Aujourd’hui, Phonesavanh n’est pas disponible pour une balade ; ce matin, elle a une réunion à l’école et cet après-midi, elle doit aller voir les parents d’une élève qui ne travaille pas pour mettre en place un programme d’aide. Je vais donc explorer les environs toute seule. Je me décide pour une ou deux cascades, de préférence peu touristique. Après plusieurs recherches sur internet, je me fie à Nicolas, du site NKM, il a créé une bibliothèque de données sur Paksé et ses environs entièrement gratuite, avec des cartes super bien faites. Il tient une guesthouse dans laquelle on a dormi, il y a 4 ans, la première fois qu’on est venu avec Philippe, Marie, Laurent et Flavie. Ce n’est pas la première fois que j’ai recours à son site, il m’a été bien utile l’année dernière pour préparer le road trip qu’on a fait avec Paul sur le plateau des Bolovens.
Je décide de commencer par Tad Vang Yang située à 34 km au nord-est de Paksé, sur la route qui mène au fameux plateau. Les 20 premiers kms sont sans intérêt, je roule sur une sorte de 4 voies sans véritablement quoique ce soit à voir à part à un moment où il y a plein de stands de vanneries en tous genres à vendre sur 500m des deux côtés de la route. Je retrouve sans réel plaisir les camions thaïs, qui ont beau être très jolis, roulent comme des tarés y compris sur les routes plus petites. D’ailleurs voilà ce que j’ai vu peu de temps après avoir quitté la 4 voies…

Sur la route, j’ai tenté d’aller à une autre cascade avant Tad Vang Yang mais il y avait 10 km de piste comme ça aller et autant au retour parce qu’on ne pouvait pas rejoindre une autre route au bout. J’ai renoncé au bout de 2 km (donc 4 km en tout !) tellement la route était pourrie, sans compter les camions, voitures et motos qui passaient et faisaient voler la poussière…Je n’ai pas pris la photo à un de ces moments-là, sinon vous n’auriez rien vu 😜.

Et voilà Tad Vang Yang, il m’a quand même fallu faire deux km de piste pour la rejoindre mais celle-ci était un peu plus praticable et je n’ai croisé qu’une moto. A la cascade, il n’y a personne, mais vraiment personne, ni enfants, ni pêcheur…bon, en même temps, il est midi et le soleil cogne bien, d’ailleurs, je sens que je vais me chopper des coups de soleil sur les bras et dans le cou, mais pas sur le visage, j’ai un casque à visière 😅. Il n’y a pas une habitation à moins de 500m alors je me contente de tremper les pieds parce que je me dis que si je glisse et que je me tords une cheville ou que je me fracasse sur un rocher, je risque d’attendre un moment de l’aide 😕. C’est dommage parce que l’eau est bonne, avec de la profondeur pour nager et le site est magnifique. Si Philippe et les enfants avaient été là, ils se seraient bien amusés, il faudra que j’y revienne avec eux 😃.


Puisque je n’ai pas pu me baigner, je décide de prendre une valeur sûre, Tad Phasuam et Maak Ngaew, deux cascades à 50m l’une de l’autre mais sur deux rivières différentes. La première, qu’on approche en passant un gros pont construit par des japonais si mes souvenirs sont exacts, est inaccessible au-delà d’un certain point et l’autre, dans laquelle on peut se baigner, on y accède par un petit chemin et un pont en bois. On a eu l’occasion de les faire avec Philippe, Marie, Laurent et Flavie et j’y étais retournée avec Paul, Phonesavanh et sa famille l’année dernière. Malheureusement, la grosse crue du Mékong début septembre 2019 a fait d’énormes dégâts sur ce site, le gros pont s’est effondré, on ne peut plus accéder à la première cascade, quand à la deuxième, même chose, on peut la voir d’en haut mais plus y descendre pour se baigner et il n’y a plus de petit resto pour déjeuner non plus 😩.

En fait, ça n’a pas beaucoup avancé, et pour cause, la crue a tout abimé et le site ne vaut plus rien sans le pont qui permettait l’accès à la cascade. Et c’est tant mieux parce que ce gros projet hôtelier aurait défiguré le site…m’enfin, il le défigure quand même puisque ça va rester en l’état, même si la nature va reprendre ses droits, il restera le béton…






Avec tout ça, je ne me suis toujours pas baignée et je n’ai pas mangé…donc option facilité, un combo resto/plage que j’ai vu en passant sur la route 😃.








l’avantage, c’est que c’est gratuit et l’eau est la même 😉
C’est un lieu de détente pour les laotiens plutôt aisés, on est samedi, les gens décompressent. Ils se regroupent par famille ou amis. Ils mangent toute la journée et la bière coule à flot. Les laotiens se baignent toujours tout habillés, tout comme moi d’ailleurs, déjà que je suis la seule blanche, je ne vais pas, en plus, me mettre en maillot 😇.




Sur la route du retour, je suis surprise par une soudaine odeur de café…Mais oui, mais c’est bien sûr, je passe devant l’usine de Mme Dao, la reine du café laotien. Pour être exact, le café vient du Laos, du plateau des Bolovens, les ouvriers sont laotiens, mais les directeurs et sa PDG sont vietnamiens 😜.




















































































































































































































































