32. Koh Kood 2 et fin du séjour.

Je suis quasiment la seule à rouler avec un casque sur cette île, quand on voit ce qui tombe sur le route, je trouve ça plus prudent 😜.

Les routes principales sont plutôt belles, c’est très escarpé, il y a beaucoup de montées, de descentes et de virages, quelques raccords de pont mériteraient d’être revus mais globalement, c’est agréable de rouler.

J’ai repéré une plage qui a l’air bien sympa avec, comme souvent sur l’île, un ressort qui est accolé. Les bâtiments sont magnifiques, c’est visiblement un hôtel chic, il y a une piscine à débordement avec vue sur mer et la plage est une petite crique assez intime d’où son nom « Hidden Beach ». En m’approchant de la plage, je suis surprise de voir qu’il n’y a vraiment personne dans l’eau et pour cause, impossible de s’y baigner :

On m’a expliqué plus tard que cette année, le temps est bizarre, il pleut beaucoup plus que d’habitude alors que c’est la saison sèche et que depuis une semaine, il y a un courant marin, différent de d’habitude qui ramène sur certaines côtes les déchets que rejettent les bateaux au large. Ils ont beau nettoyer, ça revient aussitôt. J’ai pu observer ça sur une autre plage, c’est vraiment terrible de voir tout ce que les gens balancent dans la mer sans se préoccuper de la faune et de la flore.

Et pourtant, sur l’île, ils trient beaucoup et j’ai trouvé qu’il y avait moins de déchets plastiques sur les bas-côtés des routes.

Une guesthouse rigolote, la pelouse est fausse, on ne se rend pas bien compte sur la photo. Il y a 4 petites maisons indépendantes, et c’est tout près d’une plage sympa.

Des maisons sur la mangrove.

Ma plage sympa et là encore, je suis seule, dans l’eau et sur le sable et pourtant il y a des touristes, mon bateau était plein à l’aller. Ils doivent aller faire des excursions de snorkeling ou rester dans leurs hôtels. Le gouvernement thaïlandais a offert aux plus pauvres de la classe moyenne de payer une partie de leurs vacances. Ils prennent en charge le transport et une grande partie du coût des nuits dans les hôtels. L’idée est de permettre aux gens de prendre trois jours (ils viennent surtout sur un week-end, ils n’ont pas cinq semaines de vacances !) et de faire fonctionner les hôtels, une façons de les soutenir pendant cette crise. En fait, je les ai surtout croisés en fin de journée, là la plage est envahie de gens qui se prennent en photo devant le coucher de soleil 😉.

Mon propriétaire m’a conseillé d’aller voir un village flottant de pêcheurs à l’est de l’île et d’y déjeuner. C’était une très bonne idée, mon repas au restaurant est délicieux, les pétoncles et les langoustes sont frais, bien cuisinés et les légumes croquants. Le village en lui-même est plein de charme.

Original les scooters dans la maisons mais en fait, il n’ a pas de place pour les garer en dehors, entre les maisons court un petit chemin étroit.

Moi, j’ai tout fait à pied, je ne me suis pas vu rouler sur ça 😬.

Les habitants de l’île vivent du tourisme, de la pêche, de la récolte de noix de coco qui sont envoyées sur le continent pour être transformées (ils fabriquent aussi un peu d’huile mais plutôt pour la consommation locale) et de la récolte du latex sur les hévéas. Le latex se récolte la nuit parce que c’est le moment où l’arbre en produit le plus. La femme de ménage de mes propriétaires cumule comme ça deux emplois, ménage quelques heures dans la journée et récolte de latex la nuit.

Un champ de cocotiers

Un champ d’hévéa.

Le latex brut en blanc sur l’image. Ce qui est un peu jaune est une jeune noix de coco, on en retrouve dans chaque bol, je ne sais pas si ça sert de « cuillère » ou si ça a une utilité anti bactérienne, anti insecte ou autre…

Dernière baignade avant de partir, encore une autre belle plage…

Cool, je vais pouvoir prendre mon avion 😜.

