de faire par exemple) puisque de toutes façons, je n’en connais aucune.

Elle comprend un peu l’anglais, ne le parle pas mais on « discute » surtout par signes. Elle accepte de faire mes tuniques, même avec une légère variante par rapport à celle que je lui ai amenée comme modèle, je les veux un peu plus en forme trapèze, et cela ne lui pose aucun problème. Elle me fait comprendre, calendrier à l’appui, qu’elles seront prêtes quatre jours plus tard mais finalement, elle m’a appelée le lendemain midi pour me dire qu’elles étaient prêtes et quand je suis venue les chercher, elles étaient parfaites, exactement ce que je voulais en mieux 😃.

En traversant le marché, je ne résiste pas à prendre en photos quelques « spécialités » pour vous, même si j’ai probablement fait des photos similaires dans les blogs précédents 😜 :

Personnellement, je n’en ai jamais goûté, ou alors sans le savoir 😅.

Ensuite direction le jardin de la Reine, un bel espace de verdure et de fleurs, j’ai besoin de nature après ces quelques jours à Bangkok. C’est un peu à l’extérieur de la ville mais pas trop loin pour une première escapade. Je dois encore me roder à rouler à gauche et au milieu de beaucoup de deux roues qui, eux, sont très à l’aise pour esquiver les voitures, tuk-tuk et autres véhicules qui déboulent ou déboîtent sans prévenir 😬. Là encore, l’immense parking est vide, à peine une dizaine de voitures et autant de motos, je pense qu’on ne va pas se marcher sur les pieds, c’est triste pour eux mais c’est vraiment agréable pour visiter.

L’entrée :

Le jardin des orchidées :

Des plantes rigolotes, aucune idée de ce que c’est 😇 :

La serre aux papillons :

Où est Charlie… il y a un papillon de la couleur de la fleur sur chacune des images 😜

Un peu kitch, mais j’ai trouvé ça rigolo avec le temple hyper sérieux en arrière-plan :

Le temple :

Pour les fans de bonsaïs :

Pour les amateurs d’art contemporain :

10. Chang Mai 1

En route pour l’aéroport, j’ai réservé un taxi la veille, je suis bien à l’heure, le chauffeur aussi et on ne bouchonne absolument pas, moralité je suis arrivée avec deux bonnes heures d’avance, ma porte d’embarquement n’était même pas annoncée ! Je prends mon temps pour manger un petit déjeuner et j’observe les gens qui circulent. Je suis dans l’aile de l’aéroport des vols intérieurs, il y a peu d’européens et peu de monde en général. Enfin l’heure d’embarquer arrive, l’avion est plein contrairement à celui que j’ai pris pour venir en Thaïlande, je suis assise côté hublot, même si je bouquine tout le vol. Quand on a roulé sur la piste et pris de la vitesse avant le décollage, j’ai réalisé que le pilote n’allait pas droit du tout, il faisait des zigzags je me suis demandée s’il était débutant, s’il avait bu ou s’il y avait un fort vent de travers 😳 mais quand il a décollé, c’était plutôt réussi et ça m’a un peu rassurée pour la suite ! Le vol, qui ne durait qu’une heure, est passé très vite. On a été un peu secoué avant l’arrivée sur la ville comme à chaque fois, à cause des courants aériens liés aux montagnes qui sont toutes proches et très hautes. Il n’y a plus de collation servie sur les courts et moyens courriers comme chez nous, mais les hôtesses nous ont distribués, à la sortie de l’avion, un petit sac avec un chausson aux pommes et une mini bouteille d’eau 😅.

Je suis arrivée à mon hôtel en milieu d’après-midi et j’ai pu apprécier le design du bâtiment, très récent, la gentillesse de la gérante et le standing de ma chambre 😲. Grâce au Covid, je peux me payer deux semaines dans cet hôtel, je suis leur première cliente depuis la réouverture de la frontière en novembre et j’ai eu une super réduction (20€ la nuit au lieu de 85€ 😃).

La gérante est aussi pâtissière, son premier métier, et l’entrée de l’hôtel est un magasin, une pâtisserie/salon de thé. Son Strawberry Short Cake est très bon, je n’ai pas encore goûté son gâteau au chocolat, son Fruit Cake ni ses cookies mais je compte bien le faire d’ici la fin de mon séjour 😋.

