Réveil de bonne heure pour toute l’équipe, nous partons au dispensaire à Dontalat chercher le matériel dont nous allons avoir besoin. Il ne faut rien oublier parce que cette année, nous allons sur trois sites différents au lieu de rester sur place. Nous sommes neuf praticiens : 1 médecin, deux infirmières, deux dentistes et deux chiros. Le chargement des dentistes est énorme : quatre fauteuils « portables », deux stérilisateurs, des instruments, des compresses, des médicaments, etc…on dirait moi quand je viens en Asie 😜. Nous avons donc deux minibus pour pouvoir faire le déménagement entre Dontalat et Oudomsouk, notre première étape.


Je suis contente de revoir ce petit hôpital. La route d’accès est toujours aussi pourrie, voire pire, les trous sont énormes. Choun, le médecin kiné avec qui on a bossé il y a 3 ans, n’est malheureusement pas là, il est en formation en Thaïlande jusqu’en mars.
Le seul grand changement est ce terrain de volley qu’ils ont installé juste en face de notre local 😜

Par contre, pour ce qui est de l’aile d’une quinzaine de lits, qui doit permettre d’accueillir plus de patients à l’hôpital, elle n’est toujours pas occupée. Elle a même tendance à servir de débarras ! Pourtant, je l’ai vu en construction il y a cinq ans, finie et prête il y a trois ans et il n’y a toujours personne dedans, alors que ce ne sont pas les patients qui manquent ! Ils n’ont probablement pas le personnel pour la mettre en fonctionnement. Elle va finir par être abîmée avant même d’avoir servi.


Durant toute la matinée, on a trié, mis de côté et chargé du matériel et des médicaments.

elle a juste besoin d’un bon coup de nettoyage 😅









En chemin pour Oudomsouk, là où on va travailler toute la semaine, notre minibus se met à faire un drôle de bruit, on a un pneu qui a crevé ! Ce n’était peut-être pas une bonne idée de mettre les deux stérilisateurs dans le même minibus, à moins que ce ne soit nous qui étions trop lourds 😜. Heureusement, on a pas eu à attendre sous le soleil que le chauffeur change la roue, on a pu tous se tasser dans le deuxième minibus et continuer le voyage.

Nous voici à Oudomsouk, chez les sœurs que Sina nous a fait rencontrer il y a trois ans, sœur Edouard et sœur Manivong, de la communauté des sœurs de la Charité. Elles nous prêtent le dortoir des filles, qui est libre, pour qu’on installe nos différents « cabinets ». Elles n’hébergent plus les jeunes filles qu’on a vues la dernière fois parce qu’elles sont devenues des ados et qu’elles étaient trop difficiles à gérer, elles sont chez d’autres soeurs à Paksé. Bientôt des filles de primaire seront accueillies. Ici, les soeurs hébergent toujours une dizaine de garçons entre 6 et 11 ans qui vont à l’école juste en face, ce sont des enfants qui, habitant trop loin de celle-ci, ne seraient pas scolarisés sinon.
Chacun installe son coin, on a mis les dentistes et le médecin proches des points d’eau. Pour nous les chiros, c’est moins grave si on en est loin, et ça nous fait marcher entre deux patients pour aller se laver les mains 😉.










