Hôi An 1

Puisque mon séjour vietnamien est court, je me limiterai à visiter 3 villes assez proches les unes des autres et leurs environs . Après Da Nang, me voici à Hôi An, distante d’une trentaine de kilomètres. C’est une ville un peu en retrait de la mer et séparée par beaucoup de petits canaux, ce qui donne pleins de petites îles, c’est sympa de franchir tous ces ponts en se baladant.

C’est une ville très touristique, je ne m’attendais pas à ça. Sina, un ami franco-laotien à qui j’ai dit que j’étais là-bas, m’a dit « ah, tu es à Disneyland ! ». Bon, c’est un peu exagéré mais ça a du vrai : c’est un peu bondé de touristes (et j’en suis une aussi) et les magasins de tailleurs succèdent aux magasins de chausseurs qui eux-mêmes succèdent aux magasins de soieries et autre cachemires, le tout entre-coupé de restaurants et de SPA proposant toutes sortes de massages des pieds à la tête. Le Mont Saint Michel version vietnamienne 😜. Les maisons sont presque toutes jaunes ou ocres et sont très fleuries. Il y a des lampions partout, c’est très coloré et la nuit c’est beau.

Je suis logée dans une guesthouse qui est familiale comme souvent en Asie, c’est Vicky la gérante, au sens propre du terme, elle gère tout. Dans la maison, vivent aussi sa soeur et ses trois enfants, ses parents et ses beaux-parents. Vicky, qui parle parfaitement l’anglais, s’occupe de l’accueil des clients, des réservations aux activités qu’elle propose, de louer des scooters ou des vélos (la ville est plate), de faire du change de monnaie, de confier le linge sale à son personnel (qui se trouve être sa soeur et sa mère aidée par une autre personne 😉) et à ses heures perdues, elle jardine tomates, fraises et herbes de toutes sortes.

Je me suis inscrite à un cours de cuisine, ce n’est pas trop mon truc d’habitude les activités de groupe, mais j’avais envie de découvrir quelques secrets d’une cuisine que j’aime beaucoup. Nous avons commencé par aller chercher les ingrédients au marché, circuit court, qualité irréprochable 😃.

D’après notre cheffe cuisto/guide, ici ce sont les femmes qui sont bouchers/bouchères parce qu’elles sont beaucoup plus fortes musculairement et meilleures négociatrices pour les achats que les hommes. Je la cite : « les hommes sont bons à rester au café boire du whisky et fumer ». Ce n’est pas la première fois que j’entends cette réflexion en Asie, pourtant il y a des hommes qui travaillent, j’en ai vu 😉. C’est vrai qu’à partir de 10-11h le matin jusqu’à tard le soir, il n’y a que des hommes dans les cafés, mais ils ne boivent pas tous du whisky, beaucoup sont au thé !

Après avoir fait le plein des ingrédients qui vont nous servir à préparer les plats au programme, nous sommes emmenés près de l’école de cuisine où, pour nous faire patienter le temps que de petits elfes de maisons découpent les morceaux de viandes, les légumes, lavent les plantes aromatiques, installent toute la salle…, nous avons le droit à une balade en barque ronde sur le canal avoisinant. Cliché à souhait, tout ce que j’aime 😇.

Un bout du spectacle, je ne vous mets pas tout ce à quoi on a eu le droit, je ne veux pas spoiler dès fois que vous veniez 😂

Une fois arrivés à l’école de cuisine, nous avons eu le droit à une explication sur la transformation des grains de riz, les différentes étapes pour aboutir à : de la farine pour nourrir les animaux, du lait ou de la crème de riz, des feuilles de riz et des nouilles. C’était très instructif et interactif, on a eu l’occasion de tester chaque étape.

Piler le riz est une fois de plus dévolu aux femmes parce que c’est éreintant…il faut environ 15 minutes pour piler un petit bol de riz, équivalent du repas d’une personne. Or, chaque personne mange 3 fois par jour et la famille est composée de plusieurs personnes, ce travail peut donc représenter quelques heures 😅.

Une fois tout ça dit, place au cours proprement dit. La cheffe nous montre l’exemple, à chaque plat, elle prend bien le temps d’expliquer tout, y compris les erreurs de débutant à éviter et c’est à notre tour de nous y mettre. Chacun va confectionner ses propres plats de A à Z, à part, comme je l’ai dit, toute la partie pénible de nettoyage, d’épluchage, de découpage, de désossage, ça, c’était réservé aux elfes cachés derrière une palissade en bois. En récompense, ils auront le droit au bouillon qu’on a fait et dont on n’utilisera pas tout. J’espère quand même qu’ils sont un peu payés 😬.

On a fini par une soupe de boeuf avec le bouillon qu’on avait mis à mijoter en début de cours, c’était aussi très parfumé. Heureusement, pour terminer, quelques petites tranches d’ananas ont été les bienvenues pour digérer tout ça 😅.

3 commentaires sur “Hôi An 1”

  1. Je pense qu’en cuisine, on place l’ingrédient prédominant en premier, donc les pâtes et non le bœuf dans le bun bo. Donc pour moi, le plat se dit bun bo. Bisous

    J’aime

Répondre à Jédi Annuler la réponse.