Pas question de partir pour Sakon Nakhon avec ma grosse valise. J’ai négocié (toujours via Google traduction) avec les jeunes de l’accueil pour qu’ils gardent ma valise jusqu’à vendredi puisque je reviens passer la nuit là en attendant l’arrivée de toute l’équipe de la mission samedi.
Je suis postée à l’entrée de l’hôtel avec mon gros et mon petit sac à dos, guettant Udon qui devait passer me prendre à 9h30 pour m’emmener à la gare routière, mon bus partant à 10h. A 9h40, je commence à m’inquiéter sérieusement, je tente de l’appeler mais la communication n’aboutit pas, à 45, je flippe vraiment, je fais comprendre aux jeunes de l’accueil que je voudrais qu’ils essaient de l’appeler et quand ils l’ont enfin, ils me disent qu’il arrive dans 5 minutes. Effectivement, le voilà, tout sourire, pas du tout stressé, voilà pourquoi je préfère voyager par moi-même et ne dépendre de personne, parce que moi, ce genre de situation ça me stresse !
Il me rassure en me disant qu’on y sera à temps alors je le crois et de fait, on arrive deux minutes avant le départ du bus. J’achète mon billet au conducteur et je trouve une place tranquille près d’une fenêtre. Le siège est inconfortable et il y a une barre qui me rentre dans les fesses, ça va être sympa l’heure et demi…


J’ai trouvé la parade à la barre en coinçant mon pull dessus et finalement le trajet se passe bien, j’ai même le temps d’écrire pour le blog. Je suis surprise par la qualité des routes, en tous cas celle qu’on emprunte. C’est une deux fois deux voies (bizarre d’écrire ça, donc une quatre voies ! ) avec des bandes de la largeur d’une bande d’arrêt d’urgence de chaque côtés (donc plutôt une six voies 😇) sur lesquelles peuvent circuler les motos chargées, les tuk tuk, les vélos et quelques vaches (mais beaucoup moins qu’au Laos !).
Si j’avais su que la route était aussi belle, je l’aurais peut-être faite en moto finalement. On m’avait dit qu’il y aurait plein de gros camions, puisque c’est une des routes qui relie la Thaïlande au Vietnam, et que ça pouvait être dangereux. En fait, je n’ai vu aucun camion ou presque, peut-être parce que c’est dimanche ?? D’un autre côté, le paysage n’avait rien d’extraordinaire alors pas de regret de l’avoir fait en bus 😉.
A l’arrivée, je n’ai rien prévu de particulier à part trouver un scooter ou une moto pour me rendre à la guesthouse que j’ai réservée pour une nuit. Je pensais trouver un loueur de moto autour de la gare mais sur mon appli, il n’y a que des marchands de moto ou des réparateurs, pas de loueurs répertoriés. Voyant que je cherche sur mon téléphone, un employé de la gare me demande si j’ai besoin d’aide. Je lui explique en anglais ce que je cherche, je vois bien qu’il comprend « rent a motorbike » mais il ne parle pas anglais. Par gestes il me fait signe de le suivre et m’emmène devant un chauffeur de taxi. Celui-ci répète « rent a motorbike » et j’acquiesce. Il me fait signe d’attendre, sort son téléphone et commence à parler à quelqu’un, me dit que c’est ok et me donne un numéro de téléphone et me fait comprendre que je dois échanger avec cette personne par sms, ben c’est pas gagné…


La loueuse, puisqu’il s’avère que c’est une dame, me récupère donc à la gare et m’emmène jusqu’à un hôtel où elle garde ses scooters. Elle n’a pas de moto mais son scooter est un 125 cm3 en très bon état alors je le prends. Elle me fait payer les 5 jours plus une caution mais ne me signe rien, ni ne me fait signer aucun papier, elle a juste pris mon passeport en photo et moi, je l’ai prise en photo et j’ai sauvegardé son téléphone dans mes contacts, je n’ai même pas son nom et j’espère retrouver l’endroit où je dois rendre le scooter vendredi 😅.


Et voilà, il n’y a plus qu’à rentrer l’adresse de mon hôtel dans le GPS et c’est parti. Il me faut un petit temps de calage parce qu’ils roulent à gauche et parce que je n’ai pas fait de scooter depuis un moment mais je retrouve vite ce plaisir de conduire à l’air libre et libre comme l’air.
La guesthouse est sympa, il y a une fille qui parle anglais qui m’attend, elle m’explique que le personnel ne parle pas anglais mais qu’elle sera là si j’ai besoin de quoi que ce soit. Elle me fait m’inscrire sur le réseau social « Line » parce que c’est le plus utilisé ici et elle dit que ce sera plus facile pour communiquer, soit, mais ce n’est pas si simple pour moi et leurs noms sont écrits en thaï 😭. Je décide de rester les 5 nuits ici, c’est calme et bien placé pour aller faire les visites que j’ai repérées. Je pose mes affaires, déjeune au restaurant juste à côté et part faire un tour d’exploration en scooter. Il est déjà tard, je ne vais pas très loin, pour une première journée je voudrais rentrer avant la nuit noire 😅.


Je ne me suis pas arrêtée visiter quoique ce soit, j’ai juste contemplé les paysages, régulièrement. J’y retournerai, je n’ai pas eu le temps de lire ce qu’il y avait d’incontournable à faire avant.


Il y avait une bonne série de virages sur peu de kilomètres heureusement. J’ai du mal à prendre les virages à gauche, est-ce parce que je roule à gauche ? Est-ce que quand je roule à droite, j’ai du mal à prendre les virages à droite ?? Je testerai au Laos pour voir…
Au bout d’une ligne droite, un petit café atypique m’a permis de me poser un moment avant de reprendre la route du retour.






En fin de journée, massage (il fallait bien se remettre du voyage en bus et des 50 km de moto 😇) puis dîner dans la rue, un stand choisi au hasard où la nourriture était très bonne. J’ai fait classique, riz poulet, une valeur sûre 😉.




La cabane, on dirait celle de Louise dans une végétation luxuriante.
j’adore tes commentaires et je te sent dans la peau d’Indiana Jones…..
Pat va bien. J’ai réussi à faire 45 minutes en Orion. Le pied !
plein de bisous,
Dad ❤️💕
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