Dernière journée à Huê

Après avoir fait toutes ces visites depuis le début du séjour, j’ai décidé de buller un peu, je roule au hasard des rues, je m’arrête quand ça m’inspire, c’est aussi ça les vacances 😉.

Cathédrale Phù Cam :

Les abords du marché :

Je me suis posée pour bouquiner au bord de la rivière des Parfums, enfin un peu de calme, ça fait du bien, ce pays est vraiment très bruyant 😅.

En chemin :

Le soir, j’avais rendu mon scooter et il n’y avait pas grand choix autour de mon logement, en fait il n’y avait que ce resto de rue. Pas de chance, c’était un resto de poisson et jusqu’ici, je m’étais gardée d’en manger 😬 et bien j’avais tort, c’était délicieux !

Et oui, même ici, on occupe les enfants avec le téléphone, ça a duré tout le temps de mon repas :

La Cité Impériale et deux mausolées

La ville de Huê fut la capitale du Vietnam pendant la dynastie des N’Guyen de 1802 à 1945. C’est l’Empereur Gia Long qui lança la construction de cet ensemble gigantesque qu’on appelle la Citadelle. Aujourd’hui, il ne reste que 20 bâtiments sur les 148 d’origine, la majorité ayant été détruite par les bombardements américains en 1968. Sur ceux restant, les deux principaux, le Palais de la Suprême Harmonie et la Cité Pourpre Interdite étaient en réfection, on ne pouvait pas les visiter. Il y avait quand même pas mal de petits temples, de palais et de portes gigantesques, j’ai eu de quoi faire des photos 😉.

Le Mausolée de Minh Mang : un vaste domaine, situé à une dizaine de kilomètres de la ville, ceint d’une gigantesque muraille, composé de plans d’eau, de palais, de temples et de la tombe de l’Empereur.

Le mausolée de Tu Duc : encore plus grand que le précédent ! Tu Duc était un Empereur qui avait une centaine de femmes et de concubines mais qui, étant stérile, n’a pu donner au trône un successeur. C’était également un poète très célèbre et on trouve pas mal de ses poèmes, accrochés dans les bâtiments, sous forme de tableaux où le poème est mis en valeur par une peinture qu’il a commandé à un artiste.

Et pour finir, quelques photos prises au cours de cette balade en scooter autour de Huê.

Sur la route en direction de Huê

Je remonte vers Huê, où je vais passer 3 jours pour découvrir cette cité historique avant de partir vers Paksé au Laos. Je sais qu’il existe des bus qui font le trajet au départ de Huê, c’est pour cela que j’ai choisi cette partie du Vietnam, il n’y a qu’une dizaine d’heures de bus (si tout se passe bien) entre les deux villes.

Ce que je n’avais pas prévu en revanche, c’est qu’on ne peut pas obtenir de visa sur place, au poste de frontière entre le Vietnam et le Laos, alors que c’est parfaitement réalisable aux postes de frontière entre la Thaïlande et le Laos, je l’ai fait plusieurs fois 😅. J’avais même prévu la photo et les 40$ demandés à cette occasion. Heureusement que j’ai discuté avec des gens qui m’ont dit avoir lu ça sur Internet et que je me le suis fait confirmer par le consulat du Laos à Da Nang. J’ai aussi appris qu’il était trop tard pour faire une demande de visa à leurs bureaux, mon visa de touriste de 15 jours au Vietnam sera dépassé le temps d’obtenir mon visa pour le Laos 😤. Alors changement de programme, je cherche comment y aller en avion puisque je peux obtenir mon visa directement à l’arrivée dans n’importe quel aéroport du Laos. 

J’ai deux possibilités : soit prendre 3 vols : Huê-Hanoi, Hanoi-Vientiane puis Vientiane-Paksé ou soit 2 vols : Huê-Ho Chi Minh puis Ho Chi Minh-Paksé, option que je choisis. J’hésite encore sur la manière de me rendre au sud du pays mais pour aller jusqu’à Ho Chi Minh , il faut compter 20h de voiture ou 24h de bus ou 22h de train contre 1h30 d’avion, le dilemme est vite résolu. Ça fait tout de même un sacré détour 😅

Ma logeuse est adorable, elle se charge de prendre mes billets sur internet, elle passe par une agence parce que la compagnie aérienne laotienne est en réfection de site et n’accepte pas la carte Visa jusqu’à nouvel ordre 😩. Elle organise aussi mon voyage de chez elle à Huê, elle a réservé une place dans un mini-bus qui fera le trajet entre-coupé de quatre arrêts d’endroits « à voir absolument ». Heureusement, nous ne sommes que huit passagers et effectivement, c’était sympa de voir tout ça.

