Samedi

Je récupère ma moto, une semi-automatique, je n’ai jamais conduit ça de ma vie alors je demande au loueur de me faire une petite explication et je fais le tour de la place histoire de voir si ça le fait. J’ai juste eu l’impression de revenir 34 ans en arrière quand j’ai conduit une voiture avec des vitesses pour la première fois, c’était très « secouant ». Mais je vais bien finir par dompter cette machine vu le temps que je vais passer dessus. Louer la moto, l’essayer, aller faire le plein, parce que bien sûr elle était vide, prendre un petit déjeuner, avec tout ça, il n’est pas loin de 9 h quand je me mets réellement en route.

Ne vous fiez pas au temps, c’est pour une voiture, sur une route déserte 😉

Maps.me est devenu mon meilleur ami mais même avec ça, je trouve le moyen de me perdre…ce qui me permet de tester assez rapidement ma maîtrise de l’engin sur une piste bien pourrie, un petit 360° en dérapage dans du sable, pas voulu, mais je ne suis pas tombée, alors je considère que ça va le faire. Reste à comprendre l’intérêt de rétrograder, je ne cale même pas quand je m’arrête et que je suis encore en 4ème…

Je finis par trouver la première grotte, Éléphant Cave, là, il y a aussi la possibilité de grimper un rocher pour voir un beau panorama. Une heure de montée, 1/4 chemin caillouteux, 1/2 escalade, 1/4 escaliers de meunier super raides avec des grandes tiges de bambous qui servent de rampes, mais c’est vrai que la vue en haut est jolie, 1/2 h de descente, pressée d’aller boire un bon litre de flotte que j’ai perdu dans mon aller-retour sous 30°.

En fait, les 100m, c’est la distance du point de départ, aucunement la distance pour le point de vue…
C’est haut quand même !

Quelques escaliers de ce genre, le reste des rochers à escalader
C’est vrai qu’on voit loin, Thakhek, dans le fond

La visite de la grotte est rapide mais pas inintéressante, et a au moins le mérite de faire redescendre ma température corporelle 😉

En sortant, je discute avec un couple de français et un gars qui a une vrai moto qu’il a acheté au Vietnam parce que c’est la seule immatriculation qui permet d’aller dans tous les pays autour (à part la Birmanie), c’est donc un vrai biker. Il nous raconte qu’il a traversé le Vietnam, le Cambodge et une partie du Laos avec.

Il va à Thalang aussi et a prévu de voir les mêmes choses que moi en chemin. On décide donc de faire la route ensemble, ça m’arrange, j’espère moins me perdre 😉

On fera deux grottes, Tham Xieng Lap et Tham Sa Pha In.

Le seul hic de ne plus être seule, c’est que j’hésite à m’arrêter aussi souvent que je le voudrais pour faire des photos bien qu’il m’ait dit que ça ne le dérangeait pas.

Sur la route, c’est flippant, c’est plein de poids lourds, dans les deux sens. J’ai vraiment peur quand je double le premier, même le second et le troisième, bref je ne m’y fais pas, le souffle qu’on ressent est puissant. Mais le pire, c’est quand le camion qui arrive en face de moi se fait doubler par un autre camion et que je n’ai plus qu’un mini bout d’asphalte pour rouler…je n’aime pas du tout ça, s’il y a un nid de poule au même moment ou une vache, je saute…

Pendant deux heures le voyage se passe plutôt bien jusqu’à ce que mon acolyte ralentisse, je me dis qu’il veut peut-être s’arrêter pour prendre une photo, ce qui serait bien la première fois, contrairement à moi…quand soudain je le vois se coucher avec la moto et tomber dans le bas-côté, pas très profond, 1m50 peut-être, mais quand même. Je m’arrête rapidement et l’aide à se dégager de la moto qui l’empêche de bouger. Il s’assoit, un peu trop vite à mon goût et je vois qu’il se tient l’épaule. Je lui dis que je suis chiro, je lui propose de regarder s’il veut et il me laisse faire. Il est persuadé que c’est cassé mais je n’en suis pas sûre parce que je peux tapoter sur tous les os, humérus, omoplate et tout le long de la clavicule sans que ça ne lui fasse mal. Je me rappelais ma fracture d’orteil, il ne fallait pas de vibrations ni de chocs même minimes sinon, c’était douloureux. Mais bon, ce n’était pas joli, joli.

