
Armée de mon dictionnaire, je fais comprendre au proprio que je dois aller à la gare routière pour prendre le bus afin de rejoindre Mae Towo (alias Tha Song Yang), ma destination finale, le village où vit le père Alain. En fait, ce ne sera pas un bus mais un songthaew, une sorte de « bétaillère » à deux bancs qui se font face, très pratique pour transporter plein de monde. Nous arrivons à 9h30 et par chance le songthaew doit partir à 10 heures, heure thaï, donc 10h30. Je préviens le Père Alain de ne pas m’attendre pour déjeuner.



Juste sous la tente qui sert d’arrêt de bus, il y a une vente de médailles bouddhistes pour protéger les voyageurs, j’en achète une au cas où 😇.
Et c’est parti pour plus de deux heures de virages… Une chance, nous ne sommes que deux dans le songthaew, au moins jusqu’à la dernière demi-heure de voyage où d’autres gens monterons. Il faut se cramponner en permanence, bien caler ses affaires, parce qu’il n’y a pas de fond au véhicule. Quand une côte est bien raide, on se cramponne doublement dans les montées et on peut se relâcher un peu dans les descentes 😅.

On évolue au milieu des champs, des petits villages et dans les montagnes, c’est très varié, c’est magnifique. Bien que ce soit la saison sèche, c’est quand même très vert grâce aux bananiers, aux bambous et à de grands arbres avec des grandes feuilles, qu’il y a à profusion, cousins du teck. Il y a aussi quelques arbres sans feuille mais avec des petits fruits rouges ou oranges qui mettent une touche de couleur dans cet océan de verdure (que je n’ai pas réussi à prendre en photo, ils sont souvent loin de la route).















Même si le songthaew n’est pas hyper confortable, c’est agréable de voyager en plein air, on profite de senteurs très variées : odeur de végétaux mais aussi de nourriture grillée quand on passe devant un resto de bord de route, ou moins cool, une odeur de gaz d’échappement quand on est derrière un camion…
J’arrive enfin et je ne suis pas fâchée de lâcher ma barre 😜.