Les Montagnes de Marbre : il y en a 5 au total, représentant les 5 éléments. Nous visitons la Montagne Thuy (Eau), la plus haute, une centaine de mètres, lieu qui comporte plusieurs temples, pagodes et grottes. C’est de ces montagnes qu’était extrait le marbre dont ils font des statues ou des objets du quotidien, aujourd’hui, ce n’est plus le cas, il est extrait et travaillé à plus de 500 km au nord. Il faudrait environ 3 à 4 h pour tout voir, on ne dispose que d’une heure alors on n’en voit qu’une partie, d’autant que ça grimpe beaucoup et ça, mon genou adore 😬.

Le col de Hai Van :

Lang Co Beach : soit disant une magnifique lagune, je suis un peu déçue, je m’attendais à une eau turquoise, je ne sais pas pourquoi. En tous cas, il y a beaucoup de cabanes de pêcheurs d’huitres, une des spécialités du coin.

Roofed Bridge (Thanh Toan Tiles) : un charmant petit village au milieu des rizières et son pont couvert comme le pont japonais de Hôi An.

Un article sur 3 « thèmes »

Les maisons « Tubes »

Après vous avoir montré quelques maisons de la ville datant pour certaines du 16ème ou 17ème siècle, voici des maisons plus récentes qu’on trouve depuis le 19ème siècle. J’ai trouvé l’explication de ces étranges maisons sur le site authentikvietnam.com : « La maison tube est étroite et profonde puisque la  taxe foncière, depuis le XIXème siècle, est calculée au prorata du nombre de mètres linéaires de la façade donnant sur la rue. Les maisons s’imbriquant les unes aux autres, il n’y a pas de fenêtre sur les façades latérales. La profondeur de la maison donne l’impression d’un long tube étroit qui est subdivisé en sections. La première peut servir au commerce ou pour garer les scooters la nuit, vient le salon puis, au fond, la cuisine. Les étages se multiplient pour accueillir les chambres des membres de la famille, une pièce dédiée au culte des ancêtres et le toit-terrasse aménagé en buanderie. » Elles peuvent être très simples ou au contraire très décorées et/ou peintes de couleurs vives.

Les touristes sur les sites :

une chose m’intrigue depuis que je visite les sites historiques ici, une bonne partie des touristes asiatiques féminines est très habillée, voire déguisée (à mon sens 😉). Je ne sais pas si elles sont tout le temps comme ça ou si c’est juste pour cette occasion particulière, pour se mettre dans l’ambiance. Je ne pense pas que ce soit par respect du lieu vues toutes les poses stupides qu’elles prennent devant chaque porte, statue, monument, plante…Les photos suivantes représentent à peine le dixième de ce que j’ai vu et je ne parle pas du temps que j’ai passé à attendre qu’ils aient fini leurs photos pour pouvoir prendre le bâtiment sans eux au premier plan !

Instantanés de motos et de vélos :

J’ai déjà fait des photos prises sur le vif de gens sur des motos ou des vélos mais j’avais envie de vous en montrer d’autres (en espérant ne pas avoir fait de doublon avec celles des articles précédents 😬).

Et pour finir, petite vidéo :

Le remorquage à la vietnamienne 😉

Hôi An 2

Cette ville a quelque chose d’agréable, à moins que ce ne soit la gentillesse de la famille de ma guesthouse, toujours est-il que je reste là cinq jours au lieu des trois initialement prévus 😉. Le centre-ville, hyper touristique, grouille de monde, vous ne vous en rendez pas compte parce je m’arrange pour qu’il n’y ait presque personne sur mes photos, ça me prend souvent plusieurs minutes d’attente pour en réussir une sans personne. C’est vrai que ça fait un peu ville fantôme mais moi je préfère et je trouve ça délicat de prendre des gens en photos comme s’ils étaient des bêtes curieuses. Je n’aimerais pas qu’un touriste me prenne en photo alors que je bois tranquillement un café devant chez moi ou à la terrasse d’un bar, alors souvent, je demande aux gens si je peux les prendre en photo ou je m’arrange pour qu’ils ne me remarquent pas 😅. Voici quelques uns des lieux que j’ai eu l’occasion de voir, je suis loin d’avoir visité tous les monuments de la ville, j’ai choisi ceux qui me plaisaient ou me parlaient.