On voit arriver un jeune homme et une jeune fille, qui ne parlent pas anglais, mais qui nous font comprendre qu’ils vont nous aider. Ils s’occupent de la moto pendant que je fais une attelle de fortune à mon compagnon avec ma serviette Décathlon, je n’avais que ça sous la main mais c’est efficace 😉

Voyant qu’ils tentent de remonter la moto sans succès, je vais les aider (de toutes façons mon « patient » est sonné et a besoin de reprendre un peu ses esprits. Il n’a pas l’air du genre à tomber dans les pommes mais on ne sait jamais), la moto est super lourde dans cette pente et on glisse plutôt vers le fond, on ne parvient pas à la faire remonter. Je leur suggère de l’accompagner jusqu’en bas et qu’à partir de là, le jeune homme arrivera à la remonter si elle démarre, et elle démarre, il parvient à longer le fossé jusqu’à un endroit moins pentu pour la remonter sur la route. Pendant ce temps, la jeune fille nous fait comprendre qu’elle n’habite pas loin et qu’on devrait venir se mettre à l’abri du soleil, ce qui n’est pas idiot vu qu’il est 13h30 et qu’il doit bien faire 35° maintenant. J’arrive à aider mon compagnon à se relever et à marcher jusqu’au magasin, je le surveille du coin de l’œil, je n’ai pas envie qu’il s’écroule. Et vu le choc, même si j’ai eu l’impression que seule l’épaule avait encaissé, je pense au trauma crânien (même avec un casque), d’ailleurs je lui parle régulièrement, il doit me trouver soûlante mais tant pis.

La jeune fille, qui tient un petit commerce typiquement lao, c’est-à-dire un peu de tout, nous parle de hong-mo, un des mots que je connais en laotien puisqu’il veut dire hôpital…je lui demande si c’est loin (merci Google translation), c’est pas très loin mais trop pour y aller à pied. Me voilà donc ambulancière, en moto. C’est compliqué parce qu’il a mal, n’a qu’une main pour se tenir à moi, que mes démarrages et changements de vitesses sont encore un peu brusques (j’ai bien cru le perdre sur une accélération incontrôlée…), et qu’en plus, il faut anticiper les vaches et les chiens qui pourraient traverser devant nous. Je crois que ça restera un des kilomètres les plus longs de ma vie.

C’est effectivement un hôpital, petit, encore plus que Dontalat mais il est pris en charge rapidement, une infirmière lui nettoie ses plaies qui sont nombreuses et je « discute » avec le jeune médecin, exige une radio, qu’ils finissent par lui passer au bout de 3/4 d’heure. Pendant ce temps, j’ai appris qu’il s’appelle Stéphane, qu’il est belge, plombier-chauffagiste en mode pause pour quelques mois, qu’il a fait des sports de combats plus jeune.

Il est complètement déprimé, s’en veut de n’avoir pas su contrôler sa machine quand il a commencé à glisser sur les cailloux du bord de route, trouve ça idiot après autant de kms…ensuite il a fallu qu’il appelle sa mère, il n’avait pas son no d’assurance. Quand on a enfin pu voir la radio, on ne voyait pas de fracture mais il n’y avait qu’un seul cliché, pris assis, son bras contre le corps. Le médecin-chef, qui lui parlait un peu anglais, nous dit qu’il n’y avait rien de cassé . On est donc reparti sur ma moto là où on avait laissé la sienne ; lui, le bras en écharpe et moi les deux mains crispées sur mon guidon…

Je l’ai laissé chez la commerçante pour qu’il attende un bus qui le ramènerait sur Thakhek, à lui de voir avec l’assurance s’il devait être rapatrié ou pouvait rester encore un peu au Laos, sans faire de moto ! Et il a laissé sa moto chez la commerçante, jusqu’à ce qu’il soit en état de revenir la chercher ou pas…

Quant à moi, avec tout ça, il était presque 17 h et le soleil se couchait dans une heure. Hors de question de conduire de nuit, trop dangereux. Il me restait une quarantaine de km soit une heure et demi au plus, c’était principalement de la montagne. Je n’ai pas eu le temps de faire du tourisme, j’ai roulé assez vite, enfin au maximum que je pouvais faire sans me faire peur, j’ai compris l’utilité des vitesses, surtout l’intérêt de rétrograder dans les descentes pour le frein moteur et dans les montées pour avoir de la puissance 😉

Ne toujours pas se fier au temps indiqué, je mettrais 1h15 pour faire le trajet, mais je me suis arrêtée pour faire des photos 😉

Paysage dû au barrage

Ce n’est pas le même barrage !