L’hôtel est une entreprise familiale comme souvent en Thaïlande. La gérante m’a expliquée qu’elle est pâtissière de formation, qu’elle a travaillé dans un grand hôtel à Bangkok puis quand elle a eu son premier enfant, elle a pris un travail de comptable chez Toyota mais au bout de quelques années, et après un deuxième enfant, elle n’était pas heureuse et a donc décidé d’acheter un terrain à Chiang Mai avec son mari et sa mère et de faire construire cet hôtel. C’est son mari, qui travaille pour je ne sais plus quelle compagnie mais qui voyageait pas mal avant le Covid, qui a imaginé et dessiné le bâtiment et c’est elle qui a fait les aménagements intérieurs. Ils ont beaucoup de goût. Lui est en télétravail, elle gère l’hôtel et fait ses pâtisseries que les gens viennent chercher ou se font livrer par Grab (le UberEats/Delivroo local), sa mère aide un peu à tous les postes. Elle est contente parce que ses deux enfants (14 et 7 ans) viennent de reprendre enfin l’école en début de semaine, après un an sans y avoir été ! Ils ont eu quelques cours sur internet au début de la fermeture de l’école (à mon avis, ils sont en école privée 😉), mais ça n’a duré que quelques semaines. J’imagine comme ça a dû être bien difficile pour beaucoup de parents.

9. Bangkok 7

La maison de Jim Thompson

C’était un architecte américain, qui s’est engagé pendant la seconde guerre mondiale, qui finit par être envoyé en Thaïlande en 1945. Il tombe amoureux du pays et décide de faire renaître le tissage de la soie thaïlandaise tombé dans l’oubli pendant la guerre. Il relance la fabrication avec l’aide des habitants du quartier des tissserands et exporte les étoffes, vêtements et accessoires en soie à travers le monde. Sa maison, unique en son genre, est construite sur pilotis comme souvent en Asie, à partir de six différents bâtiments en teck de plus de deux cents ans, démontés, acheminés de différentes régions thaïlandaises et assemblés pour ne faire qu’une seule bâtisse dans la plus pure tradition architecturale thaï. Il a agrémenté l’intérieur de divers objets d’art acquis au cours de ses voyages dans différents pays d’Asie et de différentes époques créant une atmosphère particulière. Il a habité réellement dedans pendant une petite dizaine d’années avant de disparaitre mystérieusement en Malaisie en 1967. Sa maison est enregistrée comme musée national.

Non, je n’ai pas recopié le guide mais je m’en suis inspirée 😜. Voici quelques photos qu’on a été autorisé à prendre, alors que c’est interdit habituellement, parce que c’était le Nouvel An Chinois dixit la guide. A mon avis, c’est surtout parce qu’il n’y avait pas beaucoup de visiteurs 😅.

La maison :

Quelques objets :

8. Bangkok 6

Le Palais Royal

La Thaïlande est une monarchie constitutionnelle un peu comme le Royaume-Uni sauf qu’ici le roi Rama X, roi depuis 2016 seulement, est le chef des Armées et a plus de pouvoir que la reine d’Angleterre.

La mère du Roi, le Roi Rama X, la dernière femme du Roi

Comme il cumule de hautes fonctions, on le retrouve en photo devant les ministères dont il a la charge :

J’imagine assez bien chez nous les portraits en grands comme ça de chaque ministre devant leur ministère 😜.

Le roi Rama X a accédé au trône en décembre 2016. (tapez Rama X dans Wikipédia, c’est instructif). Le peuple pleure encore son père Rama IX qui a régné soixante-dix ans et qui était très apprécié.

Comme tous les monarques, le roi Rama X a un Palais Royal, composé d’un temple et de divers bâtiments de toutes sortes et de toutes fonctions, le tout entouré de hauts murs. Le Roi est très peu dans son palais, il a une résidence secondaire en Allemagne. Mais les grandes cérémonies officielles ont lieu là.

Je me rends là-bas en taxi, j’arrive un peu tard, on a bien bouchonné et le chauffeur ne me laisse pas devant l’entrée du lieu mais sur le côté de l’enceinte. Heureusement qu’on était passé devant juste avant et que j’avais repéré où elle était. A peine descendue de la voiture, je me fais interpeller par un homme qui m’explique que c’est trop tard, c’est fermé. Je lui réplique que j’ai bien vérifié les horaires, qu’il est 14h35 et que ça ferme à 15h30. Il ne se démonte pas et me dit que les guichets sont fermés une heure avant, ce qui pourrait très bien être possible… et il me conseille plutôt d’aller voir plus loin le « Bouddha couché » ou je ne sais quoi d’autre encore. Pour une fois, je ne me laisse pas influencer même s’il insiste lourdement, je finis par lui dire que je perds mon temps, que je vais vraiment finir par arriver trop tard et je m’en vais. Je me retourne pour voir s’il me suis et je le vois faire signe à un tuk-tuk garé plus loin que ça n’a pas marché…je jubile de ne pas m’être faite berner 🥳.

