Bizarrement, je ne suis pas malade en ce début de séjour et ça fait plaisir ! Bon, je suis quand même un peu fatiguée et j’ai mal dormi, je pense que c’est à cause du massage d’hier. La masseuse était très bonne pour trouver les points à travailler mais elle y allait un peu fort et comme d’habitude je n’ai rien dit mais je l’ai regretté, je pense que ça a trop stimulé mon organisme 🥺. Je décide donc de faire une première journée en mode relax. Après un petit déjeuner pris lentement en bouquinant, je passe trois heures sur un marché de vêtements d’occasion…Sans blague, j’aurais pu y passer la journée tant il y avait de choix. Je me suis contentée de quelques hauts et surtout d’une sur-veste pour la moto parce qu’il fait froid en fin de journée entre 60 et 80 km/h 😉.
J’y retournerai peut-être choisir un beau pull pour mettre au bureau la semaine avant Noël 🤶🏻
Forcément, à un moment, la faim et la fatigue m’ont rattrapée, je suis rentrée déjeuner à côté de ma guesthouse, j’ai fait une sieste de deux heures et comme j’avais décidément envie de rien faire, je suis allée me faire masser, encore 😇, mais dans un autre salon. Cette fois, la masseuse parle anglais alors je lui demande un massage à l’huile doux. Pour la première fois je tombe sur une masseuse bavarde, elle ne s’est pas arrêtée de toute l’heure ! Je sais une bonne partie de sa vie, je ne vais pas tout vous raconter mais dans les grandes lignes, elle s’appelle Tanawadee, a 50 ans (en paraît 45 😊) a été marié avec un Thaï, a eu une fille qui a aujourd’hui 28 ans et qui vit à Chiang Maï d’où elle est originaire. Elle a eu un boyfriend américain un moment (la masseuse, pas la fille !) d’où sa maitrise de l’anglais et actuellement depuis 9 ans, elle a un boyfriend suisse. J’utilise son terme de boyfriend parce que je ne sais pas comment traduire une relation épisodique de quelques semaines (des fois 2 ou 3 mois) par an… En tous cas elle est heureuse avec lui quand il est là et ils se parlent souvent par messagerie. J’arrête sur sa vie sentimentale parce que ça a duré un moment ! Elle m’a posé quelques questions également et quand elle a su que j’étais seule ici, elle m’a proposé de diner avec elle après le massage. Vous pensez bien que j’ai accepté, trop heureuse de pouvoir discuter avec une vrai Thaï. Elle m’a emmenée manger dans un resto de son quartier, m’a fait goûter des plats que je n’osais pas prendre seule de peur de me planter. Elle m’a expliqué plein de choses sur la cuisine thaï et a répondu à toutes mes questions sur beaucoup de sujets sans tabou. On a aussi échangé sur nos ressentis sur le changement qui arrive, climatique, politique, sociétal…c’était hyper enrichissant. Elle ne fait pas partie de l’élite mais est plutôt à l’aise financièrement (et pas grâce à son copain suisse 😜). Bon, je ne vais pas m’étendre, je pourrais être aussi bavarde qu’elle ! En tous cas, j’ai passé une super bonne soirée 😊.
Soupe de champignons, soit disant pas épicée mais qui arrachait bien et émincé de porc. Ce que je prenais pour des rondelles d’oignon dans l’émincé étaient en fait des bouts de couenne de porc 😂 je les ai mangés quand même !
Pas question de partir pour Sakon Nakhon avec ma grosse valise. J’ai négocié (toujours via Google traduction) avec les jeunes de l’accueil pour qu’ils gardent ma valise jusqu’à vendredi puisque je reviens passer la nuit là en attendant l’arrivée de toute l’équipe de la mission samedi.
Je suis postée à l’entrée de l’hôtel avec mon gros et mon petit sac à dos, guettant Udon qui devait passer me prendre à 9h30 pour m’emmener à la gare routière, mon bus partant à 10h. A 9h40, je commence à m’inquiéter sérieusement, je tente de l’appeler mais la communication n’aboutit pas, à 45, je flippe vraiment, je fais comprendre aux jeunes de l’accueil que je voudrais qu’ils essaient de l’appeler et quand ils l’ont enfin, ils me disent qu’il arrive dans 5 minutes. Effectivement, le voilà, tout sourire, pas du tout stressé, voilà pourquoi je préfère voyager par moi-même et ne dépendre de personne, parce que moi, ce genre de situation ça me stresse !