Musée de la médecine traditionnelle vietnamienne

Une salle de rassemblement de la congrégation chinoise

Musée de la vie locale

Le pont Japonais, la vieille maison de Phung Hug et autres lieux

Encore quelques maisons et boutiques :

Et puis n’oublions pas que la mer n’est qu’à 10 minutes en scooter, alors une petite pause baignade/lecture/repas s’impose :

Hôi An, la campagne environnante

Et voilà, j’en ai déjà marre de l’agitation de la ville et même si ma guesthouse est au calme, j’ai besoin de solitude et d’espace. Je me concocte un petit road trip sur mon téléphone, un peu au hasard, parce que les guides consultés ne parlent que des sites touristiques mais pas de la campagne. J’enfourche mon super scooter, plus fait pour la ville que la campagne, tant pis, je ferai avec 😉. Je traverse la ville et sa banlieue avant d’apercevoir au loin les montagnes que j’envisage d’atteindre avant midi.

Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir si besoin, certaines sont prises d’un peu loin parfois et avec le téléphone, on ne voit pas aussi bien les détails qu’avec les yeux 😉

Après une bonne heure et demi de route en pointillé, je m’arrête souvent contempler le paysage et les gens au travail, je me pose dans un petit resto pour déjeuner. Mon vietnamien étant plus que rudimentaire (bonjour, merci, s’il vous plaît, où sont les toilettes et c’est combien ?…), j’utilise google translation pour échanger avec la serveuse, c’est quand même pratique cette appli 😃. Le plat unique, c’est des nouilles au poulet, ça tombe bien, j’aime ça. Comme d’habitude, les morceaux de poulet doivent peser au total 30 grammes et sont plus constitués d’os que de chair mais c’est délicieux, parfumé et pas trop épicé.

Je reprends la route mais je commence à avoir bien chaud, je pense que je suis au bord de l’insolation…je suis presque la seule à rouler en moto sous cette chaleur, à part ceux qui doivent vraiment sortir, tout le monde est bien au frais à l’intérieur des commerces ou des maisons, temps calme pour tout le monde. Le seul avantage à rouler à cette heure-là est qu’il y a peu d’animaux sur la route, par contre, il y a des poids lourds qui roulent comme des fous en klaxonnant dès qu’ils arrivent derrière moi des fois que je ne les ai pas entendus arriver ! Je finis par faire demi-tour, je ne peux pas contourner la montagne, ce serait trop long et je ne peux pas passer à travers, il faudrait une moto plus puissante. Une dizaine de kilomètres plus tard, je trouve un café qui a l’air d’avoir des chaises normales (j’en ai marre des chaises pour enfants !) et je suis obligée de réveiller la serveuse pour commander. Une fois mon café glacé bu, je copie mes voisins de table, qui se sont allongés sur trois chaises mises bout à bout, pour faire une mini-sieste. Malgré le bruit des camions qui passent sur la route, l’énergumène qui beugle dans son karaoké pas loin et la voisine qui tousse sans arrêt, j’arrive à dormir une demi-heure et ça me requinque.

La campagne est vraiment très jolie, et contrairement au Laos, les rizières sont encore bien vertes à cette époque, c’est lumineux. Je note qu’ils font sécher beaucoup de choses au bord de la route, j’avais déjà remarqué qu’il faisait sécher leur linge qui, bizarrement, ne sent pas les gaz d’échappement mais qui doit être plein de poussière une fois sec 😅.

