17. Chiang Mai 8

Earth Home

J’avais demandé à Sara où je pouvais loger pas loin de leur « ferme » et elle avait appelé un endroit qu’elle connaissait bien « Earth Home », qui a l’habitude d’héberger les gens qui viennent leur rendre visite. Elle n’était pas sûr que ce soit possible puisque c’était fermé depuis le début du Covid…Une chance que ce soit elle qui ait appelé, la propriétaire du lieu a accepté de m’héberger alors que le site n’est pas encore ouvert officiellement. Si j’avais appelé moi-même, elle m’aurait dit que c’était fermé, ainsi que Google l’indiquait 😉. J’arrive donc là-bas en début d’après-midi, c’est dans un tout petit village entouré de champs de cultures variées. Thongbae, la propriétaire m’accueille avec gentillesse. Elle me montre ma chambre et me propose de visiter ses constructions et son jardin. Au fil des années, elle a construit, avec des bénévoles, des bâtiments à diverses vocations : chambres, dortoir, cuisine, réfectoire, salle de cours… En effet, elle accueille et héberge des gens ou des familles qui veulent apprendre la permaculture et/ou comment prendre soin de la nature, des animaux et/ou comment construire soi-même sa maison. Elle a ouvert des classes de week-end pour les enfants de son village et des alentours pour leur faire prendre conscience de l’importance de respecter la nature et de savoir cultiver les choses essentielles pour se nourrir. Elle est secondée par des bénévoles qui l’aident à tout entretenir et à proposer des activités variées selon leurs aptitudes (peinture, cuisine, bricolage). En ce moment, depuis le début du Covid, elle s’occupe de tout toute seule, avec un peu d’aide de son mari et de ses enfants quand ils peuvent. Elle est en train de tout préparer pour la réouverture prévue par le gouvernement (si tout va bien) début mars. Je vous conseille d’aller voir son site pour plus de détails si vous voulez : http://www.earthhomethailand.com

Le hall commun des chambres d’hôtes

Petit jardin zen au centre du hall

Un mur de la salle de cours

Création avec des bouteilles de bière

La cuisine des bénévoles

Il y a même un four à pain et pizza

Le réfectoire

La douche dans ma salle de bain, admirez le mur 😉

Abat-jour en écorce d’arbre, bon, ce n’est pas très évident avec la lumière allumée 😬

Et maintenant petite visite d’une partie de son jardin, je n’ai pas tout mis, ses serres en particulier mais elles étaient impressionnantes :

Aloe Vera et je ne sais plus quoi d’autre à côté 😇

Thongbae à côté des haricots. Il y a de l’eau qui serpente à travers le jardin.

Gingembre et Curcuma qui mijotent sous la paille, ce n’est pas encore le moment.

Du poivre, qui est vert pour l’instant, il va passer au rouge puis devenir noir 😉

Je n’ai pas compris le nom mais épice qui rentre dans la composition des plats thaïs.

La vue de la terrasse au-dessus de la salle de cours

A la lisière de son terrain, champ de Galanga, plante aromatique très prisée dans la cuisine thaï, qui aurait des vertus curatives contre le Covid, les premiers essais qui l’associent au gingembre et au curcuma pour créér un médicament seraient probants, alors ils commencent des cultures à grande échelle…

Je dîne le soir avec Thongbae et son mari. Bien qu’elle ait appris l’anglais uniquement avec ses visiteurs, elle se débrouille très bien et nous avons une conversation très soutenue pendant que son mari écoute (de temps en temps elle lui traduit ce que je dis parce qu’il ne comprend pas trop bien l’anglais). Elle m’explique son parcours : à l’origine, elle vient de ce village, ses parents y habitent encore aujourd’hui, puis elle a fait des études de commerce et elle est partie à Bangkok pour travailler dans une compagnie qui vendait des vêtements. Elle a rencontré son mari là-bas, il travaillait dans une entreprise d’Etat, genre EDF, si j’ai bien compris. Ils ont eu deux enfants et quand la dernière a eu 4 ans, Thongbae a réalisé qu’elle bossait comme un robot et que ce n’était pas ce genre de vie dont elle rêvait pour elle ni pour sa famille. Alors elle a commencé à s’intéresser à la permaculture, à se renseigner sur le prix des terrains dans son village et a décidé, avec son salaire plutôt confortable, d’en acheter un grand pour y construire une maison et y faire son potager. Ses parents, ses amis et même son mari l’ont traitée de folle de lâcher un boulot qui rapportait pour venir cultiver des légumes, ça leur paraissait à tous un truc complètement aberrant de faire. Pourtant, elle a persisté et a même choisi pour la construction de sa maison des matériaux qui avaient déjà une histoire, elle a fait de la récupération de planches, poteaux, sculptures en bois là où elle a pu, souvent sur des bâtisses abandonnées, en pleine campagne. Toute la famille a emménagé, son mari ayant réussi à trouver un emploi à une vingtaine de minutes de chez eux.