Il me rassure en me disant qu’on y sera à temps alors je le crois et de fait, on arrive deux minutes avant le départ du bus. J’achète mon billet au conducteur et je trouve une place tranquille près d’une fenêtre. Le siège est inconfortable et il y a une barre qui me rentre dans les fesses, ça va être sympa l’heure et demi…
J’ai même le temps de prendre le moteur en photo 😜
J’ai trouvé la parade à la barre en coinçant mon pull dessus et finalement le trajet se passe bien, j’ai même le temps d’écrire pour le blog. Je suis surprise par la qualité des routes, en tous cas celle qu’on emprunte. C’est une deux fois deux voies (bizarre d’écrire ça, donc une quatre voies ! ) avec des bandes de la largeur d’une bande d’arrêt d’urgence de chaque côtés (donc plutôt une six voies 😇) sur lesquelles peuvent circuler les motos chargées, les tuk tuk, les vélos et quelques vaches (mais beaucoup moins qu’au Laos !). Si j’avais su que la route était aussi belle, je l’aurais peut-être faite en moto finalement. On m’avait dit qu’il y aurait plein de gros camions, puisque c’est une des routes qui relie la Thaïlande au Vietnam, et que ça pouvait être dangereux. En fait, je n’ai vu aucun camion ou presque, peut-être parce que c’est dimanche ?? D’un autre côté, le paysage n’avait rien d’extraordinaire alors pas de regret de l’avoir fait en bus 😉. A l’arrivée, je n’ai rien prévu de particulier à part trouver un scooter ou une moto pour me rendre à la guesthouse que j’ai réservée pour une nuit. Je pensais trouver un loueur de moto autour de la gare mais sur mon appli, il n’y a que des marchands de moto ou des réparateurs, pas de loueurs répertoriés. Voyant que je cherche sur mon téléphone, un employé de la gare me demande si j’ai besoin d’aide. Je lui explique en anglais ce que je cherche, je vois bien qu’il comprend « rent a motorbike » mais il ne parle pas anglais. Par gestes il me fait signe de le suivre et m’emmène devant un chauffeur de taxi. Celui-ci répète « rent a motorbike » et j’acquiesce. Il me fait signe d’attendre, sort son téléphone et commence à parler à quelqu’un, me dit que c’est ok et me donne un numéro de téléphone et me fait comprendre que je dois échanger avec cette personne par sms, ben c’est pas gagné…
La loueuse, puisqu’il s’avère que c’est une dame, me récupère donc à la gare et m’emmène jusqu’à un hôtel où elle garde ses scooters. Elle n’a pas de moto mais son scooter est un 125 cm3 en très bon état alors je le prends. Elle me fait payer les 5 jours plus une caution mais ne me signe rien, ni ne me fait signer aucun papier, elle a juste pris mon passeport en photo et moi, je l’ai prise en photo et j’ai sauvegardé son téléphone dans mes contacts, je n’ai même pas son nom et j’espère retrouver l’endroit où je dois rendre le scooter vendredi 😅.
Et voilà, il n’y a plus qu’à rentrer l’adresse de mon hôtel dans le GPS et c’est parti. Il me faut un petit temps de calage parce qu’ils roulent à gauche et parce que je n’ai pas fait de scooter depuis un moment mais je retrouve vite ce plaisir de conduire à l’air libre et libre comme l’air.
La guesthouse est sympa, il y a une fille qui parle anglais qui m’attend, elle m’explique que le personnel ne parle pas anglais mais qu’elle sera là si j’ai besoin de quoi que ce soit. Elle me fait m’inscrire sur le réseau social « Line » parce que c’est le plus utilisé ici et elle dit que ce sera plus facile pour communiquer, soit, mais ce n’est pas si simple pour moi et leurs noms sont écrits en thaï 😭. Je décide de rester les 5 nuits ici, c’est calme et bien placé pour aller faire les visites que j’ai repérées. Je pose mes affaires, déjeune au restaurant juste à côté et part faire un tour d’exploration en scooter. Il est déjà tard, je ne vais pas très loin, pour une première journée je voudrais rentrer avant la nuit noire 😅.
