C’est parti pour un nouveau voyage…cette fois, les conditions sont toutes autres :
Primo, je ne pars pas avec deux orteils fracturés
Secondo, j’ai des contacts, ça peut paraître évident mais l’année dernière, j’ai débarqué dans un pays où je ne connaissais personne. Je me suis débrouillée rapidement pour nouer des relations et même des amitiés. Ça a du bon d’être bavarde !
Après l’expérience de l’année dernière, l’association n’ayant pas été à la hauteur de mes espérances, dès septembre, je me suis mise en quête d’une association plus intégrée dans le pays et officielle cette fois. Pas très facile étant donné que la plupart des associations humanitaires françaises sont plutôt basées au nord du pays et je voulais vraiment retourner au sud du Laos parce qu’il y a vraiment un besoin. Le sud du pays est plutôt délaissé, trop rural sans doute…
J’ai donc fini par trouver « Les Amis de Paksé », une association basée en région parisienne qui fait des missions dans la région de Champassak depuis quelques années. A l’origine, ce sont des dentistes, prothésistes, assistants dentaires mais petit à petit, ils ont rajouté des praticiens, gynécologue, rhumatologue, l’année dernière…https://www.facebook.com/LesAmisDePakse/ http://www.lesamisdepakse.org/intervenants.php
Et Champassak, je connais puisque j’ai rencontré Claude et Nilavanh là-bas, ils s’occupent de donner des parrains-marraines à des enfants de la région afin qu’ils aient les moyen d’aller à l’école.
Lors de nos conversations par mail, le président, William a été incroyable, il a compris ce que je voulais et pouvais faire. Il m’a donc trouvé un interprète/chauffeur M. Trat, et où je pouvais rendre service : la directrice de l’école de Ban Nok Nouk Khien est prévenue de mon arrivée et m’attend avec impatience et c’est la même chose avec le directeur de l’hôpital de Don Talat.
William, est marié avec une laotienne et a trois filles, c’est pourquoi, ils ne partent que l’été, pour être sur la période des vacances scolaires. Lors de notre rencontre à Paris, j’en apprends un peu plus sur l’association et sur ce que je peux faire là-bas, le projet me plaît de plus en plus. Il m’enjoint de dire au directeur, dès mon arrivée, combien de patients je peux voir par jour, parce que il va prévenir les gens et qu’il peut y avoir énormément de monde…me voilà avertie !

En discutant de la vie là-bas, on découvre que le restaurant où j’allais dîner souvent l’année dernière est tenu par sa belle-sœur (à laquelle il me charge d’ailleurs de lui amener quelques présents, allez, 1 ou 2 kg supplémentaires. Je ne suis pas à ça près ! ).
Les patients, amis et famille ont été très généreux, j’ai énormément d’orthèses et une quinzaine de paires de béquilles, ainsi que des médicaments. Je lui fais part de ma préoccupation pour le transport de tout ça, les béquilles notamment quand il me dit que l’association fait partir un container fin février et que je peux y insérer ce que je ne peux pas emmener. Quel soulagement ! Du coup, je vais mettre ma sœur à contribution puisqu’il va falloir emmener le matériel de Caen à Pierrefitte, courant du mois.