Petit détour sur la route pour aller voir une cascade, j’ai besoin de me rafraichir. Evidemment la route pour y accéder n’est pas vraiment carrossable pour mon scooter et je dois traverser de belles flaques d’eau où je m’enfonce. Après quelques centaines de mètres, je suis devant un panneau que bien sûr je ne comprends pas même après la traduction de Google 🥹 , je pense que ça n’a rien à voir avec la cascade ! Je continue et parviens enfin à destination, ça valait le coup de persévérer. Le gardien m’accueille gentiment, on se comprend par signes, il m’accompagne jusqu’à la cascade et son bassin, petite rando de 10 minutes sur de gros rochers le long de la rivière. Il me fait comprendre qu’il y a un autre bassin plus haut, à 45 minutes de marche encore, je décline son offre, il est déjà 15h30 et la nuit tombe tôt, à 17h45, j’ai encore de la route pour rentrer. Il y a quelques jeunes sur place mais ils ne restent pas longtemps après mon arrivée alors je peux profiter de l’endroit pour moi toute seule. L’eau est bonne et l’endroit très paisible, ça me ressource.

Petite vidéo du lieu :

Hôi An 1

Puisque mon séjour vietnamien est court, je me limiterai à visiter 3 villes assez proches les unes des autres et leurs environs . Après Da Nang, me voici à Hôi An, distante d’une trentaine de kilomètres. C’est une ville un peu en retrait de la mer et séparée par beaucoup de petits canaux, ce qui donne pleins de petites îles, c’est sympa de franchir tous ces ponts en se baladant.

C’est une ville très touristique, je ne m’attendais pas à ça. Sina, un ami franco-laotien à qui j’ai dit que j’étais là-bas, m’a dit « ah, tu es à Disneyland ! ». Bon, c’est un peu exagéré mais ça a du vrai : c’est un peu bondé de touristes (et j’en suis une aussi) et les magasins de tailleurs succèdent aux magasins de chausseurs qui eux-mêmes succèdent aux magasins de soieries et autre cachemires, le tout entre-coupé de restaurants et de SPA proposant toutes sortes de massages des pieds à la tête. Le Mont Saint Michel version vietnamienne 😜. Les maisons sont presque toutes jaunes ou ocres et sont très fleuries. Il y a des lampions partout, c’est très coloré et la nuit c’est beau.

Je suis logée dans une guesthouse qui est familiale comme souvent en Asie, c’est Vicky la gérante, au sens propre du terme, elle gère tout. Dans la maison, vivent aussi sa soeur et ses trois enfants, ses parents et ses beaux-parents. Vicky, qui parle parfaitement l’anglais, s’occupe de l’accueil des clients, des réservations aux activités qu’elle propose, de louer des scooters ou des vélos (la ville est plate), de faire du change de monnaie, de confier le linge sale à son personnel (qui se trouve être sa soeur et sa mère aidée par une autre personne 😉) et à ses heures perdues, elle jardine tomates, fraises et herbes de toutes sortes.

Je me suis inscrite à un cours de cuisine, ce n’est pas trop mon truc d’habitude les activités de groupe, mais j’avais envie de découvrir quelques secrets d’une cuisine que j’aime beaucoup. Nous avons commencé par aller chercher les ingrédients au marché, circuit court, qualité irréprochable 😃.

D’après notre cheffe cuisto/guide, ici ce sont les femmes qui sont bouchers/bouchères parce qu’elles sont beaucoup plus fortes musculairement et meilleures négociatrices pour les achats que les hommes. Je la cite : « les hommes sont bons à rester au café boire du whisky et fumer ». Ce n’est pas la première fois que j’entends cette réflexion en Asie, pourtant il y a des hommes qui travaillent, j’en ai vu 😉. C’est vrai qu’à partir de 10-11h le matin jusqu’à tard le soir, il n’y a que des hommes dans les cafés, mais ils ne boivent pas tous du whisky, beaucoup sont au thé !

Après avoir fait le plein des ingrédients qui vont nous servir à préparer les plats au programme, nous sommes emmenés près de l’école de cuisine où, pour nous faire patienter le temps que de petits elfes de maisons découpent les morceaux de viandes, les légumes, lavent les plantes aromatiques, installent toute la salle…, nous avons le droit à une balade en barque ronde sur le canal avoisinant. Cliché à souhait, tout ce que j’aime 😇.

Un bout du spectacle, je ne vous mets pas tout ce à quoi on a eu le droit, je ne veux pas spoiler dès fois que vous veniez 😂

Une fois arrivés à l’école de cuisine, nous avons eu le droit à une explication sur la transformation des grains de riz, les différentes étapes pour aboutir à : de la farine pour nourrir les animaux, du lait ou de la crème de riz, des feuilles de riz et des nouilles. C’était très instructif et interactif, on a eu l’occasion de tester chaque étape.