Je ne me suis pas arrêtée visiter quoique ce soit, j’ai juste contemplé les paysages, régulièrement. J’y retournerai, je n’ai pas eu le temps de lire ce qu’il y avait d’incontournable à faire avant.
Il y avait une bonne série de virages sur peu de kilomètres heureusement. J’ai du mal à prendre les virages à gauche, est-ce parce que je roule à gauche ? Est-ce que quand je roule à droite, j’ai du mal à prendre les virages à droite ?? Je testerai au Laos pour voir…
Au bout d’une ligne droite, un petit café atypique m’a permis de me poser un moment avant de reprendre la route du retour.
En fin de journée, massage (il fallait bien se remettre du voyage en bus et des 50 km de moto 😇) puis dîner dans la rue, un stand choisi au hasard où la nourriture était très bonne. J’ai fait classique, riz poulet, une valeur sûre 😉.
Malgré la fatigue et bien que je me sois couchée à 22h, heure locale, la nuit a été un peu chaotique, les points d’acupressure contre le décalage ont dû marcher parce que je me suis réveillée à 2h puis à 6h30 comme quand je suis en France 😂. J’aurais mieux fait de me lever et d’aller voir le lever de soleil sur le Mékong, au lieu de ça, j’ai « comaté » jusqu’à ce qu’il soit l’heure d’aller prendre le petit déjeuner.
J’ai passé la matinée sur mon ordinateur au bord de la piscine (sans m’y baigner, il y a trop de vent, juste parce que la vue est belle du 7ème étage !). J’ai commencé à regarder ce qui était proposé à faire autour de moi pendant mes 5 jours de vacances. Bizarrement, à chaque fois que je cherche un site d’intérêt ou un parc, Google Maps me propose des choses à faire au Laos, juste en face, de l’autre côté du Mékong, pas très pratique…Par contre, autour de Nakhon Phanom, pas grand-chose…Je vais donc aller voir plus loin, Sakhon Nakhon a l’air d’avoir des choses intéressantes et ce n’est qu’à une heure et demi d’ici.
J’ai aussi réactivé mon blog, ce n’est pas facile de retrouver comment on crée une page, puis comment on épingle les articles pour qu’ils apparaissent en haut. Chaque année, ça me prend un temps fou parce que je ne m’en rappelle jamais d’une fois sur l’autre et que je ne comprends pas le vocabulaire qu’ils emploient 😱
Je n’ai pas vu la matinée passer, il est déjà 13h30 quand je lève les yeux de mon écran. Je demande à l’accueil de m’appeler un tuk-tuk pour aller en centre-ville, la communication est compliquée, aucun des 3 jeunes à l’accueil ne parle anglais, pas même un peu, alors vive Google Traduction 😅
Et pas de commentaire sur mes yeux plus bridés que les siens 😜Quand même 6 rétros ! Et pareil de l’autre côté…
Le chauffeur de Tuk Tuk est très sympa, il s’appelle Udon, il parle anglais et a le même âge que moi 😉. Comment je le sais ? Je lui ai demandé combien la course allait coûter et il m’a dit 1968. Je n’ai pas bien compris sur le coup, je me suis dit que ça faisait cher, même si je ne maitrise pas encore très bien le taux de change, ça fait environ 50€ pour 8 minutes !! A titre de comparaison, j’ai payé 7€ pour 30 minutes de l’aéroport à l’hôtel. Et c’est là qu’il m’a demandé en quelle année j’étais née 😂, j’ai réalisé qu’il n’avait pas compris ma question sur le montant de la course et que mon anglais était bien rouillé. Quand il a su mon âge, il m’a dit que je faisais plus jeune, je ne sais jamais s’ils sont galants, dragueurs ou honnêtes quand ils disent ça, je l’entends chaque année et pourtant je ne rajeunis pas ! Je le prends comme un compliment, ça fait toujours plaisir 😇.
Il me dépose dans un restaurant avec vue sur le Mékong, la serveuse parle un peu anglais et j’arrive à commander un truc que j’aime, un ananas fourré au riz, crevettes et noix de cajou.
