Enfin au Laos

Juste pour vous situer ou re-situer, Paksé est la 2ème ou 3ème ville du pays (selon la police ou les organisateurs) avec près de 120000 habitants estimés pour 2023. Elle est à 50 km de la frontière thaïlandaise, 155km de la frontière cambodgienne et à 255 km de la frontière vietnamienne.

La nuit précédant mon départ pour le Laos, dans mon appartement à Ho Chi Minh, j’ai plutôt bien dormi mais j’ai été réveillée tôt par mes intestins qui cafouillaient…j’aurais dû me méfier du BBQ coréen d’hier soir, j’ai mangé des trucs que je ne connaissais pas, des sortes d’algues très épicées, je ne sais pas si c’est ça ou le bœuf qui n’était pas frais mais en tous cas, ce n’était pas top, je ne suis pas prête d’en refaire un.

Quand je pense que ça fait maintenant plus de dix jours que je mange de la « street food » sans aucun problème, et là, je vais dans un resto tout ce qu’il y a de plus normal (pas hyper chic non plus mais quand même bien) et je suis malade 😩. M’enfin, ce sont les aléas des voyages.

Le problème est qu’à l’aéroport, j’ai pas mal de crampes intestinales, au point d’être pliée en deux par moment et c’est franchement pénible. J’ai fait quarante-cinq minutes de queue au guichet de Lao Airlines pour m’enregistrer sur mon vol pour Paksé, non pas qu’il y ait eu tant de monde que ça mais je m’étais mise dans une file dans laquelle il y avait un groupe, je n’avais pas fait gaffe, et où l’hôtesse au sol n’était pas une rapide. Quand ça a été enfin mon tour, il a fallu que je négocie pour qu’elle accepte de me laisser passer avec mon excédent de bagages (+7 kg au total). Ne pouvant rien décider par elle-même, elle a dû appeler son chef, auquel j’ai expliqué que je venais en mission humanitaire, je lui ai montré le papier officiel de l’association des Amis de Paksé et du Département de la Santé du Laos,  j’ai même sorti l’appareil à surveiller la glycémie que mon beau-frère Christophe m’avait donné pour là-bas et j’étais à deux doigts de sortir mes orthèses pour les poser sur leur comptoir quand il a dit que c’était ok, que je ne paierais pas de supplément 🥳. Après ça, direction l’immigration, et là, c’était l’horreur, à croire que tous les avions partaient à la même heure et que donc tous les passagers arrivaient au même moment pour franchir la douane… Il a fallu une heure, pendant laquelle j’étais pliée en deux régulièrement, pour que je puisse enfin présenter mon passeport au douanier. C’était ensuite la queue pour passer la sécurité, même foule sauf que là je rigolais moins, la bonne avance que j’avais en arrivant à l’aéroport avait fondu comme neige au soleil. J’ai carrément doublé tout le monde en expliquant que j’embarquais dans vingt minutes, ce qui était le cas, et personne n’a objecté. Là, j’ai fait bien attention à reprendre toutes mes petites affaires cette fois 😜. Et j’ai hâté le pas pour rejoindre ma porte d’embarquement qui, bien sûr, était à l’autre bout de l’aéroport ! Je suis arrivée pile à l’heure du début d’embarquement mais j’ai vu que tout le monde était gentiment assis et que ça n’avait pas commencé. J’en ai profité pour aller aux toilettes, enfin, et je me suis allongée en position fœtale sur les chaises le temps qu’on embarque. On est parti avec quarante-cinq minutes de retard finalement 😤. Dans l’avion, pourtant quasiment plein, j’ai eu de la chance, le siège à côté du mien est resté libre, j’ai pu voyager recroquevillée tout le vol ou presque.

Nous sommes arrivés à Paksé dix minutes avant qu’un gros orage n’éclate. Heureusement, je crois que je n’aurais pas supporté un atterrissage sportif ! 

L’orage était passé quand je suis montée dans le taxi pour me rendre à ma guesthouse mais la pluie n’avait pas cessé. C’est rigolo parce qu’il pleuvait à mon arrivée au Vietnam et là aussi 😜.

Je me suis couchée directement en arrivant, j’avais 39° de fièvre et j’avais mal au ventre. J’ai dû décliner l’invitation à dîner de Phonsavanh, on a remis ça au lendemain. J’ai mangé un peu de sticky rice, chiné à mes propriétaires, je n’avais pas le courage de sortir. Et j’ai dormi, dormi.

Une réflexion sur “Enfin au Laos”

Laisser un commentaire