Parce que je le trouvais original
Ma chambre à la guesthouse de Thalang

Je suis arrivée à la guesthouse 10 minutes avant la nuit noire. Ici, la nuit tombe, au sens propre du terme, dès que le soleil est couché.

Je ne suis même pas ressortie pour dîner et je n’ai pas regretté 😉

Vendredi

Départ pour un long we à Thakhek. Quelques heures de voyage en perspective même si j’en fais un bout par avion.

Lever de soleil sur le Mekong, ce n’est pas le même qu’hier 😉
Départ de la GH
Le palais du gouverneur à Pakse
Arrivée des publics bus au marché de Pakse

Avant mon vol qui est en début d’après-midi, je passe voir Xiang Mai, la belle-sœur de William, qui m’emmène voir son père. Il va beaucoup mieux, il peut dormir sans douleur, reste la marche qui est encore un peu douloureuse mais pas autant que la semaine dernière. Je l’ajuste beaucoup plus facilement, il a moins mal et il me fait confiance, c’est vraiment agréable de travailler comme ça.

Je vous ai fait quelques photos de leur cuisine.

Xang Mai m’emmène ensuite voir sa guesthouse, tenue par sa fille, qui est juste en face de l’école de Phonesavanh. J’en profite pour faire des photos de moi 😉

Le salon de jardin, un peu kitch à mon goût
Leurs « plaques de cuisson », ici, toute cuisson se fait en extérieur

Je traverse donc la rue pour aller voir mon ancienne école. Je passe voir Viengsamay qui est passé directeur depuis 6 mois, il est enchanté de me revoir, on discute un bon moment, je demande des nouvelles de ceux du staff que je ne verrai pas aujourd’hui parce qu’ils ne sont pas sur place, des nouvelles de sa famille, il me dit qu’il a eu un troisième enfant, un petit garçon et qu’il n’en aura pas d’autres parce que trois c’est bien ! Il me demande de revenir l’année prochaine pour leur faire cours 🙂

Je retrouve ensuite Phonesavanh qui m’a fait la surprise de me prévoir en classe avec elle pendant deux heures, ça me fait plaisir de revoir certains élèves dont je me souviens et qui souviennent de moi. Avec les élèves de 5ème, on fait les chiffres, je galère pour leur faire prononcer « three » correctement, je leur dessine même un arbre pour leur expliquer ce qu’ils disent quand ils disent « tree » à la place.

Avec les 1ères, je fait le chapitre sur le sida, je l’avais déjà fait l’année dernière alors j’étais à l’aise.

En échange de mes deux heures de cours, elle, son mari et son fils m’emmènent déjeuner et ensuite à l’aéroport. Je prends l’avion pour Savannakhet, je vais découvrir la compagnie laotienne pour un vol d’une 1/2 h.

Elles sont jolies les hôtesses 🙂
Il n’y a pas à dire, c’est la saison sèche !!
Un peu l’impression d’atterrir de là où je suis partie…

A peine arrivée, je prends un taxi vers la gare routière, puis un mini van pour Thakhek. C’est parti pour 1h46 d’après maps.me, dans un engin fait pour 9 personnes, 12 si on en met sur les strapontins, en fait on sera 19 dedans et on mettra 2h30…Sur la route, on fait une halte à un endroit où une dizaine de vendeuses nous assaille pour nous proposer des œufs, des brochettes de poulet, des mangues, des bananes, de l’eau…

À Thakhek, je réserve ma moto pour demain dès en arrivant et je cherche un hôtel. Vu l’heure où je suis arrivée et vu mon état de fatigue, je me rabats sur un hôtel genre Ibis, rien de local mais je veux juste une chambre. Pour dîner, raz-le-bol du riz et des pâtes, ce soir c’est steak-frites 😉

Jeudi

L’ancien palais du gouverneur de Champassak

Dernière journée de boulot. À l’hôpital, je n’ai qu’un patient, toujours pas de papier officiel, mais ce n’est pas grave, on « discute  » avec Choun, il me demande du matériel que je vais lui envoyer ou faire parvenir par William cet été.

En repartant, je décide de me balader et de rallier le Mekong depuis l’hôpital, la piste est tellement poussiéreuse que j’abandonne au bout de 3 km, il devait m’en rester autant…

Il y a quand même quelques grosses maisons, je me demande à qui elles appartiennent

Je continue du coup sur ma route habituelle.