Piler le riz est une fois de plus dévolu aux femmes parce que c’est éreintant…il faut environ 15 minutes pour piler un petit bol de riz, équivalent du repas d’une personne. Or, chaque personne mange 3 fois par jour et la famille est composée de plusieurs personnes, ce travail peut donc représenter quelques heures 😅.

Une fois tout ça dit, place au cours proprement dit. La cheffe nous montre l’exemple, à chaque plat, elle prend bien le temps d’expliquer tout, y compris les erreurs de débutant à éviter et c’est à notre tour de nous y mettre. Chacun va confectionner ses propres plats de A à Z, à part, comme je l’ai dit, toute la partie pénible de nettoyage, d’épluchage, de découpage, de désossage, ça, c’était réservé aux elfes cachés derrière une palissade en bois. En récompense, ils auront le droit au bouillon qu’on a fait et dont on n’utilisera pas tout. J’espère quand même qu’ils sont un peu payés 😬.

On a fini par une soupe de boeuf avec le bouillon qu’on avait mis à mijoter en début de cours, c’était aussi très parfumé. Heureusement, pour terminer, quelques petites tranches d’ananas ont été les bienvenues pour digérer tout ça 😅.

Da Nang by night

Le marché de nuit est une institution dans les villes du Vietnam comme en Thaïlande et au Laos d’ailleurs. Il s’agit d’un lieu très animé dès la tombée de la nuit où les gens vont de stands de nourritures variées aux stands de marchands ambulants, de vêtements ou de babioles pour touristes, et assistent parfois à de petits spectacles.

J’ai opté pour le BBQ, brochette de poulet et champignons entourés de porc et des petits dumplings colorés naturellement avec du curcuma et fourrés au maïs et au soja, je me suis bien régalée. Après avoir traîné sur le marché aux babioles, non sans avoir acheté deux mini-lanternes, on ne se refait pas, je suis repartie vers mon hôtel. Ce faisant, je suis passée devant le pont du Dragon qui était envahi de gens, dessus et sur les côtés. Il y avait de la musique, des applaudissements alors je me suis arrêtée pour regarder le spectacle. Le Dragon crachait du feu puis, après une musique vietnamienne (je n’ai pas vu si c’était une chanteuse ou une sono), il s’est mis à cracher de l’eau sur les gens, j’étais contente d’être moins bien placée mais au sec 😉.

Découverte de Da Nang et de ses environs

J’ai oublié comme il était dangereux de se promener à pied ici, les motos débarquent de partout, il n’y a pas ou peu de trottoir (en dehors de la promenade le long de la plage) et il faut toujours regarder où l’on marche, le bitume est tout sauf droit, les trous et les choses au sol sont nombreux alors, pour limiter mon risque d’entorse, j’ai loué un scooter à ma logeuse. C’est un plaisir de se sentir libre d’aller où on veut, une fois les codes de la route locaux intégrés. On conduit au klaxon, celui que klaxonne le plus fort et le plus longtemps a priorité. Les ronds points et la plupart des intersections sont une véritable aventure, imaginez le rond-point de l’Arc de Triomphe aux heures de pointe, où motos, voitures et camions s’entrecroisent dans un ballet orchestré à l’instinct. Il faut être doté d’excellents réflexes et d’un sens inné de la perception de l’autre dans l’espace ; heureusement, je suis plutôt instinctive et je n’ai pas peur.

Je suis allée visiter la péninsule de Son Tra, je pensais pouvoir en faire le tour mais une bonne partie des routes est fermée aux scooters, je pense qu’il doit y avoir de telles pentes qu’il faut une moto ou une voiture pour y rouler. J’ai quand même pu avoir un bon aperçu de l’endroit, il y avait parfois de belles vues, quand elles n’étaient pas gâchées par la brume due à la combinaison de chaleur et d’averses. On m’avait prévenu qu’il pleuvait souvent au Vietnam, ce n’est pas une légende, heureusement, la saison sèche arrive cette semaine 😜.

J’ai réussi à me perdre malgré le GPS, je me suis retrouvée avec des tas de camions qui allaient au port, je ne voyais plus rien avec toute la poussière qu’ils soulevaient et que je prenais dans la figure, j’ai oublié mes lunettes de soleil en France, il faut que je m’en achète ! J’ai bien cru que j’allais finir dans un container !