Sa maison respecte la tradition, pièces de vie en bas et chambres en hauteur.

Monkhon, dans le salon, sur son téléphone, il n’y a pas la télé.

Pas de doute, elle est bien grand-mère 😉

La pièce de vie.

Le coin salle à manger au fond.

Des Mandragores 😜.

Les éternels poissons 🐟.

Malgré l’orage carabiné et la pluie violente qui lui a succédé et qui a duré une bonne heure et demi, faisant un boucan de tous les diables sur le toit en métal, nous avons beaucoup discuté de l’avenir de la planète, d’écologie, de médecine (Covid, vaccin et médicaments entre autres), de l’attitude du gouvernement, du changement des mentalités en Thaïlande, de mondialisation, bref, une soirée très instructive qui a fait écho à ma façon de voir les choses. 

Et on a remis ça le lendemain au petit déjeuner, on avait encore plein de choses à échanger, cette fois surtout autour des enfants, de leur éducation et de leur avenir. Son fils, qui habite le village, a un enfant de 3 ans qu’elle ne veut pas voir aller à l’école, elle dit que le système scolaire les formate trop, elle va lui faire la classe quand il sera en âge et elle va surtout lui apprendre les vraies valeurs de la vie, elle a déjà commencé, il jardine, soigne les animaux avec elle et observe son grand-père bricoler. Sa fille est retournée à l’université, après des études et un job de commerciale quelques années qui ne la rendait pas heureuse, elle suit des études en pharmacologie pour pouvoir ensuite apprendre utiliser les plantes pour soigner ou soulager les gens. Elles ont un projet commun, cultiver des plantes médicinales bio et créer des soins naturels dont elles veulent faire bénéficier les gens qui n’ont pas les moyens d’aller à l’hôpital ou les gens qui ont envie de se soigner autrement ou qui veulent compléter leur traitement allopathique. J’espère qu’elles pourront mener à bien ce beau projet.

16. Chiang Mai 7

En route pour le nord, à mi-chemin entre Chiang Mai et les montagnes frontalières avec la Birmanie, je vais rendre visite à Sara et Chan qui vivent dans un éco village qui s’appelle Pun Pun Farm et je dormirai la nuit à Earth Home, une maison d’hôtes une peu originale, j’en parlerai plus au prochain épisode 😉. On a essuyé un orage carabiné hier soir tard, pendant au moins deux heures, avec une grosse pluie tropicale, mais la route est sèche ce matin 😅.

La route devait durer une heure et demi en scooter mais c’était sans compter mes nombreux arrêts pour prendre des photos, j’ai bien dû mettre une bonne heure de plus en comptant ma pause repas qui a été rapide pourtant 😉.

Je l’avais vu la semaine dernière en allant à la cascade mais je n’avais pas eu le temps de m’arrêter, c’est chose faite.

Je trouve qu’il est un peu flippant avec ce ciel en arrière-plan. On ne se rend pas compte mais il est très haut et je me sens toute petite à ses pieds.

Un des gardiens de la place, il y en avait quatre comme ça.

Une partie de ma quatre-voies qui s’est enfin dégagée.

Finalement, j’aperçois les montagnes au loin, pour l’instant le temps se maintient…ce n’était pas gagné, il devait pleuvoir une bonne partie du week-end…

Pause repas, personne ne parle anglais dans le village mais je finis par me faire comprendre (le langage des signes disant « manger » est universel !) et on m’indique un resto. J’ai pris des nouilles, une valeur sûre, et ça avait l’air d’être « du fait maison », elle avait une grosse marmite fumante et il n’y avait visiblement que des habitués. Bon, en fait, je pense que seul le bouillon était fait maison, elle a pris un sachet de nouilles contenant des morceaux de je ne sais quoi déshydratés (qu’on voit dans la vitrine à côté de ma table) et a rajouté quelques petits bouts de porc sortis de son congélateur et a tout mis dans le bouillon…et c’était très bon, comme quoi 😇. Je vous ai mis une photo des éternels quatre pots qu’on retrouve sur toutes les tables de restaurant : piments forts, piments très forts, sauce pimentée forte et sucre. Perso, je ne les utilise jamais !