Le plastique est malheureusement très présent sur les bords de grandes routes
Un buffle, attaché pour une fois et un vélo

Puis je bifurque un peu plus loin pour longer le Mekong. Mais avant d’y arriver, je passe à travers des rizières qui sont cultivées grâce à un canal qui amène l’eau à l’intérieur des terres.

Ma « route »
Une tout petite école
Le canal

Et toujours cette couleur verte, qui apparemment ne veut rien dire de spécial. C’est la couleur du dragon…est la réponse qu’on a faite à ma question 😉

À l’école, dernier jour, mais je ne fais pas cours, les élèves sont en examen. Ce qui est différent de chez nous, c’est que pendant les épreuves, les instits ne sont pas toujours dans leur classe, elles vont et viennent dans la salle des tous petits qui est aussi le bureau de la directrice et la salle de café.

Elles m’ont offerte une écharpe et une énorme corbeille de fruits
La cérémonie des bracelets, chacune m’a attaché son bracelet et dit la prière qui l’accompagnait. Chaque prière est personnelle, elles n’ont pas toutes dit la même chose même si je n’ai pas compris, ça sonnait différent. Avec tout ça, je devrais passer un bon séjour 🙂
Les tous petits en examen
Souphavanh et son fils

Mardi et mercredi

Coup de théâtre à l’hôpital, après avoir travaillé 10 jours, ils se rendent compte seulement maintenant que je n’ai pas de papiers officiels ! Je suis donc sommée d’arrêter sur le champ alors que je suis avec mon troisième patient de la matinée. Heureusement que Nilavanh était avec moi, elle a pu en savoir plus et surtout me dire quoi faire, c’est à dire attendre. On a bien attendu 1 h avant que Choun n’ait l’autorisation de me faire un papier demandant que je sois autorisée à continuer de travailler. Nivalanh m’explique que je dois amener le papier à l’hôpital de Pakse et qu’ils doivent me donner une confirmation là-bas. Me voilà donc partie pour Pakse en scooter parce qu’il n’y a pas de bus l’après-midi…

IMG_0641J’en profite pour rendre une petite visite au bouddha qui domine la ville.

IMG_0642IMG_0643IMG_0644IMG_0647IMG_0649IMG_0650IMG_0656IMG_0657IMG_0659IMG_0660IMG_0661À l’hôpital, on ne me comprend pas à l’accueil alors je vais rendre visite à la seule personne que je connais là-bas, M Somsit avec qui j’avais travaillé l’année dernière. À la lecture du papier, il me dit qu’il faut que j’aille au département de la santé à 15 minutes de là et que je demande M Ratsamy. Manque de bol, quand j’y arrive, j’apprends qu’il est parti, fin de sa journée, je n’ai qu’à revenir demain…

Le lendemain, je préviens Choun à l’hôpital que je ne serai pas là et je repars sur Paksé. Je vais directement au département de la santé, mais on me fait comprendre que M Ratsamy n’est pas là. Un monsieur me donne gentiment son numéro de téléphone, je l’appelle, il parle très bien anglais, me dit qu’il est en attente de son avion pour le Cambodge où il va jusqu’à samedi. Je retourne voir à l’hôpital de Paksé, je n’ai pas plus de succès auprès des filles de l’accueil, retourne voir M Somsit qui me donne deux autres noms au département de la santé et me voilà repartie une nouvelle fois là-bas. Après avoir essayé plusieurs bureaux sans tomber sur une seule personne qui parle anglais, on finit par m’emmener voir le directeur du département qui fait venir un traducteur. Je lui explique que je fais partie de l’association des Amis de Paksé, que je connais William (qu’il connait bien aussi) mais que je suis venue seule, et non dans le cadre d’une mission de l’association. Il me fait comprendre qu’il lui faut un papier de William attestant qu’il me connaît et que ce sera bon. Je lui dis que je vais m’en occuper dès qu’il sera une heure raisonnable en France.

Sur la route du retour, je fais du tourisme avant d’aller à l’école 🙂

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des pêcheurs sur le Mekong

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des maisons typiques

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une poissonnerie tout au fond 😉
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une épicerie
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les vaches en liberté qui vont manger les plantes et fleurs des gens..