J’arrive à temps sans problème puisque 15h30 c’est bien l’heure de fermeture du guichet et non du site 😅. Je refuse les services d’une guide touristique qui insiste, elle aussi lourdement, me promettant de ne pas me faire payer… ben voyons, je ne la croie pas une seconde 🤪. A l’entrée du site, on doit mettre notre nom et notre numéro de téléphone sur un registre, mais franchement à quoi ça sert ? C’est comme en France quand il fallait donner ces informations au restaurant… je doute qu’ils nous appellent pour nous dire qu’on est cas contact d’un des centaines de visiteurs passés sur le site aujourd’hui et qui a laissé un nom illisible et un numéro de téléphone probablement faux 😜. Avant de payer l’entrée, il faut se soumettre à la traditionnelle prise de température et cette fois j’ai trouvé quelqu’un qui a bien voulu me prendre en photo, on s’est fait engueuler par le gardien juste après, mais c’était amusant !

Comme vous pouvez voir, je suis passée deux fois parce que je n’ai réalisé qu’il y avait la caméra qu’une fois passée la première fois. Pour ceux qui ne voient pas très bien ou qui ne lisent pas l’anglais, dans l’avant-dernier carré à droite, vous pouvez remarquer que : je suis une personne d’âge moyen, que je suis un homme (🤔), que j’ai une expression calme, que je ne porte pas de lunettes…et que ma température est de 36, 5° 😂😂. Et quand je passe la deuxième fois, je n’ai plus que 36,4°, il devait y avoir un courant d’air 😜. Par contre, le gars qui est passé juste après moi : il est jeune et c’est une fille 🙄, ce n’est pas au point leur truc !

Bon assez parlé de moi, place aux images, j’en commenterai certaines mais pas toutes 😅.

Les Gardiens qu’on retrouve souvent aux entrées des sites, c’est le principe des gardiens 🙃 :

La fresque, à l’intérieur, le long du mur d’enceinte, sorte de tapisserie de Bayeux, raconte la légende de l’origine du royaume Ramayana. On y croise des géants, des singes, des dieux, de simples mortels et même des sirènes… j’avoue que je n’ai pas tout compris à part qu’il y a eu des enlèvements, des prisonniers, des esclaves, des incendies, des guerres, bref, rien que du classique dans la construction d’un royaume 😅, je prendrai le temps de lire l’histoire un de ces jours et peut-être que vous aussi si vous êtes curieux. Vous pouvez cliquer sur chaque image pour mieux la voir et zoomer dessus éventuellement 😉.

J’ai tenté une photo panoramique d’une partie des murs pour mieux rendre compte.

Interruption d’une partie de jambes en l’air par répression ? Ou c’est parce que sa belle est quelque part au milieu de tout ce petit monde, qu’il vient la récupérer et qu’il n’est pas content ?

On retrouve un peu ce genre d’images en Grèce, ou dans le Kama Sutra…

Et là, ça ne fait pas penser à Ulysse ?

D’ailleurs, voilà les sirènes 🧜🏽‍♀️

Passons maintenant un peu à l’extérieur pour une vue des bâtiments, certains sont tellement proches qu’on ne peut prendre en photo que le toit mais ça reste joli quand même 😉.

Le Grand Chédi Doré et les petits bonhommes qui le soutiennent :

Le temple des cérémonies et détail de son toit qu’on retrouve sur les quatre côtés :

Le temple du Bouddha d’émeraude :

J’ai la chance d’assister à la relève de la garde, on n’est pas sensé prendre de photos, je me fais discrète mais pas assez puisque je me fais repérer par le chef qui me demande d’effacer la photo que je viens de prendre, je lui obéis, et m’exécuterez devant lui mais il n’a pas vu que j’en ai pris d’autres… oui, je sais, c’est mal, mais d’un autre côté, aucun de vous ne va les agrandir et les afficher sur les réseaux sociaux, n’est-ce pas ? Et puis, si ça vous choque, vous n’êtes pas obligés de les regarder 😉. Quel dommage que vous ne puissiez voir la vidéo, quand ils défilent, les soldats « trainent/claquent » des pieds un peu comme s’ils faisaient des claquettes, c’est rigolo, on s’attendrait presque à les voir enchainer une chorégraphie genre « We’re dancing in the sun, just dancing in the sun 🎶🎵🎶 « … mais non. Du coup, j’étais déçue 😞.