Après manger, je vais marcher sur la digue qu’ils ont construite le long du fleuve, il y a même une piste cyclable, c’est royal.
Au fait, Nakhon Phanom veut dire « cité des montagnes », je l’aurais plutôt appelée « cité au bord du fleuve » ce serait plus cohérent étant donné que les montagnes sont loin 😂.
Je voulais voir le Naja, un des monuments de la ville. Pas de bol, il est en pleine réfection, j’espère qu’ils auront fini quand je reviendrais vendredi prochain comme ça on pourra le découvrir ensemble.
Aujourd’hui, si j’ai bien compris l’explication de mon chauffeur, c’est une journée particulière de dons aux moines, sorte de grosse collecte exceptionnelle annuelle. C’est pour cela que le temple devant lequel on est passé était plein de monde et qu’on trouve des lieux d’offrande surchargés un peu partout.
Je retrouve ensuite mon tuk tuk, il m’avait demandé de l’appeler quand j’avais fini de manger pour m’emmener où je voulais. Nous avons fait une halte à la gare routière pour connaître l’heure de mon bus de demain. Et oui, j’ai décidé d’être raisonnable et d’aller en bus jusqu’à Sakon Nakhon, je louerai un scooter ou une moto sur place.
Je décide de m’offrir une coupe de cheveux chez une coiffeuse locale conseillée par mon chauffeur. Aucun regret, la coupe est parfaite, comme quoi la coiffure est aussi une profession où les mains suffisent pour se comprendre, elle ne parlait pas anglais, je lui ai juste montré « désépaissir » en traduction sur le téléphone en espérant que ce soit compréhensible. La coiffeuse a parfaitement compris ce que je voulais et en a même fait un peu moins que ce à quoi je pensais.
J’ai trouvé très drôle qu’ils inversent la façon de procéder à la coupe par rapport à nous, je m’explique : elle a commencé par couper au sabot la nuque et les tours d’oreilles à sec très lentement, c’était très étrange je me suis demandé si elle hésitait mais elle n’en avait pas l’air. Puis elle a vaporisé un peu d’eau sur mes cheveux pour faire la coupe et les désépaissir et finalement, elle m’a fait un shampoing, enfin trois pour être exacte (shampoing, après-shampoing et soin ???). Et à chaque fois, petit massage en règle du cuir chevelu, le petit plus : on est complètement allongé au bac, pas de tête en arrière avec le cou cassé en deux, un vrai moment de détente 🤩
Leur système m’a tellement plu que j’ai voulu prendre leur fauteuil/lit en photo pour vous montrer mais quand j’ai demandé l’autorisation à la patronne, elle a refusé, genre un peu mécontente, en me montrant une étagère ou un QR code, je n’ai pas compris 😅. Je n’ai pas insisté, j’ai remercié et suis sortie attendre mon chauffeur dehors. Avant qu’il n’arrive, la patronne est sortie et m’a tendu son téléphone pour que je le prenne. Au bout, il y avait quelqu’un qui parlait anglais et qui m’a demandé pourquoi je voulais prendre une photo. J’étais gênée, j’ai expliqué tant bien que mal que c’était parce que je trouvais leur système de fauteuil au bac bien conçu, il a éclaté de rire. Perplexe, j’ai attendu ses explications : en fait, la patronne a cru que je voulais lui acheter son fauteuil et elle le trouvait en mauvais état pour me le vendre et voulait que le monsieur au bout du fil me conseille un magasin…Le quiproquo m’a beaucoup fait rire aussi et soulagée, c’était un malentendu.
Retour à l’hôtel et petit bain à la piscine pour me remettre de tout ça.
Le soir, je profite des vélos mis à disposition gratuitement par l’hôtel pour tenter la piste cyclable le long du Mékong. En fait, c’est plutôt agréable, il n’y a pas grand-monde, quelques pêcheurs, quelques amoureux et quelques bandes de copains.
Repas dans un petit resto tranquille, une soupe de poulet, dans une petite cahute pour moi toute seule et retour au bercail.