Et voilà, fin du séjour, les nuages me rappellent la Normandie, il est temps de rentrer. Ferry puis songtaew puis avion pour rejoindre Bangkok.

Bangkok et son coucher de soleil du haut du 46ème étage du « Cielo », bar restaurant.

FIN

31. Koh Kood (ou Kut) 1

J’ai mis le chemin comme pour un piéton parce que sinon, je n’arrivais pas à tout mettre étant donné que j’ai pris l’avion, le taxi, le minibus, le songtaew et le ferry 😅.

Je me suis décidée pour cette petite île au hasard. J’avais envie d’aller sur la côte est de la Thaïlande parce que j’ai déjà eu l’occasion de voir quelques îles du côté ouest les années précédentes et même si j’avais beaucoup aimé et que je n’ai pas tout vu encore, j’ai eu envie de changer. Cette fois, je suis près de la frontière cambodgienne et mes recherches parlent d’une île peu fréquentée par les touristes 😉. Sur le ferry, bondé parce que c’est samedi, on doit être 4 ou 5 occidentaux, pas plus. C’est une compagnie qui ne rigole pas avec la sécurité, tout le monde doit enfiler un gilet de sauvetage, c’est vachement rassurant ! Par contre côté Covid, une prise de température frontale normale et hop, c’est ok 😜.

J’ai réservé au Pink Kangaroo, petite guesthouse très sympa, tenue par Dick, un australien (facile à deviner vu le nom de la guesthouse 😉) et Wan, sa femme thaïlandaise. Ils sont vraiment très accueillants, ils me font venir un scooter et m’indiquent des endroits sympas à visiter, des restos à tester, des plages où buller… J’avoue que je passe mon jour d’arrivée à bouquiner et à me baigner sur une plage très belle, d’autant qu’il n’y a pratiquement personne sur le sable et vraiment personne dans l’eau 😃.

Le lendemain, je pars en exploration, il y a deux cascades sur l’île, une facile d’accès et l’autre plus confidentielle…évidemment mon choix se porte d’abord sur la deuxième 😇. Armée de mon téléphone en mode GPS, je tente de la localiser, ça a l’air simple, j’essaie plusieurs chemins en scooter ou à pied, rien à faire, je ne la trouve pas. Je tombe sur une maison tout au bout d’un chemin où un chien m’accueille en aboyant bien fort, la cascade n’a pas l’air si loin…mais le monsieur qui y habite à qui je demande ma route, ne parlant pas anglais, me fait des grands signes, genre « c’est par là », pas vraiment très utile sachant que « par là », c’est la jungle ! Je retourne à mon scooter encore une fois quand je vois une fille arriver en scooter aussi. Elle me demande en anglais si je sais où est la cascade et je lui réponds que je la cherche aussi. On décide alors de la chercher ensemble. Nos GPS n’indiquent pas la même chose, le mien propose un chemin piéton que j’avais remarqué mais comme une grosse toile d’araignée barrait l’entrée, je m’étais dit que ça ne pouvait pas être ça. On décide de tenter quand même, et c’est donc armée d’un bâton pour enlever les toiles qui sont devant moi qu’on décide d’avancer sur ce sentier. C’est très joli mais finalement, au bout de trois quarts d’heure, on doit se rendre à l’évidence, ça ne mène nulle part et surtout, on est bloqué, il faudrait un coupe-coupe pour continuer 😂. On fait donc demi-tour, on essaie encore quelques voies sur le chemin qui ont l’air exploitable, mais en vain. On décide alors de revenir sur nos pas et d’aller demander notre route à la prochaine maison où on peut trouver quelqu’un qui parle anglais 😅. Pendant notre balade, j’ai appris qu’elle s’appelle Onyx, qu’elle est brésilienne, qu’elle habite Berlin en ce moment, qu’elle a eu un boy friend français, qu’elle aime les vieux arbres et méditer 😜.