Des détails pris au hasard de ma balade :

7. Bangkok 5

Balade dans un vieux quartier, Talat Noï

Il fallait que je prenne une fois au moins un Tuk-Tuk, et c’était l’occasion 😃
Talat Noï, j’ai flâné dans ces petites rues, au hasard…

Le quartier est divisé en « métiers », ici, la mécanique :

Et ça, c’est tout à fait normal 🤪

Chinatown

Dans le prolongement de Talat Noï, il y a le quartier chinois. Je n’ai pas fait toutes les rues parce qu’il est immense et que j’en avais déjà fait une bonne partie il y a quatre ans 😅.

C’est le nouvel an chinois en ce moment. La date précise est le 1er février cette année mais les festivités durent deux semaines autour de cette date.

Installation d’un street food

Temple dédié au Roi Rama X, enfin j’imagine, vu le grand portrait 😉

Des kilos de bananes en offrandes, peut-être qu’elles sont pour des éléphants 🤔

Pas de doute, c’est bien le Nouvel An Chinois 😅

Décor dans la station de métro

6. Bangkok 4

Aperçu de mon hôtel, qui a une belle réception en teck, et de ses environs…

Aujourd’hui, c’est balade un peu au hasard, même si j’ai repéré un lieu recommandé sur Trip Advisor qui s’appelle « Bangkok Market » et qui a l’air bien. Pour y accéder, il faut traverser un centre commercial un peu luxueux mais pas autant que celui d’hier et qui a une déco pour le nouvel an chinois :

Bangkok Market n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais et c’est la dernière fois que je me fie à ce guide qui n’en est pas un 😩. Il s’agit en fait d’un énorme centre commercial (et oui, encore !) qui est dédié à la culture coréenne. Sauf qu’à cause du Covid, il n’y a pas de coréens et l’endroit est désert, limite fantômatique, pas de boutiques à part un supermarché 😳.

Bangkok est une ville de grands buildings pour lesquels les architectes ont rivalisé d’idées. Je ne peux pas tous les prendre en photos mais en voilà encore quelques uns. Je crois qu’un jour, que j’irai prendre un verre dans un de ces « roof top » pour voir ça d’en haut 😃.

5. Bangkok 3

De retour vers Wat Arun, le batelier a pour mission de me déposer à l’embarcadère du « public boat », équivalent du métro ou du bus mais sur le fleuve. Bien évidemment, je n’ai pas de plan de la ville, un téléphone sans 4G, juste pour prendre des photos, et aucun wifi aux alentours, j’ai seulement un petit papier, preuve de dépôt de consigne de mes bagages, avec le nom de mon hôtel dessus « Hotel Icon Bangkok », il n’y a même pas l’adresse 😬. Je montre donc le papier au préposé de l’embarcadère qui, après un bon temps de réflexion, me fait comprendre qu’il m’indiquera le bon bateau et qu’il faut attendre… grande spécialité de ce pays où il n’y a pas d’horaire d’aucun transport en commun que ce soit, à part les avions mais heureusement sinon ça pourrait mettre une belle pagaille ! Finalement, mon bateau arrive. A bord, je demande à la vendeuse de ticket où je dois descendre, elle regarde mon papier, appelle un collègue, ils se questionnent un moment puis m’annoncent « Icon Siam ».

A l’arrêt indiqué, je descends mais j’ai quand même un doute, j’ai beau ne pas avoir un grand sens de l’orientation, j’ai photographié mentalement la carte de Bangkok et je sais que mon hôtel n’est pas sur cette rive…De fait, ça n’a rien à voir même si ça porte le même nom que mon hôtel qui est « Icon Hotel Bangkok » 😅. C’est le grand centre commercial des gens riches, il n’y a que des noms de haute couture et autres magasins d’articles de luxe. Je me dit que puisque je suis là, je vais visiter par curiosité et en profiter pour chopper du wifi qui est sûrement très efficace et gratuit dans le mall.

