Chaque mission se conclut par un Baci, il sâagit dâune cĂ©rĂ©monie oĂč les personnes importantes du district viennent nous remercier. Il y a en gĂ©nĂ©ral le gouverneur ou son reprĂ©sentant, le directeur de lâhĂŽpital et les maires des villages quâon a soignĂ©s ainsi que le personnel de lâhĂŽpital et leur famille. Câest une belle fĂȘte, il y a un temps de discours puis une bĂ©nĂ©diction pour la suite de notre mission. Nous nous tenons tous autour dâune sorte de petit autel avec des plantes, des fils de couleurs, de la nourriture et des boissons, tout est bĂ©ni. On doit tenir le rĂ©cipient tous ensemble et le lever en chĆur en disant quelque chose qui ressemble à « Tchaa ». AprĂšs cela, il y a une remise de « diplĂŽme », certificat de remerciements pour la mission.





Ensuite vient la distribution des petits bracelets de couleur, câest toujours un moment Ă©mouvant, toutes ces personnes qui vous remercient pour vos soins et qui vous souhaitent plein de bonnes choses, mĂȘme si on ne comprend pas, c’est l’intention qui compte đ.











Et pour clĂŽturer la cĂ©rĂ©monie, un repas prĂ©parĂ© par le personnel de l’hĂŽpital qu’on va partager tous ensemble. Le seul souci est qu’il est 10 heures et qu’on n’a pas faim du tout, le petit dĂ©jeuner n’est pas si loin ! Mais il faut faire honneur alors j’accepte avec plaisir un pilon de poulet bĂ©ni offert par le directeur de l’hĂŽpital đ. Je prends un peu de soupe pour faire bonne mesure, je n’ai vraiment pas faim pour du riz ni pour de l’omelette !




Poulet, omelette et sorte d’Ă©pinards aux herbes (c’est trĂšs bon)
On sent que c’est jour de fĂȘte, quelqu’un est venu avec son tracteur flambant neuf (il y a encore le plastique sur le siĂšge đ), un autre avec sa nouvelle voiture Ă©lectrique et d’autres de façons plus classique, avec leurs pick-up ou leurs scooters.



Pour nous remercier, le gouverneur du district nous a permis dâaller visiter une cascade qui nâest pas encore ouverte au public. Câest un trĂšs beau cadeau, lâendroit est magnifique. Une belle balade d’une heure aller-retour au milieu d’une jungle luxuriante. Tout le monde se baigne au pied de la cascade sauf les trois traducteurs laotiens qui ne sont pas du tout Ă lâaise avec lâeau đ.

















Nous allons ensuite faire du camping dans un autre lieu incroyable, Ă cĂŽtĂ© d’une grotte perdue dans la jungle oĂč coule une riviĂšre peu profonde mais avec assez de courant pour sây laisser porter sur plusieurs mĂštres. La grotte est Ă©norme, la riviĂšre sây enfonce sur dix kilomĂštres. En saison sĂšche, on peut la remonter en kayak mais lĂ , il y a trop dâeau alors on se contente de sây baigner en prenant garde de ne pas se faire emporter par les rapides (pas moi, jâai prĂ©fĂ©rĂ© me baigner aprĂšs les rapides, ça allait suffisamment vite comme ça !). Nous allons dormir dans des tentes posĂ©es sur des structures en bambou, ça Ă©vite les petites bĂȘtes sympathiques qui vivent au sol đ. Seul Didier, le mĂ©decin (qui avait envie de calme) et les trois traducteurs laotiens (qui nâavaient jamais fait de camping de leur vie et qui ont soudain eu peur de dormir dans une tente đ±) sont rentrĂ©s Ă Boualapha.










La soirĂ©e est animĂ©e, on fait un Timeâs up, sans le jeu. Chacun a Ă©crit trois mots sur un morceau de papier qu’on a mis en commun dans un sac plastique, on fait deux Ă©quipes et chaque personne doit faire deviner Ă son Ă©quipe le mot quâelle a piochĂ©. Un premier tour en une phrase, le deuxiĂšme en un mot et le troisiĂšme en un mime. Bonne rigolade assurĂ©e. LâidĂ©e Ă©tant de faire deviner le plus de mots possible Ă son Ă©quipe et de retenir tous les mots qui sont dĂ©jĂ sortis pour pouvoir imaginer ce que notre partenaire essaye de nous faire dĂ©couvrir et qui n’a pas encore Ă©tĂ© trouvĂ©. Un bon moment de rigolade đ.
Le lendemain, nous reprenons la route pour rentrer Ă la guesthouse de Boualapha, charger les vans et aller vers notre prochaine destination, Langkang. Sauf que la route directe que nous aurions dĂ» emprunter est inaccessible aux vans chargĂ©s Ă bloc, nous devons donc faire un lĂ©ger dĂ©tourâŠde deux et demi de route en plus đ©. Heureusement, lâambiance est bonne dans les vans, je nây suis pas mais on me lâa racontĂ© đ, je voyage dans la voiture de Sylvie et Sina avec Didier, ça sâest fait comme ça, je ne lâai pas payé đ.















Le dispensaire oĂč on sâinstalle est beaucoup plus petit que le prĂ©cĂ©dent mais chacun trouve ça place. Le dĂ©chargement et lâinstallation se fait rapidement.




Nous sommes, cette fois, logĂ©s dans un « Resort », Ă©tonnant qu’il existe pour une si petite ville mais finalement pas tant que ça, nous sommes Ă moins de vingt kilomĂštres de la frontiĂšre vietnamienne et il y a beaucoup de trafic, poids-lourds et touristes (surtout des vietnamiens qui viennent voir leur famille au Laos).



Il y a des trucs trĂšs Ă©tranges Ă boire ici, ça promet đ
Jolies balades……… et je me souviens bien de la petite fĂȘte de fin de parcours avec remise de bracelets multicolores et de diplĂŽme.
les arbres auraient pu faire de la politique en voyant comment ils se contorsionnent.
JĂ©di â€ïž
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