C’est sûr qu’avec des bonnes indications, c’est plus facile ! Ça m’apprendra à faire confiance à une machine plutôt qu’à un être humain…j’ai oublié que c’est tellement plus simple de parler à quelqu’un même si on ne parle pas a même langue 😬.

Le chemin était très dur, rien que des gravillons sur cinq kilomètres, et des pentes assez raides, en montant, en descendant… je trouve le moyen de tomber en descente cette fois, j’ai glissé 😬, toujours à moitié à l’arrêt, donc plus de peur que de mal et un rétro cassé 😅. Quand je regarde attentivement mon scooter, je me rends compte que la roue avant est complètement lisse, je suis rassurée, ce n’est pas que je conduis si mal 😇.

Mais ça valait le coup de chercher si longtemps :

J’aurais adoré faire comme elle sur la dernière photo mais en fait, quand je lui ai prêté mes chaussons, en les retirant, je me suis rendue compte que j’avais une sangsue accrochée entre mon quatrième et cinquième orteil 😱. N’étant pas très fan de ces bestioles et ayant eu du mal à la décrocher, je n’ai pas voulu retourner dans l’eau 😬.

Heureusement, pour me rassurer j’ai lu ça dès que j’ai eu du réseau : « L’humain n’est pas dans la mire des sangsues. Elles préfèrent les grenouilles, les poissons et les oiseaux, mais quand elles s’agripent à un humain, ce n’est pas dangereux. Les sangsues ne portent pas de virus qui pourraient être transmis à l’humain. » et « Il est aussi possible d’attendre et de laisser la sangsue terminer son repas. Quelques minutes plus tard et une fois rassasiée, elle tombera tout simplement. » mais là, je n’aurais pas pu attendre, j’ai eu trop peur !

Je suis allée prendre un café pour me remettre de mes émotions pendant qu’Onyx restait un peu à la cascade puis nous sommes allées voir un arbre remarquable de cinq cents ans 😃 et un deuxième à peine plus jeune.

Puis Onyx est restée méditer au pied de l’arbre pendant que j’ai continué ma route, je suis allée à l’autre cascade, bien moins jolie et surtout pleine de touristes thaïlandais avec leur gilet de sauvetage, on ne sait jamais, des fois qu’ils tombent dans l’eau 😅.

Je finis ma journée entre mangrove et plage :

30. Mae Sot 4

Sur la route, j’aperçois un panneau indiquant une grotte et des sources chaudes que je n’avais pas repérées sur Google Maps. Je décide de commencer par la grotte et d’aller me baigner après. Au pied de la petite montagne, il y a un plan d’eau avec des pêcheurs autour et une île au centre. On retrouve un petit mausolée, celui-ci semble être affecté aux jeunes mariées mais pas aux mariés 🤔. Je ne comprends toujours pas l’intérêt de laisser de la nourriture et des boissons souvent entamées en guise d’offrandes, j’ai cherché l’explication et j’ai trouvé ça : « Pourquoi fait-on des offrandes aux représentations du Bouddha ? Simplement parce que nous oublions souvent la présence du Bouddha, la présence de l’amour et de la tendresse. Aussi est-il parfois bénéfique de faire un geste qui nous ancre dans cette dimension […] » et aussi,  » Ce rituel compte, entre autres, des offrandes de nourritures présentées régulièrement dans les temples bouddhiques (tera) et sur les autels domestiques (butsudan), à l’intention des défunts, des ancêtres et des bouddhas : la chair animale étant prohibée, il s’agit de nourritures constituées seulement de produits végétaux, à l’exclusion des plantes à saveur et odeur fortes (alliacées, gingembres, poivriers…). » N’empêche que ça ne parle pas de canettes de soda ou autres boissons sucrées…