Le hall d’entrée est incroyable et il y a un agent de sécurité qui m’arrête parce que je ne suis pas passée devant la caméra. Je ne comprends pas bien pourquoi je dois être filmée jusqu’à ce qu’il me montre un écran, en face de moi, où j’apparais avec ma température corporelle inscrite, telle une auréole, au-dessus de ma tête, j’en reste baba et ça me fait une drôle de tête 😂. Je n’ai pas osé demander à prendre une photo de ça, mais je le ferai à l’occasion, c’est bluffant. Je me suis demandée s’il y avait autre chose que la caméra pouvait détecter…

Dans le mall, il n’y avait pas une foule énorme mais il y avait la queue devant les magasins connus, quelques personnes mais quand même ! Je n’ose pas imaginer hors Covid 😅. En tous cas, il n’y avait rien de bien passionnant pour moi et surtout tout était bien au-dessus de mes moyens.

Une fois mon itinéraire chargé sur mon téléphone, je me dirige vers l’embarcadère pour traverser le fleuve et continuer vers mon hôtel, j’ai bien attendu une demi-heure puisque je venais de rater le bateau précédent, mais j’ai toujours mon bouquin. L’avantage de voyager avec des riches, c’est que leurs navettes sont gratuites 😜.

Une fois sur la bonne rive, je décide de prendre le métro, sinon, c’est deux heures de marche pour retourner à l’hôtel et il fait 30°, je ne suis pas très motivée 😇. Pour entrer dans le métro, il faut prendre sa température en passant sa main ou son avant-bras devant un thermomètre.

Le métro est très propre et il n’est pas bondé à cette heure-là. Je suis la seule blanche et la seule avec des cheveux gris…j’ai vu des asiatiques avec des cheveux bleus ou rouges, je devrais essayer, je me ferais moins remarquée 😜.

4. Bangkok 2

Balade sur la Chao Phraya

Il y a encore quelques canaux qui permettent de circuler entre certains quartiers, même si la plupart ont été transformés en rues maintenant. En tant que bonne touriste, curieuse de la vie locale, je me suis laissée convaincre par le batelier d’un long-tail boat de faire une balade d’une heure et demi avec lui. J’avais le bateau pour moi toute seule, c’était cool, j’ai pu enlever le masque 😃.

A peine cinq minutes après le départ et à l’entrée du Khlong (canal), nous sommes à l’arrêt pour dix minutes pour cause d’écluse. Heureusement que j’ai pris mon bouquin parce que mon batelier ne parle pas anglais et il n’y a rien de joli à voir…mais j’ai quand même fait des photos 😜.

Après ce petit arrêt en plein soleil (heureusement qu’il y avait une toile au-dessus de ma tête !), mon gondolier met plein gaz et j’apprécie le vent sur mon visage et dans mes cheveux. Je me délecte de ce paysage qu’on ne voit que depuis le canal, une succession de maisons dans des états variables, on peut voir de belles demeures en teck comme des masures faites de bric et broc, il y a aussi des friches, des temples, des marchés flottants…

3. Bangkok 1

Wat Arun

Je suis tout en bas de l’image 🤪

Il s’agit d’un temple bouddhiste d’inspiration hindoue. Pour les puristes, allez voir sur vos sites d’informations de prédilection pour avoir plus de détails 😉.

En tous cas, ce que j’ai aimé, c’est l’arrivée en bateau qui offre une belle vue sur le site (même si j’étais en peu en contre-jour, il suffit de voir sur les photos 😬), le calme du lieu (peu de touristes), les mosaïques qui recouvrent les structures en pain de sucre, les petites statues cachées dans des recoins et bien d’autres choses encore.

2. Le voyage

Je fais mon PCR 48h avant le départ, non sans avoir un peu peur du résultat vu le nombre de patients probables « cas contacts » soignés au cours de ces dernières semaines… mais c’est tout bon, je suis négative 😅.

Et voilà, le grand jour arrive…. Cathleen m’emmène à l’aéroport, cette fois, elle n’aura pas à aller chercher une chaise roulante, je pars sur mes deux pieds 😇.

