
J’ai mis le chemin comme pour un piéton parce que sinon, je n’arrivais pas à tout mettre étant donné que j’ai pris l’avion, le taxi, le minibus, le songtaew et le ferry 😅.

Je me suis décidée pour cette petite île au hasard. J’avais envie d’aller sur la côte est de la Thaïlande parce que j’ai déjà eu l’occasion de voir quelques îles du côté ouest les années précédentes et même si j’avais beaucoup aimé et que je n’ai pas tout vu encore, j’ai eu envie de changer. Cette fois, je suis près de la frontière cambodgienne et mes recherches parlent d’une île peu fréquentée par les touristes 😉. Sur le ferry, bondé parce que c’est samedi, on doit être 4 ou 5 occidentaux, pas plus. C’est une compagnie qui ne rigole pas avec la sécurité, tout le monde doit enfiler un gilet de sauvetage, c’est vachement rassurant ! Par contre côté Covid, une prise de température frontale normale et hop, c’est ok 😜.








J’ai réservé au Pink Kangaroo, petite guesthouse très sympa, tenue par Dick, un australien (facile à deviner vu le nom de la guesthouse 😉) et Wan, sa femme thaïlandaise. Ils sont vraiment très accueillants, ils me font venir un scooter et m’indiquent des endroits sympas à visiter, des restos à tester, des plages où buller… J’avoue que je passe mon jour d’arrivée à bouquiner et à me baigner sur une plage très belle, d’autant qu’il n’y a pratiquement personne sur le sable et vraiment personne dans l’eau 😃.





Le lendemain, je pars en exploration, il y a deux cascades sur l’île, une facile d’accès et l’autre plus confidentielle…évidemment mon choix se porte d’abord sur la deuxième 😇. Armée de mon téléphone en mode GPS, je tente de la localiser, ça a l’air simple, j’essaie plusieurs chemins en scooter ou à pied, rien à faire, je ne la trouve pas. Je tombe sur une maison tout au bout d’un chemin où un chien m’accueille en aboyant bien fort, la cascade n’a pas l’air si loin…mais le monsieur qui y habite à qui je demande ma route, ne parlant pas anglais, me fait des grands signes, genre « c’est par là », pas vraiment très utile sachant que « par là », c’est la jungle ! Je retourne à mon scooter encore une fois quand je vois une fille arriver en scooter aussi. Elle me demande en anglais si je sais où est la cascade et je lui réponds que je la cherche aussi. On décide alors de la chercher ensemble. Nos GPS n’indiquent pas la même chose, le mien propose un chemin piéton que j’avais remarqué mais comme une grosse toile d’araignée barrait l’entrée, je m’étais dit que ça ne pouvait pas être ça. On décide de tenter quand même, et c’est donc armée d’un bâton pour enlever les toiles qui sont devant moi qu’on décide d’avancer sur ce sentier. C’est très joli mais finalement, au bout de trois quarts d’heure, on doit se rendre à l’évidence, ça ne mène nulle part et surtout, on est bloqué, il faudrait un coupe-coupe pour continuer 😂. On fait donc demi-tour, on essaie encore quelques voies sur le chemin qui ont l’air exploitable, mais en vain. On décide alors de revenir sur nos pas et d’aller demander notre route à la prochaine maison où on peut trouver quelqu’un qui parle anglais 😅. Pendant notre balade, j’ai appris qu’elle s’appelle Onyx, qu’elle est brésilienne, qu’elle habite Berlin en ce moment, qu’elle a eu un boy friend français, qu’elle aime les vieux arbres et méditer 😜.






C’est sûr qu’avec des bonnes indications, c’est plus facile ! Ça m’apprendra à faire confiance à une machine plutôt qu’à un être humain…j’ai oublié que c’est tellement plus simple de parler à quelqu’un même si on ne parle pas a même langue 😬.
Le chemin était très dur, rien que des gravillons sur cinq kilomètres, et des pentes assez raides, en montant, en descendant… je trouve le moyen de tomber en descente cette fois, j’ai glissé 😬, toujours à moitié à l’arrêt, donc plus de peur que de mal et un rétro cassé 😅. Quand je regarde attentivement mon scooter, je me rends compte que la roue avant est complètement lisse, je suis rassurée, ce n’est pas que je conduis si mal 😇.

Mais ça valait le coup de chercher si longtemps :






J’aurais adoré faire comme elle sur la dernière photo mais en fait, quand je lui ai prêté mes chaussons, en les retirant, je me suis rendue compte que j’avais une sangsue accrochée entre mon quatrième et cinquième orteil 😱. N’étant pas très fan de ces bestioles et ayant eu du mal à la décrocher, je n’ai pas voulu retourner dans l’eau 😬.

Heureusement, pour me rassurer j’ai lu ça dès que j’ai eu du réseau : « L’humain n’est pas dans la mire des sangsues. Elles préfèrent les grenouilles, les poissons et les oiseaux, mais quand elles s’agripent à un humain, ce n’est pas dangereux. Les sangsues ne portent pas de virus qui pourraient être transmis à l’humain. » et « Il est aussi possible d’attendre et de laisser la sangsue terminer son repas. Quelques minutes plus tard et une fois rassasiée, elle tombera tout simplement. » mais là, je n’aurais pas pu attendre, j’ai eu trop peur !
Je suis allée prendre un café pour me remettre de mes émotions pendant qu’Onyx restait un peu à la cascade puis nous sommes allées voir un arbre remarquable de cinq cents ans 😃 et un deuxième à peine plus jeune.






Puis Onyx est restée méditer au pied de l’arbre pendant que j’ai continué ma route, je suis allée à l’autre cascade, bien moins jolie et surtout pleine de touristes thaïlandais avec leur gilet de sauvetage, on ne sait jamais, des fois qu’ils tombent dans l’eau 😅.


Je finis ma journée entre mangrove et plage :










Waou magnifiqie tout ça ! La cascade se méritait mais tu as ete récompensée !😉
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