Dans le village :

Le supermarché. Si on agrandit l’image, on voit des chaussures devant, les gens se déchaussent pour y entrer.

Une habitation, au pied de l’antenne Wifi 😱

Une boutique/café

Une boutique qui ressemble à un resto, mais ils ne devaient faire resto que le soir parce qu’ils m’ont fait comprendre qu’ils ne servaient pas à manger et m’ont envoyée au resto de nouilles. Ou alors ce sont des tables familiales qui sont là, ce qui serait tout à fait possible, les petits commerçants vivent là où ils travaillent et souvent en famille…

Retour sur la route, c’est très vert bien que ce soit la saison sèche, on sent que les montagnes doivent arrêter les nuages dans le coin. Le paysage est très rural, les champs ont des cultures variées, il n’y a pas que des rizières !

Je traverse de tout petits villages, c’est très calme, je pensais voir plus de vie, c’est samedi…mais c’est l’heure de la sieste peut-être 🤔.

Ce n’est pas une piscine en construction qu’on voit à gauche mais un bassin à poissons 😉. En Thaïlande, beaucoup de maisons en ont, à la ville comme à la campagne, c’est pour attirer la prospérité.

Un petit marché local

Deux arrêts de bus. Le premier que j’ai vu était en piteux état alors j’en ai trouvé un en meilleur état après, rien que pour vous 😜.

Un bar, mais vue la déco, je pense que vous aviez deviné 😇.

Et bien sûr, chaque village a son temple :

Il y a la vieille entrée sur la gauche et la nouvelle sur la droite, mais les deux vont au même endroit…

Le Stuppa

L’ancien temple

Le nouveau

15. Chiang Mai 6

Vendredi, virée dans les environs avec Catherine pour sa dernière journée avant son départ demain. Nous avons loué deux scooters, j’ai pris un 125 cc cette fois, je veux pouvoir faire de la route ce we 😜.

Tout d’abord, petit arrêt à l’hôpital où Catherine doit faire un test antigénique pour son vol de demain. Heureusement, il est tôt et il n’y a pas trop de monde mais ça prend quand même plus d’une demi-heure, le temps de vérifier son passeport, de remplir les documents, de payer (800 THB soit 21 € environ) et de faire le test en lui-même. J’ai bien cru que Catherine allait claquer la fille qui lui mettait le coton-tige dans le nez, apparement elle allait trop loin et tournait trop longtemps, et en plus, elle a fait les deux narines et le fond de la gorge, la totale. Je l’entendais tentant de lui expliquer que ce n’était pas utile d’aller si loin etc…peine perdue, la fille ne parlait pas anglais, je n’aurais pas aimé être à la place de Catherine… Pendant ce temps là, je prenais la plaque de mon scooter en photo pour pouvoir le retrouver facilement au milieu de tous les autres, quand j’ai senti qu’une fille m’observait, postée juste à côté de moi, semblant attendre que je termine. J’ai réalisé que c’était son scooter que je prenais en photo, le mien était garé 5-6 scooters plus loin 😂.

Même si nous n’allons pas très loin de Chiang Mai, il nous faudra une heure pour rejoindre le parc Ob Khan, en commençant une partie du parcours sur les 4 voies de la ville, rien d’agréable. Heureusement la deuxième moitié du trajet se fait en campagne et c’est bon de sentir l’air frais et de voir de la verdure. Une fois arrivées, on se rend compte qu’il est fermé pour cause de Covid (c’était marqué sur Google mais je ne l’ai pas cru, des fois ce n’est pas à jour, mais là, si 😩). Nous avons bien tenté de convaincre le garde du parc de nous laisser entrer mais il n’a rien voulu savoir comme on pouvait s’y attendre 😬. Les parcs nationaux sont payants et ne sont pas rentables sans touristes, ils limitent donc le personnel et l’entretien, ce qui peut se comprendre mais c’est quand même un peu frustrant…alors on se balade un peu autour de l’entrée.

Pas de doute, c’est la saison sèche, les insectes cherchent à manger.