 

Le soir, je dîne chez Claude et Nilavanh en compagnie d’une future anthropologue de passage, la soirée est très enrichissante sur la vie des laotiens. Elle a vécu deux mois avec eux l’an dernier et était de nouveau là pour deux mois. Elle fait un mémoire sur l’intervention des associations françaises (notamment alsaciennes puisqu’elle était de cette région) qui rénovent des écoles et leur impact sur les laotiens.

IMG_0719 copieA cette occasion, Claude nous a fait goûté un Saint Nectaire qu’il avait reçu par la poste en direct de France après 8 jours de voyage, c’était…fort. Heureusement, il y avait du pain et un verre de vin  pour faire passer 😉

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Après, ils ont voulu m’entraîner au théâtre laotien, j’ai préféré les rejoindre en moto, j’ai bien fait, j’ai pu partir au bout de 10 minutes, ce n’était pas très agréable à écouter, la musique était très forte, le son distordu et c’était plutôt de la danse, bref je n’aimais pas trop.

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ils bloquent la rue pour l’intallation du théâtre, vue de l’arrière
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des jeux pour enfants
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comme dans toutes les fêtes du monde, à manger
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beaucoup de monde, je ne voulais pas m’approcher, ça hurlait déjà où j’étais, je n’ose pas imaginer plus près…

Lundi

Aujourd’hui, une journée bien rodée, matin à l’hôpital, et après-midi à l’école, et pour finir, les 70 ans de l’armée au district de Champassak.

J’avais trouvé de grandes plaques en plastique, J’ai pu fabriquer des posters résistants pour mes classes

J’ai recouvert le tout de plastique transparent pour les protéger de la poussière et autres désagréments
Chargée à la mode du pays 😉
Une vraie laotienne, ah non, il me manque un enfant devant et un derrière et je ne devrais pas avoir de casque…
Les 70 ans de l’armée
Claude et Nilavanh assurent sur les danses traditionnelles
Remise de prix à l’équipe de foot locale
Tout ça pour épater la femme du gouverneur qui danse avec lui
Cette fois au tour de l’équipe de pétanque d’être félicitée
Avec le gouverneur, très souriant 😉

Dimanche

Rdv après le petit déj avec Phonsavanh pour aller chercher quelques articles au marché, ça me permet de lui demander le nom des choses en laotien mais je suis loin de tout retenir. C’est surtout pour savoir ce que sont certaines choses que j’ai vues et qui n’existent pas chez nous ou pas sous cette forme. Ce marché est gigantesque et vend vraiment de tout, je ne vous ai pas pris en photo toutes les sortes de magasins et d’échoppes mais ils sont très variées. On a marché (ou plutôt piétiné) pas loin de 4 km !

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Allez rassurez-vous, ils la mettent au frigo en rentrant ou ils la cuisinent 😉
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Phonesavanh cherche des aimants pour le tableau aimanté de l’école, on fera chou blanc…
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En direct du Mékong, donc frais, pas besoin de glace 😉
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Pour un repas plutôt vietnamien que laotien
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Des reins de boeufs, d’après ma copine, mais je me demande si ce n’est pas une sorte de tofu…bon, je ne suis pas allée les disséquer pour voir 😉
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Epices et sauces en tout genre
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Des noix de coco avec et sans leurs coques
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Une immonde sauce de poisson, passez votre chemin…
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Parce que c’était joli
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Idem
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Le Jack Fruit, c’est moche mais excellent
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Pour la cuisine
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Citrons verts entre autres
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Encore du poisson,promis j’arrête avec eux (quand même, en plein soleil…)
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Cuisinés sur place (vous voyez, ce sont les mêmes qu’au dessus !)
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Du tabac, du plateau des Bolovens
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Phonesavanh achète des sortes de patates douces
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Un salon de coiffure. Les espèces de plumeaux sur la droite ne sont pas son enseigne mais des balais
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Ah zut, encore une finalement, il y en avait vraiment de toutes sortes 😉
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Héritage de la colonisation…
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Même les moines sont accros au téléphone ou alors ils achètent autre chose, il y avait plein de choses électroniques dans cette boutique.
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Des bijoux 100% toc
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Les hauts qui vont avec leur jolies jupes
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Sortie du marché, enfin…

IMG_0498Après-midi farniente, deux heures au bord de la piscine et un peu dedans quand même 😉 puis apéro en terrasse et dîner au resto de la belle-sœur de William, et au lit de bonne heure.

