Que ça fait du bien de retrouver un pays calme après l’effervescent Vietnam 😅. Aujourd’hui, je me contente d’une petite balade dans la ville. J’observe les changements, ça fait maintenant 3 ans que je ne suis pas venue ici. Le Covid a laissé des traces, pas tant comme virus, il y a eu très peu de morts (758 à ce jour), mais économiquement parlant. Le confinement strict a duré une année entière ici, avec une interdiction de circuler plus restreinte que chez nous. Il y a beaucoup d’hôtels et de restaurants qui ont fermé et ça a eu des répercussion sur le personnel principalement. Beaucoup d’entre eux sont retournés dans leur famille ou sont partis travailler en Thaïlande et ne sont toujours pas revenus. Certains restaurants ont fait de la vente à emporter pour garder leurs employés et tenir le coup. Les hôtels familiaux sont encore là parce l’endroit est souvent aussi leur maison. Ma guesthouse Nang Noï en est un bon exemple. L’homme est resté à l’hôtel, il en a profité pour faire des réparations, des améliorations et sa femme est rentrée dans sa famille à Vientiane où elle a vendu des fruits et légumes sur le marché. Ils ont dû congédier leur personnel sauf une nièce qui est restée. Depuis, ils ne proposent plus de petits déjeuners ou de dîners parce qu’ils n’ont pas retrouvé assez de personnel. Ils ont toujours le service de location de moto et comme ils ont retrouvé un bon niveau de clientèle depuis l’ouverture des frontières en novembre dernier, le gérant a racheté 6 motos neuves 😉. Les salons de massage et les tailleurs qui avaient essentiellement une clientèle de touristes ont aussi mis la clé sous la porte et n’ont pas encore rouvert.
Pour ce qui est des bâtiments ou des routes, tout a été à l’arrêt pendant près de deux ans, avec là encore des gens qui se sont retrouvés sans salaire, il n’y a pas eu d’aide de l’État ici. La plupart ont tenu parce qu’il y a eu une grande solidarité familiale ou villageoise selon, personne n’a été laissé de côté, même si les moyens étaient limités, il y a eu partage.


elle sera peut-être finie l’année prochaine quand je reviendrai 😂


Elle va protéger la ville des crues du Mékong qui laissaient de gros dégâts régulièrement.
Sur le marché, là aussi il y a du changement. Au lieu de l’habituel chassé-croisé des motos qui rendait la déambulation très compliquée autour du marché, ils ont instauré des parking, payants, à chaque entrée et ne peuvent circuler à moto que ceux qui livrent des marchandises ou qui achètent en gros. Du côté des chalands, je pense qu’ils ont dû avoir des consignes pour mettre une distance sanitaire entre eux tous, c’est beaucoup moins tassé. Il y a aussi moins de vendeurs venus des campagnes alentour, la ville a mis des péages aux entrées de Paksé ce qui peut en freiner certains, acheteurs comme vendeurs. C’est une façon comme une autre de contrôler le flux des personnes. Peut-être que les gens ont changé leurs habitudes, comme nous et se fournissent plus « local ». Et ah oui, à propos du marché, truc incroyable, c’est propre par terre ! Je ne dis pas qu’on pourrait manger par terre mais il n’y a plus ces liquides indéfinissables dans lesquels on avait tendance à patauger 😅. Sauf au rayon poissons et viandes mais là, c’est plus normal.




Le soir, je retrouve enfin Phonsavanh et sa famille. C’est émouvant de se revoir. Les embrassades sont toujours hyper maladroites, les asiatiques se touchent peu mais eux veulent m’étreindre, sans vraiment savoir comment faire et en plus, comme je suis grande, ils se retrouvent toujours la tête dans mes seins 😂. Mais le principal est qu’on est content de se revoir. Il y a Phonsavanh, Khontong son mari, Ton le fils, Nyod la fille et aussi Olaywan leur nièce et son père. Elle a cuisiné pour moi, des plats de poisson essentiellement avec une salade de légumes et du sticky rice. Elle m’explique qu’elle a voulu reproduire la recette d’un restaurant où je les avais emmenés, personnellement, je n’en ai aucun souvenir 😬, mais c’est très bon. Après le repas, Khontong ramène ma moto à la guesthouse pendant que le beau-frère me conduit là-bas en voiture (avec Phonsavanh), ils ne voulaient pas que je conduise de nuit ! Et on n’a bu que de l’eau, ils ne boivent jamais d’alcool, d’ailleurs il faudra que je leur demande si c’est pour des raisons religieuses ou médicales 🤔. C’est dingue cette peur qu’ils ont toujours de me savoir en moto, comme si je ne savais pas conduire, c’est gentil mais des fois ça me fatigue 😜.



ils ne seront ouverts qu’après mon départ, c’est comme ça ici 😉

de moi donnant à manger à Nyod, et qu’il avait conservée 😃
Vraiment Élisabeth j’adore tes reportages. J’ai l’impression d’y être. Fabuleux, dans tes pas, je ne suis pas loin derrière.
Keep on. Mille kisses,
Dad 🙏🙏😻
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