Sur la route, un Wat (temple) nous attire, la vue a l’air d’y être belle et de fait…

Toujours sur la route :

On décide de continuer plus au nord où il y a l’air d’y avoir une cascade, on a très envie de se baigner. Sur la route, on passe devant un parc aquatique, on se dit qu’on va attendre la cascade. Sauf que le temps passe (on doit rentrer pour la cérémonie de remise des diplômes de Catherine, Sara et Chan à 17h), il ne faut pas compter les kilomètres ici mais plutôt le temps de route et on commence à avoir bien faim, surtout moi, et quand j’ai faim, je suis grognon 🙄… J’avais repéré un restaurant végétarien pour Catherine à une dizaine de km de là quand j’ai eu un doute sur son existence actuelle, beaucoup d’endroits ont fermé à cause du Covid et surtout les restaurants. N’ayant pas de moyen de vérifier s’il est ouvert, et pour ne pas faire de route pour rien, on décide de manger dans un petit resto qu’on vient de dépasser et qui est ouvert. La déco n’est pas très thaï mais la nourriture l’est 😉.

Après manger, on décide finalement d’aller au parc aquatique, il est sur la route du retour et ouvert. C’est kitch à souhait, il n’y a pas de vraie piscine mais des dizaines de jeux aquatiques, ce n’est pas vraiment ce dont on rêvait… Mais bon, on a vraiment envie de se baigner alors après s’être acquittées du prix de l’entrée qui nous donne accès au parc et aux activités, tyrolienne comprise 😲, nous entrons.

On était 4 en tout dans l’eau et sur les structures, il y avait deux enfants en plus de nous… il y avait plus de maître-sauveteurs que de personnes dans l’eau et ils nous surveillaient comme si on risquait de se noyer à tout bout de champ…On a quand même passé un bon moment 😃

Puis on est rentré sans traîner, au milieu des embouteillages en arrivant en ville, c’était l’heure de sortie des écoles…mais on a pu dire au revoir à Sara et Chan (qui rentraient dans leur ferme au nord à 1h30 de route) et faire la cérémonie pour Catherine 😅.

Et le soir, pour clore cette belle rencontre avec Catherine, on est allé acheter à dîner dans un de nos marchés de nuit préféré, on s’est installé sur une des tables mises à disposition exprès et on a passé une bonne soirée 😃.

14. Chiang Mai 5

Chez PP et Aire vendredi dernier, j’ai fait la connaissance de Catherine, une française qui vit du côté d’Aix en Provence. Elle est arrivée il y a 3 semaines pour faire la totalité de la formation en une fois et a déjà fini les cours 1, 2 et 4, elle était la seule élève 😉. Les cours sont regroupés en 1 et 2 : massage traditionnel et, 3 et 4 : massage thérapeutique. On n’est pas obligé de faire 3 et 4 dans l’ordre parce que ça concerne deux parties du corps différentes, ce n’est pas une suite. C’est pour cela qu’Aire a inversé l’ordre pour Catherine afin qu’elle puisse faire le cours 3 avec moi, ça allait être plus sympa pour elle d’avoir un autre « cobaye » qu’Aire et PP ! Je ne l’ai pas beaucoup vue du we, même si on a dîné ensemble un ou deux soirs, parce qu’elle faisait la formation « foot massage ». Quel courage, moi je sais que les deux dernières fois, à la fin de la semaine, je n’avais qu’une envie, c’était d’aller m’aérer ! Quand arrive le lundi, on se connaît déjà bien toute les deux, on est rejointes par Sara (une japonaise) et Chan (un thaïlandais) qui vont faire le niveau 1.

Catherine (dont c’était l’anniversaire ce jour-là) avec PP et Aire

Sara et Chan au travail. Et oui, on a les masques 😩.

L’école, qui n’a pas changé, les plantes ont juste poussé 😃.

Ça travaille sérieusement, même être le patient c’est parfois difficile 😬.

Pause repas, on mange végétarien tous les midis 😅.

Fin de la dernière journée de la semaine, contrairement aux deux autres filles, je n’ai pas l’air fraîche, ça promet pour la semaine prochaine 😅.

Ma première semaine de cours est déjà terminée, le temps passe si vite !

Pour finir, quelques curiosités glanées ici ou là au gré de mes balades…

Une poule et ses poussins qui se promènent sur le « trottoir »

La Nature gagnera toujours !

Une maison où il y a un élevage de coqs pour les combats, une spécialité de la Thaïlande.

C’est l’heure de l’école 💼.

Juste parce que j’aimais bien les couleurs 😜.

Ça m’a rappelé la fois où on avait ramené une citrouille sur ma mobylette avec Fabienne 😅.

C’est plus pratique pour trimballer des gros trucs cette moto !

13. Chiang Mai 4

Sticky Waterfalls

Dimanche, j’ai envie de m’éloigner un peu plus. Je jette mon dévolu sur une cascade au nord de la ville.