Samedi

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Levée en même temps que le soleil

7h, départ en bus public, notre guesthouse est le dernier arrêt avant Paksé, donc il est déjà plein quand il arrive, qu’à cela ne tienne, il y a toujours de la place en tassant bien…

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ils ont les pieds sur des sacs de riz
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la place qui reste c’est la mienne et celle d’une dame qu’on prendra plus loin sur la route
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un bout de moi 😉

Arrivée au marché de Paksé à 8h15, il y a quelques arrêts pour descendre des gens sur le chemin. Je me dirige directement vers ma petite couturière pour récupérer la jupe que je lui avais commandé. Je vais déposer mes affaires à la guesthouse (toujours la même, j’ai réservé toutes les nuits dont j’avais besoin pour mon séjour dès mon arrivée de France, elle est très prisée) puis je retrouve à 9h la belle-sœur de William, dont j’ai oublié le nom, qui m’emmène voir le Papy (son beau-père ?) qui a mal dans la jambe depuis 3 jours. Il est tombé il y a 3 semaines mais n’avait pas eu trop mal, c’est vraiment pire depuis peu mais à priori sans raison. Petite balade à l’hôpital pour faire faire des radios du dos (à peine lisibles, comme d’habitude, mais à priori, rien à part de l’arthrose, normal, il a 80 ans environ), on est accompagné par son fils qui est généraliste à l’hôpital de Paksé et dont la femme, présente heureusement, parle français. Du coup, j’ai decouvert qu’il y avait un scanner à Paksé (ou du moins une porte, cadenassée, où c’est marqué CT Scan).

IMG_0436IMG_0433Je découvre un intérieur différent, dans le quartier vietnamien, plusieurs branches de la même famille vivent dans la même maison, la cuisine et la salle sont communes mais chambres et salle de bain sont par famille. Après avoir soigné le papy, je dois aussi m’occuper de la mamie. Une fois que j’ai fini, arrive un acupuncteur qui travaille en électrothérapie, c’est cool, ça va compléter ce que j’ai fait. Je reste manger avec eux, c’est bon J

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Le fils de celle qui parle français

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bo-buns
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La fille
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le cousin
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la cousine, tous boivent du Pepsi
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Papy et Mamie en photo

Après tout ça, je retrouve Phonesavanh pour aller acheter des manuels scolaires pour l’école. Elle me dit qu’elle est surprise que les maîtresses aient demandés des livres parce que normalement, c’est fournis par le gouvernement puisque c’est une école publique. Moi, je pense que c’est parce qu’ils sont vieux et surtout très abîmés et qu’ils ne savent pas quand ils en auront des nouveaux.

Je finis la journée par un petit massage des pieds et une bonne calzone accompagnée d’un verre de vin au restaurant italien du centre de Paksé que j’avais découvert l’année dernière. On dirait que je mange avec mon ordinteur pour seule compagnie mais je vais être rejointe presque en fin de repas, par Heinz, venu là par hasard, que j’avais rencontré dans le bus Ubon-Paksé. On papote de choses et d’autres et on prévoit de se retrouver à la piscine demain.

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Vendredi

Ce matin, je bosse toute seule avec Choun, il progresse en anglais, je progresse en lao 😉 On voit 7-8 patients dont des employés de l’hôpital, on n’est pas trop débordé et ça me va bien.

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un coq sur mon scooter et ce n’est pas une ombre 😉
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double fracture et peut-être pas que, mais il faut se concentrer pour lire ça…

A l’école, je commence à prendre mes marques, c’est juste la chaleur qui est vraiment difficile à supporter mais je vais m’y faire. 38°, c’est plus facile en vacances au bord de l’eau, allongée dans un hamac !

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petit jeu

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Tous les lundis et tous les vendredis, il y a la cérémonie du drapeau, les enfants sont rangés par classe, et comme à l’armée, il y a des instructions, que je n’ai pas comprises bien sûr, et ils tournent tous d’1/4 de tour comme un seul hommeet se mettent au garde à vous. Le lundi, toute la journée, les instits sont en tenue militaire (couleur sable).

 

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cérémonie du drapeau, c’est vendredi

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L’école commence à 8h, dans ce village, les enfants viennent à pied ou en vélo. Certains mettent parfois 20 minutes pour venir. Je me demande comment ils font à la saison des pluies, ça doit être boueux et certains chemins doivent être à peine praticables. Je vais me renseigner.