Les travaux de ma maison m’ayant bien occupée jusque récemment, je n’ai pas pu partir en Asie en février comme d’habitude, j’ai laissé la place à ma collègue Roxane qui est partie avec une amie chiro avec l’association des Amis de Paksé. Heureusement, Sina, mon chef de mission l’année dernière, a pensé à moi pour une mission en novembre avec l’association Sourires d’Enfants. Me voilà donc repartie pour de nouvelles aventures en Asie, je vais tout d’abord passer une petite semaine seule pour découvrir une partie de l’est de la Thaïlande que je ne connais pas, puis je retrouverai l’équipe de bénévoles (dont je vous parlerai plus tard) pour passer la frontière et aller travailler dans le centre du Laos cette fois.
La préparation de la valise est compliquée, je ne dois pas dépasser 20 kg, la compagnie a baissé le nombre de kilos autorisés, je pouvais emmener jusqu’à 30 kg les premières fois 😅. J’ai trié les médicaments donnés par les patients, certains seraient inutiles là-bas, enlevé certaines boîtes qui prenaient trop de place, tassé au mieux les différentes orthèses, parsemé tout ça de dizaines de paires de lunettes gentiment données par mon opticienne puis refermé le premier compartiment de ma valise. Le deuxième étant plus petit, j’ai emmené un minimum de fringues, j’arrête d’emmener des petites robes ou des pulls que je ne mets jamais, je suis toujours habillée en basique et confortable 😉 et puis, je vais revenir du Laos avec une valise vide, je ferai du shopping à Bangkok en repartant histoire de la remplir 😇. Une fois ça fait, il a encore fallu que je case les deux paires de béquilles pour enfant qu’une patiente m’a donnée, et j’ai réussi à fermer ma valise, non sans mal…
Départ serein, Rémi est venu me chercher au bureau après mes consultations et m’a déposée bien en avance à la gare de Caen pour mon train en fin de journée. Je préfère arriver à Paris la veille du décollage, je suis méfiante avec la ponctualité de la SNCF sur le Caen-Paris. Ce jour-là, on n’aura qu’un quart d’heure de retard à l’arrivée, incroyable ! Cathleen, Gérald et Louise m’ont gentiment laissé leur appartement, j’apprécie de dormir au calme et je suis mieux reçue qu’à l’hôtel 😃. Le lendemain, mon vol est à 12h30, je décide de partir vers 9h pour avoir un peu de marge. Pas de chance, malgré un temps de trajet en taxi annoncé à 30 minutes, il y a un accident juste avant le terminal et j’arrive à 10h.
La queue à l’enregistrement est impressionnante et il me faut une heure pour être enfin débarrassée de ma valise. L’hôtesse me fait remarquer que je dépasse les 20 kg autorisés mais comme ma valise ne fait que 22,8 kg et que la tolérance est à 23 kg, elle l’a acceptée 😅. Avec tout ça, le temps file, je me dépêche de passer la sécurité, de traverser les boutiques au pas de course, de trouver ma porte d’embarquement, bien évidemment à l’autre bout de l’aéroport, et je monte dans l’avion dans les derniers passagers…
Le vol se passe sans encombre, de légères turbulences toutes les deux heures histoire de me tenir éveillée, 3 films, 3 repas, 2h de sommeil et 11h de vol plus tard (plus rapide d’une demi-heure grâce à un vent favorable), je suis bien arrivée à Bangkok. Je commence à connaitre les étapes indispensables, changer de l’argent, acheter une carte SIM et prévenir la famille que je suis bien arrivée le temps que ma valise arrive sur le tapis… Ensuite, je pars à la recherche de la navette gratuite qui m’emmènera à l’autre aéroport de Bangkok situé à 1h de route, tout dépend du trafic très aléatoire ici, pour mon deuxième vol en direction de Nakhon Phanom. J’arrive très en avance (à 8h pour un vol à 15h !) alors je laisse ma valise à la consigne et je me mets en quête d’un petit déjeuner et d’un salon de massage. J’ai du bol, le repas pris sur un petit marché local est délicieux et la masseuse d’un petit salon qui ne paie pas de mine est très douée, mon escale est très agréable au final 😃. Le reste du voyage se fait tranquillement, j’arrive en fin de journée, bien crevée après ces 24h de voyage, je me couche tôt.
Vue de mon hôtel sur le MékongDe l’autre côté du fleuve, le Laos. Au fond, les montagnes au pied desquelles on va faire la missionOh zut, lundi il pleut 🤣