Pour la grotte, il n’y a pas vraiment d’indication mais je finis par dénicher un petit chemin aménagé qui a l’air de monter, alors je l’emprunte. Je grimpe pendant quarante minutes, je suis toujours essoufflée, merci le Covid, et n’en voyant pas le bout, je me dis que j’ai dû me tromper. Je vais faire demi-tour quand, alors que je n’ai vu aucun animal sur mon chemin, j’ai juste entendu quelques lézards se faufiler dans les feuilles mortes, je vois un écureuil qui a l’air de me dire que je suis sur la bonne voie et oui, je parle couramment le langage écureuil 😇 , je continue encore cent mètres et j’y suis 😅.

La descente sera beaucoup plus rapide même si les genoux trinquent un peu 😜. Je me dirige vers la source d’eau chaude située juste à côté. Je n’ai pas de chance, l’endroit est désert, les bassins sont vides 😩 mais je vois quand même l’origine de la source, ça coule sans discontinuer, ça fume et ça sent fort le souffre. J’y passe un doigt vite-fait pour tester, c’est brûlant ! Il reste une petite boutique ouverte qui vend des oeufs à faire cuire dans l’eau de source, je me demande depuis combien de temps ils sont dans les filets en attendant d’être achetés 🤔.

Je reprends la route pour aller à l’adresse que j’avais pour des bains chauds et là, ça n’a rien à voir, c’est beau et ça fonctionne très bien. Même si je suis seule quand je me baigne, il y a deux messieurs qui sont partis quand j’arrivais et quatre dames qui arrivent quand j’ai fini. Une fois encore, je suis la seule blanche mais ça ne me gène pas. Je ne suis pas dans la région la plus touristique de Thaïlande 😉. J’enchaine sur une heure de massage parce qu’ils le proposent et que je trouve que ça va bien avec 😇.

Je reprends la route du retour toute détendue, je m’arrête visiter un temple dans un village. Ça a l’air d’être un jour de fête.

Un peu plus loin dans la campagne, je vois de la fumée au loin, quand je m’approche, je réalise qu’ils font brûler des champs volontairement pour les désherber. C’est assez courant, radical, très efficace et peu fatigant. Ça fait un bruit incroyable toutes ces feuilles et ces branches au sol qui brûlent. J’ai même vu un homme en scooter, juste devant moi, mettre le feu à intervalle régulier à des feuilles et des branchages rassemblés en tas au bord de la route, il a fallu que je roule à droite, c’était vraiment chaud et il y avait des flammèches qui volaient…

Puis c’est le retour en ville, je flâne un peu au hasard :

C’était mon dernier jour à Mae Sot, demain, avion pour Bangkok puis minibus jusqu’à Trat où je vais passer la nuit avant de rejoindre ma destination finale. Je suis toujours positive mais moins, le trait met plus de temps à se former et il est moins vif ! Je croise les doigts pour qu’on ne me demande rien ; en général, ils n’exigent pas de PCR ni de pass vaccinal pour les vols intérieurs et de fait, je ne suis pas ennuyée avec ça 😅.

29. Mae Sot 3

J’ai quitté mon palace pour une chambre plus modeste mais plus adaptée à mon budget. J’ai trouvé cette guesthouse sur un blog, les propriétaires sont sympas, c’est bien situé et c’est propre.

Je décide de partir en exploration dans Mae Sot et autour, j’enfourche mon fidèle destrier mais je reviens au bout de 500 mètres, je me disais aussi qu’il était bizarre…

Heureusement, la proprio en a un autre en réserve et je repars illico 😃.