Sur la route du retour, petite pause, je mets même les pieds dans l’eau, c’est dire si j’ai chaud 😉

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au loin l’île de Don Daeng
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auprès de mon arbre, je vivais heureux…
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même pas peur

Leur vie en général, à la campagne, est rythmée par le soleil. Levés entre 5h30 et 6h, petit déjeuner, douche, départ pour l’école ou le boulot. La maman se lave en dernier, souvent une fois que tout le monde est parti. Il n’est pas rare de voir une femme, en chemise de nuit, la serviette sur l’épaule, se diriger vers un point d’eau qui est en dehors de la maison. La « middle class » a une douche dans la maison ! Il y a des moines qui passent dans les rues très tôt, souvent par trois, pour prendre les offrandes que les gens leur font devant leur maison. En échange, ils prient pour les gens, s’occupent aussi d’enfants de certaines familles très pauvres, certains deviendront moines à leur tour ou pourront aller au collège. A 11h, 11h30 pause repas, reprise à 14h sauf pour les commerçants qui font non stop puisqu’ils habitent dans leur boutique ou qui ont leur boutique dans leur maison, comme vous voulez.

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un commerce, l’équivalent d’une superette chez nous

Petite série de maisons vertes qu’on trouve beaucoup entre Champassak et Dontalat. Je me demande si la couleur verte porte chance ou s’il y a eu une grosse promo sur la peinture verte 😉

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juste pour voir si vous suivez 😉

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Jeudi

 

Ce matin, j’ai Nilavanh et Claude qui sont avec moi, ça fait du monde dans la salle de consult’ mais c’est sympa. Claude me dit que lui ne faisait pas et ne ferait comme ça, je le prends bien, chacun a le droit de penser comme il veut. Mais il est de bons conseils sur les pathologies locales et je tiens compte de ses remarques, n’empêche que je fais à mon idée 😉

Ils ont fait venir des amis et des voisins, je ne chôme pas aujourd’hui, heureusement, c’est plutôt calme à l’hôpital, je n’ai que 2 ou 3 patients de là.

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Tous les moyens sont bons pour venir à l’hôpital 😉

IMG_0277A partir de maintenant, je décide de rentrer le midi, ça fait plus de scooter mais ça me permet de me poser un peu à la guesthouse et de préparer mes cours.

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Sur la route
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C’est vraiment la saison sèche
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tellement chaud que n’importe quel point d’eau est le bienvenu 😉

IMG_0290A l’école je n’arrive à faire que deux classes au lieu de trois sur le temps imparti parce que les enfants veulent plus. Je suis toute seule dans la classe, je dois me débrouiller parce que Sophavanh a sa propre classe à faire mais si j’ai besoin, je peux aller la chercher. C’est compliqué parce qu’ils ne comprennent pas ce que je dis, je suis en passe de devenir très douée pour parler avec les mains. A la fin des cours, lors du petit café avec les instits, je demande ce dont elles ont besoin. Elles me disent qu’elles ont besoin de manuels et effectivement, les leurs sont en très mauvais état. Comme je vais à Paksé ce we, je propose de leur en offrir, elles me font une liste longue comme le bras, j’explique que je n’en prendrai que la moitié. Même à 2€ le bouquin, quand elles en commandent 200, ça fait cher. Mais elles ont raison, qui ne tente rien, n’a rien 😉

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A la récré

IMG_0372Je finis la journée par une patiente à Champassak, personne très démunie dont Nilavanh s’occupe, elle est tombée de moto il y a 6 semaines et a toujours mal au genou. Les radios montrent une petite fracture du plateau tibial mais ici, pas de plâtre parce que ça macère. Donc renvoyée chez elle, au lit puis déambulateur. Elle a aussi un oeuf de caille sous l’oeil et c’est hyper sensible encore (fracture du zygomatique ??), je lui conseille de mettre de la glace pour faire dégonfler. J’arrive à bien travailler même si c’est sur son lit, je ne deviens pas difficile sur les divers endroits où je peux pratiquer, adaptabilité ! J’irai la revoir la revoir lundi.

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Et ce soir, pour dîner, les maîtresses m’ont offert tous les ingrédients pour faire une vraie Lao Soup, je demande à la guesthouse de me faire réchauffer le bouillon et me voilà prête à déguster…mais c’est carrément inmangeable 😦  Je me force un peu. Au moins, j’aurai essayé. Je me rabats sur un bon vieux « fried rice » une valeur sûre !!