Je suis en avance et très détendue mais évidemment c’était trop beau. Je voulais faire filmer ma valise pour éviter qu’on me vole ou qu’on m’ajoute des choses dedans mais quand j’arrive à l’endroit où l’on peut faire ça, bien sûr, à l’opposé de là où Cathleen m’a déposée près de mon guichet d’enregistrement, il y a au moins une dizaine de familles devant moi avec chacune trois voire quatre valises par caddie. Je patiente une dizaine de minutes puis je laisse tomber et retraverse le hall pour aller m’enregistrer. J’ai tous mes documents en format papier : pass vaccinal, Thai Pass, attestation d’assurance, preuve de la réservation de l’hôtel. Tous, et non, tous sauf un… le papier indiquant mon PCR négatif que je n’ai que sur mon téléphone. Comme je n’ai pas d’imprimante portable sur moi, la dame du guichet me suggère d’aller à la pharmacie laquelle est habilitée à l’imprimer. Je retraverse une nouvelle fois le hall…oui, la pharmacie est à côté de la machine à empaqueter les valises…et moyennant une nouvelle attente de dix minutes et payé 3 euros, je repars avec mon précieux sésame imprimé 😅. Une fois tout en règle, j’ai juste le temps de passer tous les contrôles (heureusement, il n’y a pas grand-monde), de regarder deux-trois choses au Duty Free (normal) et de m’installer en salle d’embarquement où il n’y a pas foule. De fait, l’avion est au trois quart vide et c’est cool, j’ai trois places pour moi toute seule, je vais pouvoir m’allonger pour essayer de dormir un peu, il y a quand même onze heures trente de vol.

C’est la fin de l’embarquement, vous remarquerez que les coffres sont vides 😉

A l’arrivée, avec une heure d’avance grâce aux vents favorables, après avoir passé dans les premières, donc rapidement, les différents contrôles de Thaï Pass, passeport, test PCR, et récupéré ma valise aussi vite, je suis obligée d’attendre une grosse demi-heure que la seule passagère qui va dans le même hôtel que moi se présente au point de rendez-vous « pour tous les passagers devant être testés », et que finalement un minibus vienne nous chercher.

Arrivée à 6h du mat’ à l’hôtel où je suis « confinée » dans ma chambre, je commande un petit déjeuner puis patiente jusqu’à 8h30. Là, on me téléphone pour que je descende me faire tester, quelqu’un de l’hôpital vient faire les PCR nasopharyngés (et salivaires, deux précautions valent mieux qu’une 😅) puis je retourne dans ma chambre, où je tue le temps tant bien que mal entre sieste, lecture, séries et escapade au dernier étage de l’hôtel qui a une piscine et une belle vue, histoire de prendre l’air. 

Fin de journée sur Bangkok

Je mange un délicieux Pad thaï et j’attends le résultat de mon PCR qui doit tomber dans la soirée.

NEGATIVE 🥳, j’avoue que je suis soulagée, je n’avais pas spécialement envie de restée confinée sept jours dans cet hôtel ni dans aucun autre d’ailleurs…

Pour fêter ça, je décide d’aller me faire masser. Après tout, il n’est que 19h30, certes je n’ai pas beaucoup dormi mais je suis surtout restée assise ou allongée depuis presque 24h alors j’ai besoin de booster un peu mon système circulatoire et deux heures de massage me semblent tout indiquées 😇. Suivant les indications du lady boy de l’hôtel, j’ai eu la chance de trouver rapidement un salon et de tomber sur une masseuse hors pair, mais qui a dû oublier à un moment que j’avais demandé un massage cool. J’ai quand même eu envie de la frapper quelques fois, surtout quand elle insistait sur les mollets et les cuisses 😰. Mais bon, au moins, moi qui ressemble d’habitude à Bibendum après autant d’heures de vol et malgré les collants de contention, j’ai dégonflé très vite 😉.

Après le massage, je me mets en quête d’un endroit où diner. J’étais sur un très gros boulevard qui n’offrait rien d’intéressant à part un Mac Do, un Burger King et un Starbuck…je ne l’invente pas ! Je prends donc la première rue qui part perpendiculairement après le salon en espérant tomber sur un petit resto local. En fait, c’est très local, mais comment dire, il y a plutôt des bars, très animés et il y a des dames, de chaque côté du trottoir, qui respectent bien la distanciation sociale de deux mètres entre elles et qui, je le soupçonne, font sûrement des massages mais bien plus « personnalisés » que celui que je viens d’avoir 😜. Ne me sentant pas super à l’aise dans cette ambiance où il y a pourtant pas mal d’européens…je décide de faire demi-tour.

Je me risque à traverser cet énorme boulevard (pour me rendre compte cent cinquante mètre plus loin qu’il y avait une passerelle pour piétons !) et je rejoins un petit resto tenu par toute une famille sous un hangar. Je commande des gambas grillées au BBQ et une soupe de coco au poulet. C’est délicieux mais j’ai juste oublié de demander que la soupe soit « peu épicée » et j’ai failli m’étouffer avec la première cuillère 🥵, ça a été mieux pour les suivantes, je retirais les petits morceaux de piments au fur et à mesure 😅.