La ville est très variée sur le plan architectural, de très vieilles bâtisses (certaines bien entretenues, d’autres complètement décrépies) cotoient des immeubles ou des maisons flambant neufs. On sent que le tourisme se développe ou repart après l’épisode Covid, il y a beaucoup d’hôtels très chics et des opérations d’habitats particuliers de grande envergure surtout sur le front de mer. Il n’y a pas de protection du littoral comme chez nous, ça ne va pas être joli d’ici peu (enfin d’après moi, chacun ses goûts) et il n’y aura plus de petites plages pour les gens comme moi qui n’aiment pas la foule. Le pire, c’est que ce sera probablement très dur pour les pêcheurs individuels qui sont postés toute la matinée sur ces plages, tous n’ont pas une barque ou un bateau.

C’est reparti pour l’Asie

La grève de mardi m’a contrainte à prendre ma voiture au lieu de voyager en train jusqu’à Paris. C’était cool parce que j’étais un brin à la bourre pour faire ma valise, j’ai eu du mal à caser mes fringues au milieu de toutes les orthèses, les médicaments et les cadeaux que j’emmène au Laos et j’ai pu arriver tard chez Cathleen, Gérald et Louise qui m’hébergeaient.

Le vol Paris Bangkok a été paisible, il était complet, c’était impressionnant par rapport à l’année dernière. C’était très rapide grâce à des vents favorables, deux films et demi, trois quart d’heure de sieste et 2 repas plus tard et hop arrivée ! Après, il a fallu que je passe une première fois l’immigration pour récupérer ma valise puis une seconde fois pour prendre mon deuxième vol vers le Vietnam bien que je parte du même aéroport, je ne voyage pas sur la même compagnie. J’étais bien contente d’avoir une heure d’avance sur l’heure d’arrivée, j’ai mis plus d’une heure et demi pour arriver devant le douanier après avoir passé le sécurité. Je ne sais pas comment ils s’organisent ou si leur poste frontière est sous-dimensionné par rapport au nombre de passagers qui débarquent mais qu’est-ce que c’est lent…Comme j’avais prévu 3 heures entre mes deux vols, j’ai eu quand même le temps de manger des sushis avant monter dans mon avion pour Da Nang. Et à l’arrivée, de nouveau des files de gens devant les douaniers, heureusement que je n’avais pas fini tous les films téléchargés avant mon départ 😅. Mon douanier est sympa, il me laisse passer sans me faire payer le visa que j’ai oublié de prendre. Je peux rester quinze jours, ce qui est plus que ce dont j’avais besoin !

Je suis arrivée à midi sous un crachin typiquement normand ou breton sauf que la température extérieure était de 25° 😉. J’avais demandé un chauffeur à l’hôtel, j’avoue qu’étant réveillée depuis quasiment 24h, je n’avais pas envie de galérer pour trouver un taxi puis l’hôtel. Ma chambre ou plutôt mon studio est sympa, ça sent un peu l’humidité (pas d’aération dans la salle de bain) mais c’est propre et très correct pour 11€ la nuit. Je suis à dix minutes à pied de la mer de Chine dans le quartier de Do Ba à Da Nang. J’ai choisi cette ville parce que c’est au centre du Vietnam, qu’il y a des choses à voir autour dans un rayon raisonnable et que c’est presque sur le même parallèle que Paksé, je n’aurai donc pas besoin de prendre l’avion pour y aller, il y a un bus qui met quelques heures, certes, mais ce sera l’occasion de voir des paysages.

Après avoir posé mes bagages, j’ai fait une petite sieste, j’étais vraiment fatiguée, puis je suis allée me balader pour découvrir le quartier avant la tombée de la nuit. Je me suis arrêtée dans un salon de massage qui m’avait l’air accueillant et je n’ai pas vu passé l’heure suivante. Evidemment il faisait nuit quand je suis sortie à 18h30 alors je n’ai pas trop traîné et je suis allée manger un plat typiquement vietnamien au coin d’une rue, je n’ai pas retenu le nom, je l’ai pris parce qu’il y avait du canard dedans 😅. J’avais l’impression d’être Gulliver sur ces chaises en plastique pour enfants, ce n’est pas un effet de la photo.