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Mercredi

ouh là, trois jours de retard ! Promis, je serai moins bavarde sur la fin de semaine, il y aura surtout des photos 😉

Ce matin, je travaille avec Nilavanh qui est gentiment venue servir de traducteur, ça facilite grandement les consultations, disons que j’ai un peu plus de retour du patient ! Je m’occupe aussi de Choun qui a très envie de tester, il a une petite douleur entre les omoplates 😉

Les cas sont aussi variés qu’hier et ça me plaît beaucoup. Je n’en vois pas plus que 8 mais ça me permet de bien m’en occuper, je ne suis pas fana du travail à la chaine. Cette fois, à 11h, Choun m’annonce qu’il est l’heure de manger. Je suis un peu surprise, j’avais compris de 8h à midi et ça se transforme en 8h30-11h, mais en fait, ça m’arrange, ça va me laisser du temps avant d’aller à l’école. Je mange dans un resto au bord de la route et je réalise rapidement (mais une fois assise) que c’est un restaurant chinois (lampions et autres babioles pour le nouvel an). Je tente quand même , je suis la seule cliente (pour 4 serveuses), vu le peu de monde (et il n’y aura pas d’autre client que moi pendant les ¾ d’h où je reste, alors que c’est l’heure du repas au Laos), je me demande si la nourriture va être fraiche…c’est plutôt bien même si c’est carrément fade, surprenant. J’ai un peu mal au ventre sur mon scooter en allant vers l’école, psychologique ?? Bon, oui carrément, parce que je n’y repense plus de l’après-midi.

J’arrive un peu avant 14h à l’école, les enfants sont dans la cour, je suis accueillie par la directrice, qui ne parle pas du tout anglais, mais qui me fait comprendre que je dois la suivre dans la salle de classe qui leur sert aussi de salle de repos et que je dois attendre, quoi, je ne sais pas…1/4 d’h après, une bouteille d’eau et des sourires crispés plus tard, arrive la dernière instit Sophavanh, celle qui parle anglais, ouf !

img_0309.jpgElle m’explique que je vais faire cours à des 7-8 ans, ils doivent être en équivalent CE1. Je demande à voir le livre et à savoir où ils en sont, et je comprends que ce ne sera pas la même chose que l’année dernière à SOS Children Village où j’avais eu des collégiens et lycéens, et où, je pense, que le niveau en première devait être meilleur. Ici, ils savent répéter les mots, mais ne comprennent pas les phrases, même toutes simples. Sophavanh reste avec moi, mais ne m’aide pas beaucoup, je pensais qu’elle traduirait au moins un peu, en fait elle suit mon cours comme une élève ! Je transpire beaucoup, entre le stress et les presque 40° dehors…Il n’y a pas de ventilateurs dans la classe, je ne parle même pas d’une clim 😉 Les fenêtres n’ont pas de vitres et on fait courant d’air en laissant les volets ouverts de chaque côté de la classe. Je finis par trouver un semblant de rythme, en tous cas les enfants aiment et ne veulent pas que j’arrête. J’explique à Sophavanh que si elle veut que j’aie le temps de faire les trois classes, je dois m’arrêter là.

IMG_0316Elle m’emmène chez les CE2, même constat, ils ont le livre du niveau supérieur mais je n’arrive pas à voir ce qu’ils savent de plus que les autres…Je me dis qu’en France aussi, à cet âge-là, ils ne doivent pas savoir grand-chose en anglais non plus et qu’il y a probablement des instits qui ne sont pas du tout à l’aise dans cette langue. Je décide de leur faire répéter les mots pour améliorer leur prononciation et de travailler sur les phrases simples sous forme de jeu. Ça fonctionne plutôt bien, mais je n’ai pas noté ce que j’ai fait, j’espère ne pas faire les même exos demain, y a pas à dire, c’est un métier prof ! Je me considère plus comme une assistante comme ceux qu’on avait parfois en cours avec nous au collège et au lycée.

IMG_0303IMG_0317A 3h30, je m’apprête à changer de classe en retard sur l’horaire que je m’étais fixé quand l’instit me dit « time to rest », je pense à une pause mais en fait c’est une pause de 20 minutes avant la fin des cours 😉 donc je suis rentrée tôt finalement. Ça tombe bien, j’avais réservé un foot massage. Je finis la soirée tranquillement.

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une des rares rizières en culture à cette époque de l’année
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vendeuse de racines de lotus que j’ai longtemps pris pour des baguettes de pain 😉
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un temple à Champassak