Il ne fait pas très chaud en scooter dès qu’on sort de la ville, heureusement que je me suis équipée en prévision ! Je dois rouler un bon moment sur une deux fois trois-voies et c’est parfois un peu flippant, il faut être attentif à tout, on peut être rapidement surpris. Normalement, la voie la plus à gauche est réservée aux scooters, aux motos et aux rares vélos (je vous rappelle qu’on roule à gauche 😇), mais en pratique, c’est une voie qui sert aussi de parking aux voitures qui stationnent devant les boutiques du bord de route, et qui déboîtent des fois sans trop se préoccuper de qui arrive, ou de voie pour motos qui roulent à contre-sens. C’est un concept assez particulier mais quand on sait que sur ces deux fois trois-voies, on peut parfois faire 3 ou 4 kilomètres avant de pouvoir tourner ou faire demi-tour, certains trouvent plus rapide de rouler à contre-sens…Heureusement les derniers vingt-cinq kilomètres se font sur une route à double sens et beaucoup moins fréquentée.

Curiosité rencontrée en bord de route, sur un parking avec des commerces, il y avait quelques touristes qui faisaient la queue pour y monter.

En chemin :

L’arrivée à la cascade se fait sur une route au milieu de la forêt, c’est vert et très calme. La cascade donne sur une petite montagne au loin.

La particularité de cette cascade est d’être formée par des sédiments contenus dans l’eau qui se déposent au fur et à mesure en couches lorsque que l’eau s’évapore, à la manière des stalagmites dans les grottes. Ça donne un sol râpeux comme de la pierre ponce et ça permet de grimper le long de la cascade, surtout à cette époque où le débit n’est pas très important. C’est super sympa à faire, à certains endroits, il y a des cordes pour aider les gens parce que c’est quand même raide 😜.

Elle n’est pas facile à apercevoir ici mais la cascade est au centre de l’image, l’eau est transparente et le fond est beige. J’ai essayé de zoomer pour vous montrer, on voit même des gens dessus, mais c’est vrai que le débit n’est pas très fort 😅.

Une fois encore, il n’y avait pas grand-monde et je crois que c’est une grande chance d’avoir pu être là dans de telles bonnes conditions parce qu’on sent que ça doit être un lieu très fréquenté habituellement, surtout par les touristes. J’ai passé un très bon moment, j’ai grimpé le long de la cascade, je me suis baignée dans les petites piscines naturelles et j’ai bouquiné au soleil, bercée par le son de la cascade et le chant des oiseaux.

Quelques petites curiosités :

On doit mettre les claquettes noires qu’ils proposent…déjà il n’y a pas ma taille (41), je suis côté femmes, les asiatiques sont petites et doivent chausser au maximum du 39 😜 et ensuite je ne trouve pas ça super sain de mettre des chaussures qui ont été portées par je ne sais qui…de plus aux toilettes 😳 mais bon, même pas peur !

Ça tombe bien, ça ne me serait pas venu à l’idée 😇.

Du coup, je suis restée dans la cascade 😅.

J’ai fait comme les autres, j’ai grimpé quand même 😉.

12. Chiang Mai 3

Lac de Huay Tung Tao

Samedi, j’ai envie de fraicheur et de baignade. Après quelques recherches sur internet, me voici en route pour un lac qui n’est pas trop loin de Chiang Mai.

C’est un grand lac, autour duquel il y a des « cabanes » sur pilotis pour déjeuner en famille ou entre amis. Il y a une partie du lac réservée aux pêcheurs, une autre aux pédalos, une troisième aux gens qui viennent avec leur pique-nique et la dernière, aux « restaurants ». Il s’agit plutôt de cuisines en plein air puisque les gens mangent dans leurs cabanes où les serveurs viennent leur apporter ce qu’ils ont commandé.

L’endroit est très agréable mais je n’ai pas osé me baigner, seuls deux jeunes enfants sont allés dans l’eau pendant l’heure et demi où je suis restée 😬. J’ai oublié que les Thaïlandais ne se baignent pas facilement, ils trempent leurs pieds dans l’eau ou parfois se baignent tout habillés dans des cascades 🙄 sans compter que pour eux, c’est la saison sèche mais froide, on a quand même eu deux matins à 12°😱.

A défaut, j’ai pris le temps de regarder les sculptures en paille qui font l’attraction de ce lac, au milieu d’une rizière, et qui lui valent le surnom de « Lac de King Kong » :