20. Départ de Chiang Mai

Je suis triste de quitter PP et Aire mais en même temps, j’ai prévu d’aller voir du pays et de nouvelles personnes.

Je vais passer quelques jours (rien de fixé encore) à Ban Tha Song Yang, petite ville Karen, près de la frontière birmane, chez le Père Alain qui s’occupe d’un centre pour ados, je crois. Il m’a été chaudement recommandé par ma tante Marie-Thérèse qui est religieuse au couvent des Augustines à Gouarec en Bretagne. Les sœurs le connaissent car il possède une maison dans le village et il ne manque jamais de venir les saluer et de leur faire part de ses missions en Thaïlande quand il rentre en France tous les trois ans environ. Nous avons échangé deux-trois mails afin d’organiser mon arrivée et grâce à ses indications, j’ai pu préparer mon voyage :

Je vais le faire en deux étapes, je ne suis pas pressée et il ne faut pas se fier au temps marqué sur Google parce qu’en transport en commun, c’est 4h pour le premier tronçon et deux bonnes heures pour le deuxième 😅.

Je voyage toujours aussi léger…

Je prends donc un premier minibus jusqu’à Mae Sariang et c’est parti pour quatre heures de trajet. Le minibus est plein mais pas surchargé comme ça peut être le cas parfois. Je suis assise au premier rang, c’est cool, je vois la route.

Le minivan.

Le chauffeur a forcé comme un malade sur ma valise pour arriver à la glisser entre les deux sièges 😅.

Le chauffeur a double masque au début…

Mais comme ce n’était pas encore assez « Covid compatible », il a rajouté un foulard et aussi une casquette et des lunettes pour le soleil, on va rouler plein ouest.

La première heure et demie se passe sur une route relativement droite :

Vous remarquerez les bananes qu’il fait sécher derrière le pare-brise…

Quelques photos prises en route, ce n’est pas très facile, on roule vite 😅.

Le reste du trajet est composé essentiellement d’une belle route de montagne pleine de virages, de montées et de descentes, et où c’est parfois sportif de dépasser les poids-lourds. Notre chauffeur est un bon conducteur et il connaît visiblement très bien la route alors ce n’est pas effrayant. C’est vraiment long et je n’arrive pas à lire parce que ça tourne trop mais le paysage est agréable à regarder, surtout avec la lumière du soleil couchant.

On s’arrête finalement pour une pause toilettes… trente minutes avant l’arrivée, je ne comprends pas pourquoi il ne fait pas ça à mi-chemin, on a traversé quelques villages quand même 🤔. Ça aurait coupé un peu le trajet. Bon, à priori, il connaît bien la dame qui tient une boutique à cet endroit 😇.

On arrive enfin, j’ai réservé un petit hôtel qui est assez loin de la gare routière mais le propriétaire vient gentiment me chercher là-bas. Sur le chemin menant à son hôtel, il me demande, dans un anglais très basique, si je veux manger. À vrai dire, il est sept heures et après toute cette route, je n’ai pas très faim. Mais il insiste quelques minutes plus tard, il renouvelle sa question. Je commence à me dire qu’il serait peut-être judicieux d’acheter à manger maintenant alors j’accepte et il m’arrête dans un resto en bord de route pour que je prenne un truc à emporter. Je me suis fiée aux images présentant les plats pour commander parce que ce n’était pas traduit en anglais. 

Je n’ai pas regretté de l’avoir écouté parce que l’hôtel est situé à 10 minutes en voiture du dernier commerce et qu’il fait nuit noire tellement c’est isolé dans la campagne. Je n’aurai pas osé ressortir pour aller manger 😅. Je suis installée dans une chambre simple, correcte et propre. Je mange mon plat qui est très bon 😋.

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