
Un beau parcours en perspective. Le temps est idéal, un peu couvert, juste ce qu’il faut pour éviter les coups de soleil. Hier matin, j’ai programmé le voyage, il y a beaucoup d’arrêts, mais à priori assez courts et les distances sont plutôt réduites entre deux sites, ça devrait être jouable sur la journée. Je vais voir des temples, des cascades et d’autres curiosités.



Mon premier arrêt est un monastère, je regarde vite fait les images sur Google maps que je sache au moins pourquoi je l’ai choisi. En fait, il y a une Haka (tombe) sur un reste de stèle Khmer et une statue Khmer. Je déambule tranquillement au milieu d’une agitation fébrile des moines. Visiblement, ils sont dans la taille des arbres et dans la construction de structures en bambou. Je me fais discrète, je salue chacun d’un signe de tête léger, une femme ne doit pas adresser la parole à un moine sauf si celui-ci engage la conversation le premier. De toutes façons, ils ne prêtent pas trop attention à moi, même si je vois bien qu’ils sont surpris de ma présence mais je ne ressens pas que ma présence les gêne alors je fais mon petit tour.













Avant l’arrêt numéro deux, un petit quart d’heure dans la campagne.



Ce matin, j’aurais mieux fait de revoir mon programme pour confirmer mes choix. En relisant les avis sur Google, je m’aperçois que ce monastère est divisé en deux parties. La première, n’avait vraiment rien de transcendant, je vous mets quand même ces Bouddhas et la stupa en construction.




Pour accéder à la deuxième partie, deux versions : une « motorisée », mais vu l’état du chemin je gare mon scooter à l’entrée, et une option « piéton » qui grimpe plus raide mais tourne moins, je vais marcher 😉.


Le souci est que je n’ai aucune idée du temps qu’il faut pour l’ascension, au bout d’un quart d’heure je commence à avoir soif mais bien sûr j’ai laissé ma bouteille dans le scooter pensant que c’était l’affaire de quelques minutes 😇. Le chemin est longé par un tuyau bleu qui descend de la colline, il offre régulièrement des points d’eau avec un robinet qui se déverse dans des tonneaux en métal, ça ne me donne pas du tout envie d’essayer, je pense que c’est de l’eau bonne à mettre sur un chiffon pour se rafraichir ou pour se laver les mains à la rigueur 😬. L’avantage du tuyau, c’est que je ne peux pas me perdre, ou en tout cas si je m’éloigne un peu dans le bois, il suffit de repérer le tuyau bleu et je suis sauvée 😜

Au bout d’un moment, j’ai réalisé que je pouvais traduire les panneaux que je voyais de temps en temps avec la fonction scanner puis traduire de l’appareil photo du téléphone. C’est beau la technologie ! Bon, ça ne m’a pas été vraiment utile parce que ce n’est pas au point, les thaïs et les français ont des façons totalement différentes de faire des phrases…C’est comme ça que j’ai réalisé que certains panneaux étaient des encouragements et que chaque citerne (ou point d’eau) était un don d’un bienfaiteur, mais ça ne me disait toujours pas dans combien de temps j’arrivais 😤


Ah enfin, je pense que je suis arrivée :

Après ce panneau, encore un petit bout de chemin et j’arrive sur une esplanade où sont éparpillés plusieurs bâtiments. Il n’y a pas âme qui vive, c’est un peu bizarre parce que ça n’a pas l’air abandonné, les moines doivent être allés à la chasse ou à la cueillette…non, je délire, c’est la soif ! Je suppose qu’ils font leurs activités de moines 😂


Une partie des bâtiments est troglodyte, le Bouddha est sympa mais pas extraordinaire et moi qui espérais avoir une belle vue, c’est raté, il y a des arbres partout, pourtant c’est dommage, c’est surement très beau au-delà. Soyons positif, j’ai fait une belle balade et l’endroit est calme mais ça manque d’eau, je n’ose pas me servir aux robinets qui sont tous raccordés au tuyau bleu et je ne sais pas depuis combien de temps l’eau stagne dans les gros réservoirs qui l’alimentent…




Je n’ai vraiment vu personne, très étrange, je ne m’éternise pas et entame la descente. Trente minutes de montée et vingt minutes de descente, mon genou est moyennement content mais ça va il a l’air de tenir.

Bon avec tout ça il est déjà 12h15 et je n’en suis qu’à mon deuxième arrêt sur les sept je pense que la journée va être un peu trop courte 🥺. Je décide de sauter l’étape 3, c’était un cours d’eau avec une mini-cascade mais en revoyant les photos et vue l’heure, j’ai préférée aller directement à la cascade annoncée plus loin, étape numéro 4.

Début de piste praticable mais au bout de 200 mètres, le chemin devient vraiment creusé et dangereux. Je me gare, prends mon sac à dos avec ma natte, mon maillot, mes chaussures de rivières, mon paréo, ma serviette et une petite bouteille d’eau (je ne refais pas deux fois la même erreur !). Me voilà partie pour deux kilomètres de chemin qui monte, descend, j’ évite des ornières énormes, me tords souvent les chevilles…je ne regrette pas d’avoir laissé le scooter même si c’est long à pied…




Enfin un signe de vie humaine :

Il a dû y avoir un gardien un jour et il y a même un « parking » juste après, même si je ne comprends pas comment des voitures pouvaient arriver jusque-là, à part des 4X4 et encore !

Pas de doute, il y a eu des humains et il n’y a pas si longtemps !
En tous cas, je n’y suis pas encore mais presque, comme il n’y a plus de chemin balisé, je suis les arbres auxquels on a attaché des morceaux de tissus de couleur, c’est une bonne idée parce que la végétation à repris ses droits 😃.

Et voilà, grosse déception 😩, pas d’eau, tout ça pour ça…Allez, sois positive, c’est joli et tu auras fait plus de marche que de scooter depuis le départ 😂.



C’est reparti pour le chemin inverse, je commence vraiment à avoir faim et je me dis que vue l’heure, je ne vais rien trouver d’ouvert, les Thais font volontiers la sieste entre 13h30 et 15h30, donc pas de resto ou peu, surtout dans le coin, et il y a bien quelques boutiques genre mini-market mais je ne sais jamais quoi acheter là-dedans, même en regardant l’image ou ce qu’il y a dans le paquet, ce n’est pas très parlant 🥹. En attendant j’avance vers mon scooter.

Une termitière

La seule personne que j’aurai rencontrée, elle était à 200 mètres du parking, arrêtée, elle avait l’air d’attendre quelqu’un. J’aurais bien aimé avoir une moto comme la sienne, au moins elle a des roues qui ne patinent pas sur les cailloux, ou en tous cas moins que moi avec les pneus de mon scooter 😉

Quel plaisir de revoir mon scooter, je suis enfin arrivée ! Comment ça vous ne le voyez pas ? Regardez mieux 😉

On voit mon casque 😂😂😂
je crois bien que ce qui dépasse au dessus de la tête du boudha doit être un paratonnerre ?
Quand il n’y a pas d’eau (sauf dans les tuyaux bleus) il n’y a pas d’eau aux fameuses chutes !!! 🤣🤣
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