Le quartier musulman :

Le quartier chinois :

Le quartier bouddhiste :

Un des grands centres commerciaux, il n’y a pas foule…

Puis c’est la grande route, je m’arrête dès que j’ai envie de prendre une photo, j’ai tout mon temps :

Arrivée à une cascade, je me suis baignée, elle était bonne et j’étais seule 😃

Petite pause café dans un endroit très original avec une jolie vue :

28. Mae Sot 2

Bon, quitte à être cloîtrée, autant prendre un hôtel sympa. Je me décide pour « The Teak », qui a le gros avantage d’avoir une piscine, une vraie et un bon restaurant. Evidemment, ça a un prix, 50 € la nuit quand même 😬, mais je m’accorde deux jours comme ça, histoire de me consoler de mon résultat positif 😉. Je mets bien mon masque dès que je quitte la chambre et de toutes façons, il n’y a pas foule, je prends toujours l’ascenseur seule, je suis la seule utilisatrice de la piscine et je mange dehors au resto 😷.

Le mercredi, Elisabetta vient à Mae Sot pour son boulot, elle me propose d’aller voir deux patients avec elle, je suis ravie de sortir un peu. On est accompagné de Totor, le pendant d’Aunghtoo ici à Mae Sot. Le premier patient vit chez ses parents, c’est un jeune Karen birman de 25 ans qui a été accusé à tort du meurtre d’une jeune fille, le vrai coupable ayant eu suffisamment d’argent pour avoir été innocenté, comme souvent… Il a été emprisonné au Myanmar, il y a 5 ans, il a maintenant des permissions de rentrer chez ses parents de temps en temps. Il a été frappé en détention, je peux le sentir à sa façon de tressaillir quand je le touche, et pourtant, j’y vais tout doucement et je demande à chaque fois à Totor d’expliquer ce que je vais faire, je sais que les gens battus ont des défenses qu’ils ne peuvent pas empêcher. Il se plaint de douleur de dos mais il a de telles contractures que ce n’est pas étonnant. Il n’arrive pas à travailler parce qu’il a trop mal que ce soit assis ou debout. Il n’a plus d’abdos et il a des courbures vertébrales qui ne sont pas normales. Je pense qu’il est traumatisé physiquement et psychologiquement et qu’il aurait besoin d’une aide plus grande pour parvenir à vivre normalement. Elisabetta va se renseigner, elle connaît une Karen psychologue qui pourrait peut-être intervenir et je suggère qu’il accepte de se faire masser pour parvenir à détendre ses muscles, en espérant que celui ou celle qui le fera sera délicat(e).

C’est une famille qui élève des chèvres et ça sent très fort sur tout le terrain, c’est la première fois que l’odeur des animaux me dérange…j’aurai bien aimé avoir perdu l’odorat avec le covid 😜.

Le deuxième patient, un jeune de 25 ans aussi, est tombé d’un arbre assez haut il y a 4 mois. Il est paraplégique et a des escarres comme je n’en ai jamais vu. Je regarde simplement Elisabetta le soigner, je ne suis d’aucune utilité dans un cas pareil. Je suggère juste de lui faire passer une radio (il n’en a jamais eu) pour savoir quel étage est atteint et à quel point c’est important, pour savoir s’il y a un espoir qu’il récupère quelque chose. Malheureusement, il n’y a pas de soins gratuits comme chez nous, si ça avait été le cas, il aurait sûrement été opéré tout de suite, aurait fait de la rééducation et aurait peut-être eu une chance d’avoir une vie plus « normale ». Là, je ne pense pas qu’il progressera beaucoup et il a deux enfants en bas âge… Elisabetta lui a fait passer une radio le lendemain, on devine la fracture mais ce n’est pas facile de faire un diagnostique avec ça 😩.

Pour finir cette journée, on va dîner chez une amie Karen d’Elisabetta qui tient une pizzeria (qui n’est pas très bonne 😬) et on y rencontre une de ses amies, une canadienne qui est responsable d’une association qui lutte contre l’alcoolisme, la drogue et les violences dans les camps de réfugiés birmans. J’apprends beaucoup de choses auprès de tous ces gens qui ont des vies complètement dédiées aux autres.